Découverte ou transmission : le dilemme de l’envol

Aujourd’hui j’aimerai parler d’un sujet un peu plus sérieux que d’habitude. Non pas que je ne prenne pas les jeux vidéo au sérieux (ce serait mal me connaître) mais dans le sens où ici, il y a matière à réfléchir (et à réflexion). C’est un article que j’aurai dû publier cet été, mais voilà, il arrive maintenant 😛

spirou - la vallée des bannisCela fait quelque temps que je fais face à un dilemme que j’aime à appeler le dilemme de l’envol. Pourquoi de l’envol? Parce qu’il se présente pour la première fois quand on a quitté le nid, pour ensuite devenir encore plus pressant quand on devient parent, surtout quand les enfants se mettent à être interactifs, voire à savoir lire.

La situation initiale du problème est assez simple à poser : depuis toujours, j’adore les BD. J’en ai eu des tas, j’en ai encore des tas et j’en ai lu bien plus encore.

Baigné dans la BD franco-belge depuis tout petit, j’ai découvert avec plaisir les manga quand ils ont débarqué en France et j’ai tout autant adoré ces BD nipponnes que celles plus francophones que j’avais pu lire et relire dans ma jeunesse.

Un peu plus tard, j’ai plongé dans les comics DC et d’ailleurs (jeux de mots à lire en anglais) avec tout autant de bonheur et c’est aujourd’hui le type de bandes dessinées que j’achète le plus.

Aujourd’hui, quand je regarde ma bibliothèque, il y a tout un tas de BD divers et variées que j’adore pour la plupart. Seulement il manque énormément de grands classiques. En fait c’est assez simple : la plupart des BD que j’ai lues étant enfant sont absentes de ma collection! Pas de Tintin, de Spirou, de Lagaffe, de Schtroumpfs, de Lucky Luke ou même de Dragon Ball!

Dragon Ball - Tome 1Il faut dire que c’est assez logique. Une énorme partie de la collection que j’ai lue et relue chez mes parents n’appartenait pas vraiment à quelqu’un en particulier, et elle était autant à moi qu’à mes frères et sœurs ou à mes parents. Toutes ces BD sont donc restées à leur place et pour ma part, j’ai commencé par acheter des choses que je n’avais pas lues et relues. En effet, à quoi bon racheter des choses que j’avais l’impression d’avoir toujours eues? Et que je connaissais tellement qu’il me suffit quasiment de fermer les yeux pour les « relire »!

Et c’est là où la situation est particulièrement frustrante : les éléments premiers de ma culture bande dessinesque sont pour moi intransmissibles (dans leur forme originale) à mes enfants! Alors que ma première fille commence à savoir lire et sera bientôt susceptible de lire des BD, elle ne saura pas qui sont ces héros qui représentent tant pour moi!

Cette frustration peut se régler assez facilement me direz-vous : il suffit d’acheter les-dites BD et le problème sera réglé! C’est tout à fait exact, sauf qu’à moins d’avoir une place et un budget illimités, c’est difficilement envisageable… Arrive donc le fameux dilemme lors de l’achat d’une nouvelle BD : Vais-je acheter un nouvel album que je ne connais pas ou alors me tourner vers un classique qui m’a déjà fait rêver par le passé? Qu’est-ce qui est le plus important? La découverte ou bien la transmission?

Globalement la réponse se trouve évidemment dans un juste milieu. Il est tout autant dommage de se détacher complètement du passé qu’il ne le serait de ne jamais découvrir de nouveaux horizons. Mais si la réponse est évidente quand on prend le problème dans son ensemble, il n’empêche qu’il n’est pas évident d’y répondre le moment venu, quand on est dans le magasin, la carte bleue à la main. D’autant plus que certaines séries représentent un nombre de volumes conséquents.

DeadpoolC’est par exemple facile de se dire qu’on va acheter du Tintin à la place d’un nouveau Deadpool ou du dernier manga à la mode. Mais si on parle de l’ensemble des 22 albums du journaliste à la houppette, les sommes ne sont pas comparables! Et si on décide de répartir l’investissement tout au long de l’année histoire de garder un budget BD mensuel sous un seuil raisonnable, c’est un coup à ne rien lire de nouveau avant un bon moment! Et Tintin est une série au nombre d’opus assez faible. Je ne parle même pas d’une série comme Dragon Ball avec ses 42 volumes ou d’autres séries fleuves!

La solution n’est finalement pas si facile (mais bon, ça ne serait pas vraiment un dilemme sinon!) et comme petit à petit, la place vient à manquer, les choix deviennent mécaniquement de plus en plus difficiles

Alors du coup, on fait quoi? Et bien je n’en sais rien, je n’ai pas de réponse toute faite universelle. Mais ce qui est sûr, c’est que de mon côté, je vais faire quelques modifications dans ma liste des trucs à acheter car certains manques sont trop importants. La difficulté sera évidemment de choisir quel manque sera comblé en premier!

C’est amusant, je n’ai jamais vu les BD que je possède comme une collection, et pourtant aujourd’hui, je vais devoir me pencher sérieusement sur l’aspect gestion de cette collection…

Gnap Gnap

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Publié le décembre 14, 2017, dans Mangas / BD / Comics, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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