[Review] Splatterhouse : ça va saigner!

Il y a quelques semaines, suite à la lecture d’un bon plan d’hamster-joueur, j’ai profité d’une super promo sur le jeu Splatterhouse sur XBox 360.

Ayant été particulièrement marqué lors de mon adolescence (avec mes frères) par le deuxième épisode de cette fabuleuse saga dans sa version Megadrive, j’avais suivi, non sans une certaine crainte, le développement de ce nouvel opus. Et malgré les mauvais échos entendus ici ou là, j’étais assez curieux de voir ce que pouvait donner cette vision 2011 du jeu. Et je dois dire qu’à 6 € la version XBox 360, je n’ai pas hésité longtemps avant de finaliser ma commande!

72 heures plus tard, j’allais chercher mon nouveau jeu à deux pas de chez moi dans mon magasin FNAC et j’étais prêt à jouer.


Et je le dis sans détour, ce jeu est injustement méconnu/ignoré/mépriséComme Wet en son temps, ce petit splatterhouse est un pur concentré de plaisir de jouer.

Bon, c’est vrai qu’il ne faut pas être allergique à l’hémoglobine virtuelle tant ce jeu est gore à l’extrême, avec ses combats hyper violents et ses exécutions terriblement visuelles. Mais quand on aime ça, c’est vraiment très bon. Jugez plutôt : on tape, on frappe, on cogne, on tranche, on pulvérise, on décapite, on démembre, on charcute, on broie, on balance, on éventre, on étripe, on écrase, on explose, on étête, on arrache, on vaporise, on énuclée, on tronçonne, on réduit en charpie… On massacre quoi! Le tout dans une ambiance de circonstance.

Bref, ça gicle dans tous les coins et c’est très bon!

Visuellement, on n’est clairement pas devant un jeu AAA mais ça ne veut pas dire pour autant que c’est moche. C’est même plus qu’acceptable. Les détails foisonnent dans les décors, les environnements sont variés et l’ambiance est vraiment bien rendue. La modélisation de certains éléments pourraient être plus fines et les interactions avec le décors pourraient être plus nombreuses; mais à part ça, il n’y a pas grand chose à redire de ce côté là. De plus le fait que le corps de Rick (le porteur du masque) se détériore en fonction de son niveau de vie est assez génial. Il faut reconnaître que c’est assez terrible de voir se balader son bonhomme avec un flanc et une épaule en moins (avec les os apparents)… Ça et le fait de pouvoir se faire arracher un bras par un adversaire pendant un combat, ce qui rend la suite beaucoup plus délicate jusqu’à ce que le membre manquant repousse!

Côté jeu, on oscille entre God of War et Darkiders, c’est donc à la fois solide et classique : un bouton pour les coups puissants, un pour les coups rapides, un pour les chopes, un pour le saut et des combos à base de matraquage de boutons. On retrouve également des coups spéciaux ainsi que la possibilité de se transformer l’espace d’un instant en véritable machine à tuer (ouais, bon, enfin, une machine à encore plus tuer que d’habitude). Au fur et à mesure du jeu, on utilisera les points d’expérience accumulés (= le sang de nos ennemis) pour débloquer de nouvelles compétences et améliorer ses capacités.

Sans oublier les exécutions sanglantes dont j’ai parlées plus haut (qui sont accessibles quand les ennemis sont assez amochés) qui sont évidemment à base de QTE plutôt bien sentis.

Le bestiaire est assez varié, les semi boss rencontrés au début du jeu devenant, comme c’est l’usage depuis de nombreuses années, des monstres basiques dans les niveaux suivants. Mais Splatterhouse ne fait pas que le recyclage et, même si certains monstres basiques se retrouvent dans tous les niveaux, le bestiaire évolue pour coller à l’environnement. Et les boss sont évidemment gigantesques et promettent des combats dantesques.

Comme toujours dans ce genre de jeu, l’action est assez répétitive (= trucider tout ce qui bouge), surtout que dans Splatterhouse, les « énigmes » se présentent sous un jour inhabituel : il suffit en général de faire couler assez de sang ou d’empaler des ennemis sur des pieux pour continuer à progresser. On ne s’ennuie pas pour autant et, si l’histoire ne restera pas dans les annales, elle est bien racontée, notamment grâce à la performance vocale de Jim Cummings dans le rôle du masque qui se hisse (presque) au niveau de celle Mark Hamill/Joker dans Batman ou de Mark Hamill/Watcher dans Darksiders. Cynique, tordue, malsaine, sanguinaire, violente, la voix du masque donne un vrai ton au jeu et fait passer le scénario comme une lettre à la poste.

Une autre chose qui casse un peu la relative monotonie du jeu (relative car honnêtement, fracasser des quidams dans des gerbes de sang, quand c’est bien fait, on ne s’en lasse pas!😀 ), c’est la présence récurrente de phases de jeu durant lesquelles la caméra est fixe. La vue ainsi figée sur le côté, laisse apparaître l’action selon un bon vieux scrolling horizontal à l’ancienne. Avec en bonus une musique (très) fortement inspirée des précédents opus. Du caviar pour les fans🙂

Le reste de la bande sonore n’est pas en reste avec des musiques qui collent bien au jeu (tendance métal) et donnent encore plus envie de filer des coups de lattes à tout ce petit monde!

Le mode de jeu principal est raisonnablement long et sait s’arrêter avant qu’on ne soit lassé. A celui-ci s’ajoute un mode de difficulté supplémentaire mais surtout un mode survival qui permettra de se mesurer à des vagues d’ennemis dans un certain nombre d’arènes pour viser le score le plus haut possible. A noter aussi la possibilité de débloquer de nouveaux masques pour remplacer celui de base et dont les caractéristiques diffèrent de ce dernier.

Mais ce n’est pas tout. Ce Splatterhouse nouvelle génération donne aussi l’occasion de jouer aux anciens épisodes de la série. Splatterhouse I, II & III sont en effet jouables depuis un menu spécifique pour le plus grand bonheur des nostalgiques! Ils ont été royaux sur ce coup là chez Namco! Bref, il y a de quoi s’occuper avec Rick et son (ses) masque(s)!

Comme je le disais au début, j’étais très sceptique quant à ce revival de Splatterhouse. Et pourtant ce jeu est celui (parmi les jeux solo) sur lequel je me suis le plus amusé depuis un bon moment! Je ne conseillerai pas pour autant de l’acheter à plein tarif, mais il faut dire qu’acheter un jeu solo à 70 € est toujours difficile, surtout qu’avec l’occasion et les sites anglais, c’est si facile de dégoter des nouveautés sous les 40 € (quand ce n’est pas moins!!!). Cela n’empêche pas que ce Splatterhouse vaut vraiment le coup. Et à une 30taine d’euro, il vaut même le coût! Alors au prix incroyable de 6 €, c’est quasiment l’affaire du siècle!

Publié le février 19, 2012, dans Jeux Vidéo, Review, XBox 360, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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