Archives Mensuelles: avril 2019

[test] Adaptateur 8BitDo GBros.

Petit arrivage pour donner accès à une vraie manette à la Switch : l’adaptateur GBros. de chez 8BitDo.

Plus connu pour leurs manettes au look rétro (et Nintendo-esque), 8BitDo a sorti il y a peu un adaptateur permettant d’utiliser une manette GameCube sur la Switch, le tout en Bluetooth, excusez du peu.

À noter que cet adaptateur vous permet aussi d’utiliser une manette Wii ou une manette NES mini / SuperNES mini via un autre connecteur. Ne possédant pas de manette Wii ou autres, je ne sais pas s’il est possible d’utiliser une manette GameCube et une manette Wii en même temps (mais il est probable que non)

Cette petite chose fonctionne avec 2 piles AA (ou LR06 comme disent les vieilles personnes ^^ ) qui donneront dans les 30 heures d’autonomie à l’engin. De quoi enchainer « quelques » parties avant de devoir les changer et/ou les recharger.

Le tout fonctionne parfaitement, et s’installe et se configure le plus simplement du monde sur la Switch. Si le cœur vous en dit, un mode Xinput vous permettra de faire dialoguer l’adaptateur avec un PC. D’ailleurs la boîte embarque même un (mini) câble USB quoi doit permettre de jouer sans bluetooth (mais ce qui enlève énormément d’intérêt à la chose, il faut l’avouer!). Et en plus sur PC, on pourra configurer un mode turbo.

Bref, sur le papier c’est la classe, et une fois installé… ben c’est la classe aussi. La grande classe même. Ça fait quand même super plaisir d’avoir une vraie manette bien robuste dans les mains!

Cet adaptateur se fait complètement oublier et au final, on joue simplement à la Switch avec une manette GameCube. Sans fil trop court qui oblige à se coller à la télé ou qui risque de faire tomber la console en cas de mouvement un peu brusque. Le top quoi!

Seul regret : il manque un bouton à la manette GameCube sur la tranche gauche pour qu’elle soit utilisable plus largement. Dommage que 8BitDo n’ait pas eu l’idée d’en mettre un de remplacement sur l’adaptateur, après tout, ils l’ont bien fait pour le bouton « home » et « screenshot »… Mais bon, on se console en se disant que ça n’aurait de toute façon pas été très pratique et en les remerciant d’avoir au moins donné la possibilité de switcher entre un mode GameCube et un mode Switch pro.

En tout cas, pour pas mal de jeux (dont Super Smash Bros Ultimate et Mario Kart 8 DX), c’est du bonheur à pas cher, alors si vous avez une manette GameCube dans un tiroir, n’hésitez pas à sauter le pas! Ici, il met tout le monde d’accord!

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[Review] Test – Tesla Vs Lovecraft : un bon ptit shoot pour occuper la Switch

Longtemps. Ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas écrit quelque chose ici. Trop longtemps.

Il faut dire que le début de l’année a été très chargée et qu’en plus de ça il a fallu que je m’occupe de rapatrier le plus d’images possibles directement sur le site. Pourquoi ? Et bien parce que Flickr a eu la bonne idée de limiter à 1000 images les comptes gratuits… et croyez-moi, c’était bien pénible ! Et ce n’est pas fini d’ailleurs !

Bref, trêve de digression, et revenons au sujet. Je prends donc un peu de temps pour vous dire tout le bien que j’ai pensé d’un petit jeu dont je n’avais pas entendu parler : Tesla Vs Lovercraft.

Développé par le studio indépendant 10tons, ce petit bijou est sorti sur Windows, macOS, Linux, PlayStation 4, Xbox One, iOS et, la version qui nous intéresse ici, sur Nintendo Switch. Initialement disponible sur PC en janvier de l’année dernière, la version console n’a pas trop trainé car mi-mars, tout le monde était servi.

Tesla Vs Lovecraft nous met aux commandes de Nikola Tesla (oui, oui, le scientifique) qui devra se frayer un chemin parmi toutes sortes de créatures inspirées de la littérature lovecraftienne. Car oui, ici, l’antagoniste (enfin, si l’on peut dire) est campé par nul autre que Howard Phillips Lovecraft (l’écrivain), le papa de tout plein de trucs que le monde entier connait, même sans le savoir.

Le pitch est assez simple – en gros les découvertes scientifiques de Tesla vont réveiller les monstres anciens made in Lovecraft – les personnages sont caricaturaux, et si l’histoire est amusante, elle sait surtout rester à sa place. Quelques écrans vaguement animés, des voix avec des accents qui vont bien, quelques effets de lumière et hop, place au jeu ! Après tout, tout cela n’est qu’un prétexte à tirer sur tout ce qui bouge. Un prétexte original, bien trouvé, amusant, mais un prétexte quand même !

Forcément, le jeu ne propose pas le visuel d’un triple A mais la direction artistique est inspirée et l’ensemble passe vraiment très bien pour le style de jeu. Forcément, sur la télé, ça a un aspect un peu soviétique, mais si c’est assez vide, ce n’est pas moche pour autant. En mode portable par contre, ça passe beaucoup mieux.

Pour décrire le gameplay, je pourrais me contenter de dire que Tesla vs Lovecraft est un twin stick shooter, mais ce serait un peu facile (et trop court !).

On parcourt donc des niveaux à la taille assez modestes et qui s’apparentent plus à des arènes qu’à des niveaux à proprement parler. Et on tire sur les vagues d’ennemis pour ne pas se laisser submerger. Régulièrement, de nouvelles armes et des bonus apparaissent sur le terrain qui vous permettront de botter des culs plus efficacement, après, libre à vous de prendre le risque d’aller les chercher ou non 😉

Le tout est bien sûr mâtiné de pouvoirs secondaires (qu’on recharge ou change en ramassant un bonus sur la map), de téléportation (qui se recharge au fur et à mesure du temps) et d’ultimate sous la forme d’un mécha géant (qu’on peut déclencher après en avoir collecté les différents morceaux sur le champ de bataille). Il y a donc de quoi faire pour exploser les nuées d’ennemis qui assaillent ce pauvre Nikola.

La prise en main est assez simple : le stick gauche sert à déplacer son personnage et le stick droit permet d’orienter les tirs. On tire avec ZR, on utilise L pour se téléporter et ZL pour l’arme secondaire. Voilà pour l’essentiel des commandes et si ça fonctionne bien, il faut bien reconnaître que les premières parties mettent les mains à rude épreuve… Et puis, on devient meilleur, ou on s’habitue, et tout va bien…

L’originalité du titre, c’est de faire commencer chaque stage avec un personnage au niveau 1.

Au fur et à mesure qu’on empile les cadavres, on montera en niveau, et à chaque niveau, on pourra choisir entre deux améliorations proposées au hasard. Plus de vie, régénération, aura empoisonnée, armes secondaires plus puissantes, tir plus puissant, plus rapide… Et même quelques améliorations épiques particulièrement violentes.

Si ces améliorations sont perdues à la fin de chaque niveau, ce qui reste par contre, ce sont les cristaux amassés. Soit en les ramassant sur le champ de bataille, soit en réussissant des challenges (le principal étant de cumuler des morts pour chaque type d’ennemis). Ces cristaux permettent d’acheter des améliorations qui vous permettront de devenir plus fort ou de survivre plus longtemps, et ce de façon permanente. Ce qui devrait vous permettre d’aller vous frotter à des niveaux plus difficiles. Cet aspect du jeu est particulièrement incontournable quand on attaque le 3ème run du jeu.

Le jeu se décompose en effet en une grosse trentaine de niveaux qu’on parcourt dans l’ordre sur une carte. Et si on ne peut jouer un niveau qu’une fois le précédent terminé, on a la possibilité de rejouer un niveau déjà nettoyé si l’envie nous en prend. Une fois tous les niveaux terminés (et donc l’histoire terminée), on débloque un nouveau plan d’existence, le plan de l’Aether dans lequel on doit re-parcourir chaque niveau selon le même principe, sauf que cette fois les monstres sont plus nombreux, plus agressifs et plus variés. Une fois arrivé au bout du plan de l’Aether, on débloque l’accès au plan d’Eldritch et on recommence. Et cette fois, la difficulté passe un très gros cran au-dessus ! Une fois au bout de ce 3ème run, on aura la vraie fin du jeu (qui ne diffère pas énormément de celles qu’on avait déjà eu jusque-là :P) et on n’aura plus qu’à chasser les cristaux histoire de monter toutes les capacités au maximum (pour la gloire !)

Pour revenir aux niveaux, la variété est au rendez-vous et ils diffèrent suffisamment pour qu’on ait l’impression de voyager un peu. Cimetière, montagne, caverne, ville

Pour ce qui concerne les monstres, s’ils ne sont pas extrêmement nombreux, ils sont variés et chacun a son style en termes de combat. Ils sont aussi tous très réussis visuellement et c’est toujours un plaisir de les exterminer. C’est la même chose pour la poignée de boss qu’on croise. Gros, vicieux, retors et joliment monstrueux. Quelques variantes apparaissent de temps à autres (explosif, électrique, empoisonné) histoire d’apporter un peu plus de piment. On peut d’ailleurs les retrouver tous dans un menu nommé Monsterpedia où, en plus d’une petite bio, on pourra suivre le bonus associé à chaque monstre. Car, petite subtilité, plus on tue un type de monstre, et plus on est efficace contre ce type de monstre. Cela fonctionne par palier et donne des bonus de puissance particulièrement excessif au fur et à mesure qu’on progresse dans l’aventure.

Pour compléter le tableau, il faut dire un mot sur la bande son qui accompagne le jeu et qui est parfaitement en accord avec ce qu’on fait et ce qu’on voit. C’est bon. C’est même très bon. Les musiques très inspirées collent très bien à l’univers et les bruitages très appropriés.

La durée de vie du jeu est assez raisonnable (entre 15 et 20 heures pour finir les 3 plans) et franchement on ne les voit pas passer. Ceux qui veulent du rab peuvent partir à la chasse aux cristaux histoire de tout compléter, ou alors se tourner vers le mode survival et tenter de truster la première place du classement mondial.

C’est le moment de conclure et que dire sinon que ce jeu est un petit bijou ? Je sais que ça reprend exactement ce que j’ai dit un intro mais qu’est-ce que j’y peux ? Ce jeu est une bombe et sur Nintendo Switch, il se transcende. Comme l’excellent Dead Cells (dont je n’ai pas assez parlé ici et qui devrait bientôt bénéficier d’une grosse mise à jour GRATUITE (!!!) ajoutant plein de contenu), ce jeu est tellement adapté à la Switch que c’en est indécent ! Sortir sa console du dock pour faire un ou deux niveaux sur un coin de table est tellement naturel qu’on se demande comment on faisait avant ! Comme pour le jeu de Motion Twin, ici, on joue tout de suite, pas besoin de se balader 20 minutes dans le jeu pour vraiment y faire quelque chose. Le plus dur finalement c’est de reposer la console car finalement, on a vite fait de se faire happer par le jeu… comme pour Dead Cells d’ailleurs. Du pur bonheur, du début à la fin et même plus encore !

En deux mots, je vous le conseille.

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