Archives Mensuelles: octobre 2010

[critique] King of Fighters

King of Fighters

Je l’ai vu et franchement, c’est quelque chose que ce King of Figthers!!!

Commençons par les points positifs : je pense que la grande force de ce film, c’est qu’il sera extrêmement fédérateur. Tout le monde sera d’accord pour dire que c’est de la merde. Et comme il ne faut pas faire les choses à moitié, ce n’est pas seulement de la merde en tant qu’adaptation de King of Fighters. C’est de la merde tout court!

Bien évidemment, les personnages n’ont de commun avec le jeu que leur nom : ils n’ont ni les bonnes fringues ni le look ni le background ni les attaques (Mai a des attaques à base d’éclair??? (ou de glace, on ne sait pas trop…), Terry est un encravaté de la CIA proche de la retraite et j’en passe…)

L’histoire est une ineptie totale dans laquelle on part combattre dans une autre dimension grâce à des oreillettes bluetooth, le tout sous le contrôle d’un ordinateur de geek qui permet de suivre l’évolution des combats à la matrix…

Ça ne vous suffit pas? Et bien n’ayez crainte, ce n’est pas fini! Les effets spéciaux sont tout pourris, avec des incrustations honteuses et des couleurs de merde… Et le tout est renforcé par un jeu d’acteur incroyablement mauvais

Si le montage du film est presque correct (presque), les scènes qui font avancer l’histoire (humpf!) sont d’une lenteur insupportable, ce qui permet de s’emmerder en regardant autre chose que des scènes de combat…  Et c’est là où ce King of Fighters est très fort car il arrive à offrir des combats de merde. On pourrait se dire : « ok, le film est mauvais, mais on s’en fout, on le regarde pour les combats… » Et bien non, pas du tout!

En fait, pour vous dire le niveau, on jurerait que c’est la première fois que ces acteurs se battent. Pourtant certains ont un sacré pedigree à ce niveau là… Si, si, vous pouvez vérifier. Ca paraît incroyable, mais c’est bien le cas : les gars (et les nanas) qui jouent dans le film assurent niveau baston! Mais non, le réalisateur a réussi à pourrir le moindre coup, donnant une impression de mollesse et d’amateurisme à chaque coup. Le tout saupoudré de mouvements indigestes de la caméra et d’angles de merde pour les prises de vues, pour être bien sûr que rien ne pourra être sauvé

Et comme ça ne suffit pas pour être sûr de faire un film de merde à tous les niveaux, Gordon Chan (le « réalisateur » donc) a ajouté à tout cela une bonne couche d’humour. Enfin, des tentatives d’humour. Du coup, Terry est un vieux sidekick qui passe son temps à faire de jeux de mots de merde et à se faire botter le cul; et Rugal, LE boss du film (et celui qu’on voit le plus se battre) nous livre des prestations toutes plus risibles les unes que les autres, gesticulant dans tous les sens, parfois hystérico-gothique, tantôt hystérique en kimono, ou alors se vautrant lamentablement (mais hystérique) en roller (????) et j’en passe. Sans parler de Kyo qui passe tout le film à se battre au sabre

Comme de bien entendu, le combat de fin est une merde sur le thème « ensemble, tout devient possible« , où tous les gentils (qui restent) s’unissent pour terrasser le gros méchant. Et même ça, c’est de la merde!

Le verdict pour ce film est sans appel : c’est de la merde et ce n’est même pas un nanard! Des milliers de fois pire que Street Fighter 2 the movie (avec Jean Claude Vandamme). En fait, c’est même incomparable. Le seul truc de quoi je peux le rapprocher, c’est Dragon Ball Evolution en fait… :ouch:

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[critique] Predators

Predators

Ah, un nouveau film mettant en scène les predators… Ça fait bien longtemps qu’on ne les avait pas vu en solo ceux là!

Pour éviter le côté « attaque de la terre » qu’on trouvait dans les 2 précédents films, ici, l’idée de départ est un peu différente : un gars se réveille en chute libre à quelques milliers de mètres au dessus du sol et après avoir (enfin) réussi à ouvrir in extremis le parachute qu’il avait sur le dos, il s’écrase comme une merde dans la jungle. En se relevant (oui, on fait rarement mourir le héros au début du film) il rencontre un autre gars, puis un autre, puis une autre (une nana quoi!), puis un autre et ainsi de suite.

Après un petit moment de suspicion réciproque, tout ce petit monde, armé jusqu’aux dents, se rend compte qu’ils ont tous été amenés ici par quelqu’un d’autre et qu’ils ne sont pas la première vague…

Un peu plus tard, ils apprennent que cet « ici » est manifestement une autre planète et que ce « quelqu’un d’autre » est composé de plusieurs personnes et que ce sont des aliens… Enfin, des aliens dans le sens « extraterrestres« , pas des aliens issus des films aliens (sinon, ce serait un Aliens Vs Predators!!!) Bref, ce sont des predators, qui manifestement s’emmerdent sur leur planète sur laquelle on ne trouve pas de jeux vidéo. Du coup, pour passer le temps, ils vont sur Terre pour enlever des gars, ils les jettent au dessus d’une réserve chez eux, et ils s’amusent à les chasser. Du vrai sport quoi! Bien sûr, comme les predators aiment bien le challenge, ils ne prennent pas n’importe quel type pour leurs jeux, et on retrouve ainsi parmi nos amis humains, un mercenaire, un militaire, un yakuza, un homme de main d’un parrain de la drogue, un agent du mossad… Que du beau monde quoi!

Evidemment, on pourrait se demander où peut bien être le challenge dans la traque d’un groupe de gars qui ne se connaissent pas et qui ont été parachutés dans un endroit qu’ils ne connaissent, surtout quand on a eu apparemment aucun mal à les kidnapper alors qu’ils étaient sur leur terrain et avec leurs hommes… Mais bon, admettons… On n’a qu’à dire que ce ne sont pas les mêmes qui capturent les humains et qui les chassent. Peut être s’agit-il d’une réserve de chasse pour les enfants ou pour les handicapés… Ils sont sympa ces predators quand même…

Voilà pour l’histoire du film. Après, vous vous en doutez, les humains se font latter un par un et on les regarde se débattre et essayer de monter des plans qui leur permettront de survivre un peu plus longtemps… De toute façon, l’affiche ne laisse que peu de doute : le héros du film, c’est Adrian Brody et les autres humains sont surtout là pour que les predators n’aient pas l’air de se faire tuer par le premier gars qui passe! 😛

Bref, pas très original, mais plutôt efficace. Pourtant, malgré son appartenance à la franchise Predator, ce film a plus l’air d’être de la famille des Aliens Vs Predators… Peut être est-ce dû au côté un peu massif des predators. Ou bien encore au côté « bricolage » de l’équipe qu’ils affrontent. Mais pas seulement. Il y a aussi un « rebondissement » de merde (très scoubidou-esque d’ailleurs… ou dans le genre « haha, car c’était moi! » de Gotlib pour ceux qui connaissent) à la fin du film qui renforce cette impression de film moyen. Et puis il y a le gars que joue Lawrence Fishburne qui fait un peu tâche aussi… Rien de vraiment rédhibitoire mais un ensemble de petites choses qui tirent plus vers le direct to DVD que vers l’oscar

Sympa à regarder au cours d’une soirée, ce Predators n’arrive clairement pas au niveau du film original. Après, voir de nouvelles gueules à travers la vision thermique, c’est toujours plaisant!

[First look] Castlevania Lords of Shadow

Castlevania - Lords of Shadow

La démo du nouveau Castlevavania est sortie (sur PS3 et XBox 360, et oui, les 2 versions sont suffisamment similaires pour qu’on ne s’emmerde pas à en discuter ici) il y a quelques temps maintenant et c’est avec une certaine curiosité que j’avais lancé ce nouvel épisode en 3D de la série. Sans trop savoir à quoi m’attendre tellement les épisodes en 3D ont été des merdes sans nom

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[critique] Numéro 9

Numéro 9

Hier soir, j’ai enfin pris le temps de regarder Numéro 9. Et je dois avouer que j’en suis sorti déçu. Peut être que j’en attendais trop. En tout cas, je suis resté sur ma faim… Pourtant la réalisation est plutôt bonne et les personnages sont attachants. Mais le film souffre d’un manque de rythme assez gênant. Surtout quand on pense qu’il ne dure qu’une heure et quart! Mais surtout, le côté magique du début du film laisse progressivement la place à un classicisme qui ne colle pas à l’ambiance générale de l’univers que semblait promettre le film…

Enfin, et surtout plus on avance dans le film (et la fin en est l’apothéose), plus on se demande quel était l’intérêt de cette histoire et pourquoi il fallait absolument créer ces curieux bonshommes… Je ne doute pas de la pertinence du message qu’essaye de faire passer l’auteur du film, mais pour ce qui est de la réussite de l’oeuvre en tant que film, je suis plus circonspect

Numéro 9 est donc pour moi une vraie déception et pour moi, il ne mérite sa place sur votre écran que dans la mesure où votre liste d’attente est vide

[critique] Moon

Moon

C’est un peu par hasard que j’ai eu l’occasion de voir Moon. Et je dois dire que ce film a vraiment été une très bonne surprise!

Difficile pourtant de parler de ce film sans trop en dire. Difficile donc de donner envie de le voir à d’autres personnes…

L’histoire prend place sur la lune où vit Sam Bell, le technicien de la station Selene. Il supervise l’extraction de l’helium 3, matière première permettant de répondre au besoin en énergie de la population terrestre. Cette extraction est bien sûr complètement automatisée et il se contente de vérifier que tout se passe bien. Du coup, il est tout seul sur la base lunaire, aidé par une IA multitâche qui s’occupe des tâches courantes et de son bien être. Mais même si un copain robot, c’est sympa, et bien il s’emmerde. Mais il faut bien que quelqu’un fasse ce boulot crucial pour la survie des terriens. Et puis son contrat de 3 ans arrive à son terme. Donc plus que quelques semaines à tirer et il pourra quitter la station pour retrouver sa femme et sa fille

Seulement voilà

Difficile d’en dire plus que ça. D’ailleurs, peut être que j’en ai déjà trop dit…

Je vous encourage donc à voir ce film qui change vraiment des productions actuelles et qui dégage une ambiance très particulière, prenante et étouffante. De plus, le film est servi par un très bon casting (réduit, mais très bon) qui nous fait suivre assidûment les pérégrinations et les découverte de Sam.

À voir, sans hésiter.

[critique] GI Joe : Rise of the Cobra

GI Joe : Rise of the Cobra

J’avais entendu des tas (d’horribles) choses sur ce GI Joe : Rise of the Cobra et j’avais lu de nombreux avis de gens déçus de ce long métrage… Du coup, j’avoue que c’est avec une certaine appréhension que j’ai lancé le film. Pourtant, en connaissant un peu le matériau de base (= le dessin animé), et en voyant la bande annonce du film, on peut avoir une idée assez précise de ce à quoi on va assister… Et franchement, on ne peut pas dire qu’il y ait tromperie sur la marchandise!

Oui, c’est un film où ça pète dans tout les sens; non, ce n’est pas un film qui fait réfléchir, non, on ne voit rien (mais rien de rien à part le nom de l’équipe des gentils) qui fait penser au matériau original… Bref, on se détend, on prend son paquet de pop corn et on profite du spectacle. Après, on peut ne pas aimer le genre, mais je ne comprends pas trop comment on s’est retrouvé devant ce film dans ce cas…

Un petit mot sur les effets spéciaux dont j’ai entendu le plus grand mal : euh… pourquoi? Pour ma part, je n’ai rien trouvé de particulier à redire à ce niveau. Ce ne sont ni les plus impressionnants ni les plus réalistes jamais vus, mais il n’y avait rien de choquant.

Au final, GI Joe n’est pas un film à voir absolument, ni un film à éviter comme la peste. C’est juste un film sympa. On passe une soirée devant et puis c’est tout. Pas la peine de faire de la place sur votre étagère à Blu-Ray. Tout à fait le genre de films qu’on loue à son vidéo club…

Le seul vrai reproche qu’on peut lui faire en fait, c’est de n’avoir de GI Joe que le nom. C’est vrai que la bande annonce ne laissait pas trop de doute à ce sujet, mais en fait, j’ai l’impression qu’il n’y a jamais eu de volonté d’essayer de faire en sorte que ça ressemble un peu au dessin animé. En fait, la seule vraie arnaque du film, c’est que le seul moment où on parle de cobra, il est question d’un serpent (et ça dure 30 secondes!). Oui, parce que les méchants ne s’appellent pas Cobra!!! Il fallait sûrement placer « Cobra » dans le titre du film pour des raisons marketing…

Et pour ceux qui se posent LA question, non, les GI Joe ne poussent (malheureusement) pas leur cri quand ils partent à l’assaut. Les méchants non plus d’ailleurs; mais difficile de le leur reprocher. En effet, quel peut bien être l’intérêt de crier « Cobraaaaaa » en partant à l’attaque quand le groupe auquel on appartient ne s’appelle même pas comme ça?

[critique] Astérix aux jeux olympiques

Hier soir, profitant que je n’avais pas grand chose à faire, j’ai regardé Astérix aux jeux olympiques

Astérix aux jeux olympiques

Et bien, à l’instar du film, c’était une idée de merde!

Je ne m’attendais pas à un truc grandiose, mais déjà, rien que de ne plus avoir Clavier dans le rôle d’Astérix (version Jacquouille la fripouille), ça augurait de bonnes choses. Et puis objectivement, ils ne pouvaient pas faire un plus mauvais film que le premier volet!

Et bien en fait si. C’est incroyable d’avoir d’arriver à faire une telle merde, surtout quand on voit les moyens à disposition…

Déjà, tous les acteurs un tant soit peu connus (à part peut être José Garcia, mais il n’en est pas bon pour autant) jouent une caricature de leur personnage – et par personnage, je veux dire leur personnage public – cabotinant à outrance. Dubosc surjoue du Dubosc, Poelvorde surjoue du Poelvorde, pareil pour Jamel, Delon… Et c’est la même chose chez tous les autres. N’espérez pas retrouver une once des personnages originaux dans leurs interprétations!

Autre tour de force, le montage (extrêmement mauvais), la mise en scène et le jeu des acteurs arrivent à rendre pourri un film qui pourtant suit relativement le scénario original d’Astérix aux jeux olympiques… Bien évidemment, les différents ajouts sont tout sauf subtils et les changements sont toujours (très) en deçà de l’original

Bref un beau gâchis dont il n’y a pas grand chose à sauver, pas même les apparitions de guest stars qui arrivent presque toujours comme un cheveu sur la soupe

En fait, sur de nombreux points, ce film donne l’impression d’être une sorte de recueil des choses à éviter dans un film… Un cas d’école à ne surtout jamais oublier pour être sûr de ne jamais revoir ce genre de choses!

Bref, probablement le pire film que j’ai vu depuis quelques temps (et ça dure près de 2 heures en plus!!!)

Et dire que du coup, je fais partie des 10 millions de téléspectateurs d’hier soir qui ont regardé ce truc… Sigh…

Un film de toute évidence à éviter.

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