[critique] La Pierre de Tu-Hadj (oui, oui, je parle d’un livre!)

La pierre de Tu-Hadj est un roman d’Alexandre MALAGOLI. En fait, plus qu’un roman, c’est une saga; un cycle comme on dit dans le jargon littéraire.

Au cours de 4 ou 5 livres regroupés en 2 volumes de près de 450 pages, on suit les aventures d’un jeune garçon nommé Wilf dont la destiné va changer la face d’un monde peuplé de créatures fantastiques ou cauchemardesques, souvent oubliées des hommes et dont les seules traces se retrouvent dans les légendes et les chansons (des hommes qui en ont perdu le sens depuis bien longtemps).

Et laissez-moi vous dire qu’il s’en passe des choses au cours de ces près de 1000 pages. L’aventure est riche en rebondissement, le background est travaillé et les personnages sont tout sauf lisses, avec leurs qualités mais aussi (et surtout!) leurs défauts et leurs faiblesses. Et comme tout cela est plutôt bien écrit, on avale rapidement les pages, presque sans s’en rendre compte.

Mais pourquoi lire ce qui semble être un énième livre de type héroïc-fantasy, avec son lot d’aventures, de combats contre de grosses bêbêtes super méchantes, de sauvetage du monde par un jeune garçon promis à un fabuleux destin à la suite d’un voyage initiatique qu’il l’aura fait passer de l’enfance à l’âge adulte?

Et bien d’abord parce que les personnages sont moins lisses qu’à l’accoutumée. Mais ça, je l’ai déjà dit, donc l’impact de cet argument est un peu faible. D’autant plus que les plus malins d’entre vous avaient déjà fait le rapprochement. Du coup, pour eux, ces lignes ne servent à rien du tout…

Bref, là où ce livre est différent des autres du même genre; c’est dans le fait que l’auteur s’est attaché à créer SON univers au lieu de surcharger et réutiliser les poncifs du genre. Exit donc les trolls, orcs, elfes ou autres nains (et les multiples variantes existantes pour chacune de ces créatures). Ici, les différentes créatures qui peuplent ce monde semblent être des créations originales, ayant des noms originaux. Et mine de rien, cela apporte une véritable bouffée d’oxygène dans la lecture. Parce qu’on a beau aimer le genre, au bout d’un moment, quand un héros tombe nez à nez avec un orc qui n’a absolument aucun rapport au niveau physique ou psychique avec les orcs qu’on avait pu rencontrer  dans les d’autres ouvrages lus auparavant… (franchement, j’ai jamais compris quel pouvait être l’intérêt d’appeler une créature un orc s’il n’a rien à voir avec un orc??? C’est comme si je faisais un « film de zombie » dans lequel mes zombies ressembleraient à des surfeurs californiens et seraient des gardiens de square ninjas…)

Bref, j’ai beaucoup apprécié ce livre – même je trouve dommage que la toute dernière partie ne soit plus développée… Je trouve qu’on aurait facilement pu en faire une bonne centaine de pages en plus… – et je vous encourage à le lire à votre tour.

Publié le août 6, 2008, dans Critique de livre, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Une recommandation bouquin une fois n’est pas coutume🙂
    auteur qui m’est totalement mais ta petite critique encourage à l’ajouter dans ma liste d’envie amazon🙂
    La je suis sur la Bio de Steve Jobs (rien à voir avec du Roman donc…quoique :p) et je me délecte de cette épopée à chaque page

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