[Review] Power Stone

Power Stone est un des premiers jeux que j’ai acheté pour ma DreamCast. Peut être même le premier. Et je dois dire qu’il est – à mon sens – injustement méconnu.

Power Stone - start screen

Revenons quelques petites années en arrière; à la fin de l’année 1999 pour être exact.

La DreamCast vient tout juste de débarquer sur les étals de notre bon vieux continent. Nous sommes au mois d’octobre, il fait un temps moyen, on a repris les cours depuis quelques semaines et on sort de 5 années de règne sans partage de Sony sur le monde du jeu vidéo. La 2D splendide, colorée et détaillée d’antan n’est plus qu’un lointain souvenir et la 3D taillée à la serpe et à peine texturée est omniprésente, quelque soit le genre du jeu. Et la DreamCast va changer tout ça

Bon, l’accroche est un peu grandiloquente, mais l’idée est là. La DreamCast va déchirer et Power Stone est une des premières pierres de la route. Mais alors pourquoi n’en avez-vous jamais entendu parler? Et surtout c’est quoi Power Stone?

Street Fighter, mais pas que

Power Stone - vsScreenPower Stone, c’est un jeu de combat en 1 vs 1 fabriqué par Capcom. Mais cette fois, contrairement à l’accoutumée, pas de Ryu & compagnie au casting. Ni même de système de combat vu et revu. Ici, tout est neuf et en vraie – et belle – 3D.

Le principe de jeu est assez simple, puisqu’il s’agit de vaincre tous les adversaires que l’on rencontre jusqu’au boss final.

Rien de bien nouveau dans un jeu de combat en 1 vs 1 sauf qu’ici tous les coups sont permis. Ainsi, en plus des habituels coups de pieds, coup de poings et des choppes, on pourra utiliser les armes qui apparaissent aléatoirement sur l’aire de combat (fusils, épées, grenades et j’en passe) ou même carrément se servir du décors et/ou des éléments du décors comme arme.

On peut ainsi balancer des tables, chaises, poteau & compagnie au visage de son adversaire mais aussi le projeter dans des zones dangereuses (flammes, chutes de pierres…).

Mais ce n’est pas tout, car Power Stone n’est pas nommé ainsi que pour le style. Chaque combattant débute le combat avec un diamant (ou gemme (ou Power Stone)) en sa possession. D’autres apparaîtront aléatoirement (mais assez rapidement) pendant le combat. Quand un des combattants ramasse son 3ème diamant, il se transforme en autre chose. La forme dépend du personnage que l’on a choisi, mais c’est toujours plus puissant, plus efficace, plus dévastateur. Ainsi, un personnage se transformera en robot lanceur de missile, un autre en samuraï métallique, un troisième en super guerrier (Sangoku, carrément!!)… Bref, il y a de quoi faire, et dans tous les cas, ça démonte!

Power Stone - homing Missiles

Power Stone - samurai SlashA noter qu’il ne peut y avoir que 5 diamants en même temps sur l’aire de combat. Avouez que sinon, ce serait trop facile… Il faudra donc se disputer le 5ème pour être celui qui se transforme. Voire parfois voler à son adversaire celui qui nous manque en lui assénant un coup suffisamment puissant pour le lui faire recracher. Et bien sûr, le but de votre adversaire sera tout à fait identique; ce qui ne devrait pas faciliter votre affaire!

Power Stone - samurai Slash2Une fois transformé, une jauge supplémentaire sera associée à votre personnage afin de signifier le temps qu’il lui reste à passer dans cet état. On pourra ainsi au choix utiliser ce temps en balançant des bourres pifs surboostés (puisque notre bonhomme est transformé), soit utiliser toute la jauge d’un coup en balançant un super pouvoir (2 par personnages). Et là, si votre adversaire ne se protège pas, il va morfler!!! Par exemple notre clone de Sangoku aura le choix entre un bon vieux météosmash des familles ou le Genki Dama

Power Stone - meteosmash
Power Stone - genki dama

Power Stone, ça claque

C’est le moins qu’on puisse dire. La réalisation du jeu est pour l’époque très impressionnante. Colorée, fine, détaillée; avec une bande son très sympathique et une mise en scène des combats qui claque! Surtout pour les transformations qui occasionnent une légère pause dans le combat avec un zoom sur le personnage qui s’énerve. Que du bonheur. Et je ne parle même pas des effets spéciaux qui accompagnent les coups spéciaux! Épileptiques s’abstenir!

Power Stone - robot Transformation

Alors, effectivement, 8 personnages, c’est peu. Et même si on peut débloquer 2 bonshommes supplémentaires dont le boss (dans ses 2 formes mais la deuxième forme du boss est pourrie pour du versus) ça ne monte le nombre qu’à 10 personnages. Et ce n’est pas le fait de débloquer des costumes alternatifs qui changera quelque chose (même si on appréciait trop peu cette possibilité qui nous était offerte dans le temps).

Power Stone - kameha

Au fur et à mesure que l’on joue, on débloque également de nouvelles armes (rayon laser, bouclier, bâton magique…) qui apportent un peu de fraicheur mais rien de bouleversant non plus.

Par contre, si 2 modes de jeu (Arcade et Versus), ça ne paraît vraiment pas beaucoup, c’est en fait largement suffisant pour ce qu’on a à faire! Car la force de Power Stone, c’est d’offrir du fun tout de suite, et de continuer longtemps!

Finalement, la raison qui pour moi explique le mieux le peu de reconnaissance de Power Stone (à part le fait qu’il n’est sorti que sur DreamCast bien sûr), c’est qu’un mois après la sortie de la console (et un mois après la sortie du jeu donc), débarquait un petit jeu répondant au nom de SoulCalibur. Et même si la catégorie est assez différente, ça reste 2 jeux de combat. Dur dur de lutter face à l’immortel SoulCalibur!

Power Stone - save

Mais Power Stone, c’est aussi…

Deux choses remarquables à propos de Power Stone :

  • Un deuxième épisode (nommé astucieusement Power Stone 2) qui apporta 2 nouveautés réclamées par les joueurs : des arènes plus grandes et surtout des combats à 4 (en 1 vs 1 vs 1 vs 1). Malheureusement, cela transforma radicalement le jeu qui devint beaucoup plus brouillon bordélique. Dommage, pour une fois qu’un développeur écoute les joueurs, on se retrouve avec une sorte de smash bros…
  • 3 mini jeux (à débloquer) pour le VMU (la carte mémoire avec écran de la DreamCast) qui permettaient de jouer dans le métro et de cumuler des médailles qui permettaient d’acheter des artworks dans le vrai jeu. Dommage que ces médailles n’aient pas été pensées pour débloquer de nouvelles armes dans le jeu.
    Ces trois jeux étaient :

    • un jeu de shoot them up à la 194x appelé Falcon’s Aerial Adventure (ou Fokker’s Aerial Adventure selon la région du jeu)
    • un jeu de tir de shuriken sur cibles mouvantes (à la niveau bonus du premier Shinobi) appelé Ayame’s Shuriken Training
    • un bandit manchot (une machine à sous quoi) appelé Gunrock’s Gun-Gun Slot

Power Stone - ko

Et comme d’habitude, retrouvez cette review de Power Stone sur GamoPediA.

Publié le août 5, 2011, dans Dreamcast, Jeux Vidéo, Review, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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