[critique] Resident Evil : Afterlife

Resident Evil : Afterlife

Au premier plan de ce nouveau Resident Evil, on se dit « chouette, ça va péter dans tous les sens sans se prendre la tête« . Et puis il y a un premier ralenti. Et du bullet time. Et des effets 3D tape à l’oeil. Et puis d’autres encore. Et encore. Ces premières 10 minutes de film donne (malheureusement) le ton dès le départ et on est fixé : le film ne sera pas une réussite.

Mais c’est même pire que ça puisque Resident Evil Afterlife n’est pas vraiment un film d’action au final. Sorti de quelques scènes d’action, le déroulement du film est incroyablement mou. C’est même peut être un des films les plus mous que j’ai vu de ma vie…

Bien sûr, l’histoire est assez mal écrite et sans grand intérêt (mais ce n’est pas vraiment une surprise), et on nous colle (souvent sortant de nulle part) du Claire Redfield, de l’Albert Wesker, du Chris Redfield et de l’Umbrella en pagaille histoire de dire que le film ne s’appelle pas Resident Evil pour rien. Et puis il y a le casting… Wentworth Miller est une caricature de son personnage dans Prison Break croisé avec un héros musclé du film des années 80-90 (mais version série B au moins!), Claire Redfield a l’air de se prendre pour Lexi Sterling et Wesker… Mon dieu, Wesker est le pire de tous. Et c’est le dernier boss… Sérieusement, comment on peut caster ce mec là pour en faire le méchant de son film???

Mais là où Resident Evil : Afterlife met la barre très haut, c’est que non seulement la réalisation du film est très moyenne, mais en plus le montage est mauvais. La multiplication d’écrans noirs relativement longs entre des séquences extrêmement courtes est un des nombreux exemples du genre de choses qui nous propose de subir ce ce film à ce niveau. Et ce n’est pas tout puisque la musique est particulièrement peu adaptée aux séquences « narratives ». Pour les scènes d’action, ça colle à peu près mais pour les autres séquences (qui sont, rappelons le, les plus nombreuses dans le film), c’est juste n’importe quoi!

Enfin, il y a les effets spéciaux, qui, quand ils n’anéantissent pas l’action (je parle ici bien sûr de l’utilisation très excessives d’effets 3D, de ralentis et du bullet time lors des séquences de fight) semblent issus d’un autre temps. L’incrustation des personnages dans les décors est un de ceux qui fait le plus pitié lors de certaines scènes. Mais ce n’est pas le seul. Il y a aussi un manque d’impact incroyable lors des coups et chocs, notamment ceux portés par le « zombie » qui se prend pour tête de pyramide (et qui fait plus silent-hillesque que resident evilesque…). Avec son maillet-épée qui doit peser un ou deux ânes morts au bas mot, il n’arrive même pas à nous faire croire que ce n’est pas une arme en mousse

Bref, ce film est une grosse daube dont il n’y a pas grand chose à sauver… A éviter tout simplement.

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Publié le décembre 22, 2010, dans Critique de film, Films, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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