[arrivage] Dragon Ball – l’intégrale ou presque

Premier vrai post de cette année, et il traitera d’un arrivage, mais pas n’importe lequel. Faisant suite à ma réflexion de milieu d’année (et publiée tardivement au mois de décembre ici), voici qu’arrive à la maison la quasi intégralité de Dragon Ball, le manga mythique s’il en est d’Akira Toriyama.

Dragon Ball - inzebox

Publié au Japon de 1984 à 1995, je ne vous ferai pas l’affront de vous expliquer ce qu’est Dragon Ball, et si vous ne savez vraiment pas ce dont il s’agit, sachez simplement que c’est génial. Et foncez le lire. Ou le voir en dessin animé. Ou les deux. Ou lisez-le en écoutant les musiques de l’animé.

J’ai longuement hésité sur la version que j’allais choisir et j’ai finalement opté pour l’édition « originale« , celle sortie chez Glénat en 1993. Le choix n’a pas été facile, d’autant que le nombre de version est conséquent et que la dernière en date, la Perfect Edition (sortie en 2009), possède de nombreux atouts : Sens de lecture original (et donc pas d’image inversée), pages plus grandes, cases plus grandes, dessin plus précis, papier de meilleure qualité, quelques pages en couleur…

Pourtant, pour moi, ce qui a fait pencher la balance, c’est la nouvelle traduction. De mon point de vue, elle est beaucoup trop littérale et donne un résultat beaucoup moins agréable que l’ancienne. Par moment on a l’impression d’une traduction mot à mot ou faite par quelqu’un qui ne maîtrise pas bien le français… C’est peut être une meilleure traduction mais ce que je constate, c’est que c’est surtout une moins bonne adaptation

Mais ce n’est pas tout car cette nouvelle traduction s’est aussi penché sur le nom des personnages et il en ressort que tous les noms occidentaux ont sauté! Et si je peux comprendre la démarche, je vous avoue que j’ai énormément de mal à lire Kame Sennin ou Muten Roshi au lieu de Tortue Géniale! Tout un tas de personnages subissent le même traitement et ça me sort vraiment de la lecture… Et je ne parle même pas de Bulma qui passe son temps à appeler Goku « Ptit Son »… Je sais bien qu’en V.O. ça a du sens, mais en français, ça ne passe pas du tout pour ce qui me concerne! Je suis familiarisé avec les concepts japonais de suffixes honorifiques mais traduit de cette façon, je trouve que ça tombe complètement à plat… Et c’est même vite horripilant! À ce compte là, il aurait mieux fait de garder « Son-Kun » et de mettre une note en bas de page!

Bref, plus j’y pense, et plus la nouvelle traduction me sort par les yeux et ce ne sont pas des pages plus grandes et 10 pages de couleurs par tome qui me la feront oublier!

Dragon Ball - intégrale

Par ailleurs, je trouve les couvertures de la Perfect Edition, notamment les illustrations, très moyennes. Je préfère de loin les illustrations qui accompagnait la première édition. Leur qualité et leur style sont incomparables. Et si l’on a coutume de dire qu’il ne faut pas juger un livre à sa couverture, ça n’empêche pas de préférer celui qui en a une jolie!

Après toutes ces tergiversations, j’ai donc fini par sauter le pas et profitant d’une très bonne affaire, le père Noël m’a donc déposé tous les volumes au pied du sapin. Tous? Non, car il me manque le volume 22 qui n’était pas disponible au moment du deal. Tant pis, je m’occuperais de son acquisition plus tard!

D’ici là, quelques bonnes heures de lecture m’attendent, puis par la suite d’encore plus nombreuses heures de relecture. Après tout, avant d’avoir besoin du volume 22, il me faudra lire plus de 4000 pages!

Bref, je suis tranquille pour un petit moment 🙂

 

À noter un détail insolite : tous les volumes sont au même prix en librairie (6,90€) à l’exception du dernier volume (le 42) qui est presque 2 fois plus cher (9,60€)! Bon, ok, on est plutôt sur +50% mais bon 😛

Est-ce dû au fait que c’est le dernier tome? Ou bien parce que le lettrage du titre sur la couverture est embossé? La question reste entière!

 


Nota Bene : Si vous êtes curieux et que vous avez envie d’en savoir plus sur les différences qui caractérisent les nombreuses éditions de Dragon Ball, je vous conseille d’aller faire un tour ici : dragon-ball-z.eu/dossiers/manga_qualite/. Et si vous en voulez encore plus, ce site possède une section dédiée à la comparaison de la traduction des deux premières versions! Un vrai travail de titan!

Publicités

Publié le janvier 19, 2018, dans Mangas / BD / Comics, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Bonjour,

    Je suis un de vos abonnés sur votre blog et cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu autant envie de réagir étant moi-même fan de Dragon Ball.

    Franchement, les gouts et les couleurs, c’est votre opinion mais je suis malgré tout très surpris de vos arguments.

    Déjà qu’est ce qu’une bonne traduction ? Une traduction qui va reprendre les noms optés par le studio de doublage de la SOFI d’époque ou celle qui va faire ressortir les messages d’Akira Toriyama telle qu’il l’a présenté dans son œuvre ?

    Kamé Sennin, cela à une signification, le nom n’a pas été crée puisque c’est une tortue ermite. Tortue Géniale, ce n’est simplement qu’une invention d’AB Production qui j’en conviens à un aspect « nostalgique » chez les fans.

    Sangoku, ça signifie quoi ? Strictement rien, j’en VEUX tellement à cette traduction, car à cause d’elle, 80% des fans de Dragon Ball ne savent même pas écrire correctement le nom du héros. Sans parler que des personnages appellent le héros par « Son » (Piccolo par exemple) et d’autres « Gokû » (Kuririn).

    Il y a pleins de nuances dans le manga qui ne sont pas retranscrites dans la première (catastrophique) traduction de Glénat. Je suis très heureux que cette traduction disparait peu à peu des jeux vidéos (tout du moins les « Sangoku »).

    Et mêmes dialogues plus classiques sont massacrés,dans le tome 21, Bulma évoque le nom de Yamcha lorsqu’elle pleure, que nenni dans cette traduction.

    Quant aux couvertes d’Akira Toriyama de l’édition Kanzenban (ou Deluxe), certes je ne suis pas d’accord sur toutes les évolutions du mangaka, mais jamais je ne préférerai les montages grossiers de Glénat de l’époque jamais. Elles sont pour moi toutes plus horribles les unes que les autres. De grossiers montages issus des diverses illustrations de Tori, et parfois on a de belles bêtises :

    Un Gokû période Namek arborant la couverture d’un tome du 23ème Tenkai Ichi Budokai. En comparaison, on a cette jaquette (pour le même contenu)

    Vraiment navré, j’essaie pas d’avoir raison à 100% et faire dire à mon interlocuteur qu’il se trompe, mais je ne comprends pas qu’on puisse préférer la première version en terme de cover.

    Voilà c’était mon ressenti sur votre poste. Mais pas de souci hein, je continuerai à lire vos prochaines publications qui me feront à n’en pas douter moins sursauter qu’aujourd’hui 🙂

    Bonne soirée

    • Héhé, ce commentaire est tellement long qu’il a été identifié comme spam! 😛

      Je comprends que ce que je dis puisse faire bondir, et c’est vrai qu’objectivement, la perfect edition est globalement meilleure que l’édition originale.

      Pour le moment, j’ai atteint le tome 10 et je me suis fait la réflexion que visuellement, la qualité de la perfect edition aurait été un vrai plus.
      Pourtant, la lecture a tout de même été un vrai plaisir qui aurait été véritablement gâché par la nouvelle traduction. Je le sais car j’ai essayé. J’ai lu un certain nombre de volumes en perfect edition et ça ne passe pas.

      Je ne vais pas revenir sur le fait que je trouve la nouvelle traduction trop littérale, mais plutôt sur un autre aspect qui joue énormément sur mon choix : la nostalgie. Je n’en parle quasiment pas dans mon article, mais c’est tellement évident pour moi que j’ai eu l’impression que ça l’était aussi pour tout le monde : le fait de les avoir lu et relu étant jeune y est définitivement pour beaucoup.

      Pour les noms des personnages par exemple, car dans ma tête, ce sont les « vrais » noms des personnages. Je sais bien que ce n’est pas le cas mais c’est trop tard maintenant.
      Mais cela va plus loin que ça. Beaucoup plus loin. Certaines bulles, certaines répliques sont gravées dans ma mémoire et ne peuvent tout simplement pas changer! C’est impossible pour moi! Tout ça fait tellement partie de Dragon Ball dans mon esprit que c’en est indissociable!

      Enfin, pour ce qui est des couvertures, c’est vrai que certains choix d’illustrations sont pour le moins curieuses, et déjà à l’époque ça m’avait fait tiquer. Cela étant, là encore elles me rappellent de bons souvenirs et je préfère encore quelques bizarreries de ce genre à certaines « mochetés » (mais le mot est trop fort) qu’on voit sur certains volumes de la perfect edition. Rien que le Son Gokû du volume 1 ne donne pas vraiment envie de prendre l’album!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

%d blogueurs aiment cette page :