Archives de Catégorie: Jeux Vidéo

[Review] Super Mario Odyssey

Comme prévu, j’ai reçu mon Super Mario Odyssey pour Halloween et comme prévu, il est très bon. Et comme prévu, j’ai mis deux plombes à en parler ici! Tellement de plombes qu’on parle quand même d’Halloween 2017! Mais bon, si vous êtes confinés chez vous et si vous avez du temps libre à ne plus savoir quoi en faire, ça vous occupera 5 minutes. Après si vous avez un boulot indispensable ou si vous cumulez un ou deux emplois de prof à domicile en plus de votre boulot normal, c’est une autre histoire 😛

De mon côté, j’ai beaucoup moins de temps (c’était donc possible!), mais comme je peux esquiver le proxy, et que cet article n’attendait qu’un petit coup de mise en page, le voilà!

Bref, #restezchezvous, tout ça et bonne lecture.

Un peu plus d’une dizaine d’heures suffisent à en faire le tour ce qui fait qu’on le finit assez facilement avant d’avoir le droit de savoir combien de temps on a passé dessus. Car souvenez-vous, Nintendo attend 10 jours pour afficher un jeu dans les statistiques. Riche idée de la part de Nintendo sur ce coup là! Ça plus le fait que le temps de jeu soit donné par tranche de 5 heures, ça fait que c’est assez difficile de garder mesurer vraiment le temps exact passé sur un jeu!

Mais bon, c’est Mario. Alors forcément, c’est chouette et on s’amuse bien. Mais est-ce qu’il est génialissime comme peuvent le laisser croire les tests dithyrambiques qu’on a pu voir partout depuis la sortie du jeu?

Non, clairement pas.

Est-ce qu’il a des défauts? Oui, quelques uns, à commencer par le fait que sur les deux choses qu’on nous vendait depuis le début, on n’en a au final qu’une seule.

Cette chose, celle qu’on a, c’est la transformation via casquette vivante; qui est bien là. L’autre chose, celle qu’on n’a pas, enfin pas vraiment, c’est le fait de se servir de la dite casquette comme plateforme temporaire. Pas vraiment car si la possibilité existe, elle est difficile à mettre en œuvre, et surtout, le level design n’en tire pas du tout parti. La faute en incombe certainement à l’aspect en monde ouvert voulu pour ce jeu; un level design contraint (quand il est bien fait) est finalement toujours plus inspiré qu’un bac à sable, aussi géant soit-il.

À l’opposé, la champimorphose (puisque c’est le nom de la technique de transformation (ou plutôt de possession) à base de caquette) est très présente elle, surement trop d’ailleurs puisqu’elle fait passer à la trappe tous les autres pouvoirs de Mario. Le jeu est construit autour de ça et uniquement de ça.

Bon, c’est vrai que dans Super Mario Sunshine on ne lançait pas de boules de feu ou on ne se transformait pas en raton laveur; et même si j’ai sauté Super Mario Galaxy 1 & 2, j’imagine que c’était la même limonade. Mais quand même, ici c’est à un point tel que ça en vient presque à éclipser les capacités de bases de Mario. Bon, j’exagère, on saute un peu quand même, mais je trouve dommage que Mario soit à ce point éclipsé par Cappy (c’est le nom de la casquette). Finalement on joue plus à Super Cappy Odyssey qu’à Super Mario Odyssey

De même la structure du jeu, à base de récoltes de lunes disséminées dans des niveaux ouverts donnent une impression bizarre. En fait, on a presque l’impression d’être devant un jeu qu’on a déjà fini et de parcourir les niveaux à la recherche des fameux drapeaux (enfin, les « putain de drapeaux » comme on les appelle en vrai) qui sont tant à la mode depuis une dizaine d’années – au moins – pour le finir à 100%.

J’avoue que pour ce qui me concerne, la chasse aux drapeaux, c’est la phase qui m’emmerde et qui fait que j’arrête de jouer à un jeu. Alors même si on ne tombe pas non plus dans cet extrême là, j’ai trouvé dommage ce choix de la part de Nintendo. De ce côté, je trouve que Super Mario Sunshine (encore lui) avait trouvé un meilleur équilibre entre exploration libre et niveaux structurés. Sans parler des niveaux « old school » qui étaient jouissifs dans Sunshine (bien que faussement old school) alors qu’ils ne sont que sympathiques dans Odyssey (malgré un design assez fidèle), la faute notamment à une physique étrange lors des sauts.

Tout n’est pas à jeter, loin de là. Le design de l’ensemble est souvent très bon, les décors sont variés, la technique est très bonne (sans être renversante) et Mario et son chapeau répondent au doigt et à l’œil… et aux mouvements… Car c’est l’autre chose que je reprocherais à ce Super Mario Odyssey : malgré le nombre de boutons sur la manette, Nintendo n’a pas jugé bon d’adapter toutes les commandes dessus. Ainsi, même quand on joue en mode « manette », certains mouvements nécessitent de secouer sa manette en faisant des cercles ou autres joyeuses trouvailles. On aurait pu appuyer sur un bouton et faire le mouvement au stick analogique, mais non, Nintendo a décidé que le motion gaming, c’est trop cool pour s’en passer complètement. Et moi je ne suis pas fan du tout du motion gaming.

Autre regret, l’inutilité totale des costumes, à part pour choper une lune dans chaque niveau si on a l’ensemble complet qui va bien. Donc pour avoir une lune de plus par niveau. Donc à rien. Enfin, ça c’est juste histoire de râler un peu car vu le nombre de costume qui existe, j’imagine bien que ça n’était pas pensable de leur donner des capacités propres, à moins de faire de Mario un RPG, et je ne pense pas que ce soit souhaitable. Quoiqu’il en soit, l’intérêt des costumes n’est pas énorme, à part pour faire des vidéos promotionnelles pour le jeu. Parce qu’une fois le jeu dans sa console, on a vite fait de choisir son costume préféré et d’acheter tous les autres sans jamais les mettre. Bon, après, il faut quand même avouer que les costumes supplémentaires ont toujours un peu servi à ça dans les jeux… 😛

Avec tout ça, Super Mario Odyssey est-il un mauvais jeu? Grands dieux, non! Ce n’est même pas un jeu moyen. C’est un bon jeu, mais franchement entre lui et un Super Mario World, mon verdict est sans appel. Selon moi, ces deux jeux ne jouent pas du tout dans la même catégorie.

Faut-il l’acheter si on a une Switch? Certainement, après tout, il faut bien lui donner à manger à cette petite.

Faut-il acheter une Switch pour jouer à Super Mario Odyssey? Probablement pas, sauf si ça fait plus de 10 ans que vous n’avez pas eu de console Nintendo et que ça vous manque (encore qu’on pourrait discuter sur la pertinence de cet achat par rapport à une Wii U d’occasion)

BGS 2019

Il est tard mais pas encore trop tard pour en parler alors sachez que le weekend prochain se tiendra à Pouilly en Auxois le 9ème Bourgogne Game Show (ou BGS pour les intimes).

Le Bourgogne Game Show, c’est un salon du jeu de café. Pouilly en Auxois, c’est à côté de Dijon, et le week-end prochain, c’est le 21-22 septembre 2019.

J’en ai d’ailleurs déjà parlé ici, ici et ici.

Au programme, plus d’une centaine de jeux mêlant joyeusement bornes d’arcade, flippers, babyfoot, fléchetteset gaming plus ou moins rétro.

Le tout accessible en freeplay dans une bonne ambiance et pour la modique somme de 5€ par personne (2€ pour les enfants de moins de 10 ans)

Comment résister à quelques parties de Dance DanceRevolution, Aqua Jet, House of the Dead,  SpecialCriminal Investigations ou autres pépites arcadiennes ? Comment dire non à The Machine, Jurassik park, Lethalweapon 3 et autres flippers sonnants et rutilants ?

Impossible de rater ce rendez-vous pour notre part, d’autant que le Freeplay n’a pas eu lieu en 2019 !

Le samedi, c’est de 10h à 19h, et le dimanche, c’est de 10h à 18h, il y a un tournoi avec une borne à gagner et une tombola avec un flipper à gagner. Et bien sûr, il y a de quoi se restaurer et se désaltérer sur place – il y a aussi moyen de faire quelques emplettes plus ou moins excessives

Plus d’infos sur les machines présentes et sur le salon ici.

[First look] Gears of War 5

Voilà. C’est la rentrée. Et c’est le retour. Et ça fait longtemps. Très longtemps.

Plein de raisons à tout cela, la première d’entre elles étant un cambriolage qui m’a laissé fort démuni ( :huhu: ) et qui m’a occupé un certain temps par la suite jusqu’à retrouver une situation à peu près normale…

Mais la vie, comme les sorties de jeux, continue… Et septembre est un mois particulièrement bien fourni à ce niveau puisqu’en plus de Gears of War 5 (que j’attendais un « tout petit peu »), il y a sur ma liste de course le remake de Zelda (The Legend of Zelda: Link’s Awakening) à sortir sur Switch la semaine prochaine (qui est sans doute l’un des deux meilleurs Zelda du monde entier, l’autre étant le Zelda 3 de la SuperNES), il faudra aussi compter sur un autre jeu Switch qui a pris son temps pour arriver : Dragon Quest XI S: Echoes of an Elusive Age – Definitive Edition. Comme toutes ces pépites se télescopent un peu les unes les autres, j’ai donc passé mon tour sur d’autres jeux très prometteurs sortant plus ou moins à la même période, Borderlands 3 étant le dernier exemple en date, et Astral Chain le premier, tout occupé que j’étais avec l’excellent (mais pas exempt de défaut pour autant) Marvel Ultimate Alliance 3 sur Switch (encore !)

Bref, tout ça pour dire que Gears of War 5 est sorti cette semaine et que j’ai sauté le pas joyeusement sur la version PC (ben oui, parce que la XBox One, ben, elle n’est plus là ! 😥 ) qui a le bon goût de ne peser que 60 Go ! Quand on se souvient de plus de 90 Go que faisait Gears of War 4 sur PC à sa sortie il y a 3 ans, ça laisse songeur ! Ce tour de passe-passe incroyable semble avoir été rendu possible en rendant optionnel le téléchargement des textures super mega HD. Un coup de génie dont seul un esprit des plus éclairés pouvait avoir l’idée ! (Non, je déconne, c’est du simple bon sens)

Quoiqu’il en soit, 60 Go, ça reste énorme pour une connexion ADSL en mousse comme la mienne, mais en appelant la 4G à la rescousse et en couplant ça à une période de fin de forfait, tout ça s’est goupillé parfaitement et en moins de 12h, c’était plié. Du coup, j’ai pu jouer à ce jeu 2 jours avant sa sortie. Incroyable, non ? D’habitude, quand je dois télécharger un jeu de cette taille, j’y joue plutôt au moins une semaine après la sortie !

Au final, le jeu tourne, c’est beau, c’est fluide, c’est sympa, c’est Gears quoi. La grosse nouveauté étant que le bouton pour tronçonner les gens a changé de place, je vous laisse imaginer à quel point on peut être perdu en prenant en main ce nouvel opus !

La campagne a l’air d’être moins chiante que celle de Gears of War 4 (ce qui, reconnaissons-le, n’est pas bien difficile) et elle pourrait presque être vraiment sympathique si The Coalition ne rêvait pas de faire un jeu à la Uncharted… Parce que franchement, l’acte 2 avec ses allers-retours et ses « missions secondaires »… Quelle purge ! Les phases de vrai gameplay ne sont pas mal du tout, les ennemis sont plus variés, les situations aussi, de même que les décors visités; mais le blabla, les allers-retours, les séquences de non jeu où on ne fait que marcher pour écouter ses bonshommes papoter, chercher un interrupteur dans le noir, ouvrir une porte… Je m’en passerai bien ! De ça et de la pénombre ! Parce que ok les gars, vous gérez grave sur les éclairages en temps réel, c’est super bien fait, on dirait la vraie vie, tout ça mais foutez une lampe sur le torse du personnage pour éclairer devant lui !!!

Bref, tout ça n’est pas génial et en plus cela nuit quand même fortement à la replay value du titre. Autant la campagne du 1 ou du 2, on pouvait la faire, et la refaire encore et encore en augmentant la difficulté, autant là, entre le temps que ça va prendre et les phases chiantes incompressibles, on va vite passer à autre chose ! Et je ne parle même pas du pauvre gars qui jouera Jack pendant la campagne. Oui, parce que la campagne de Gears of War 5 est jouable jusqu’à 3 en coopération, mais pas de chance pour le 3ème, il devra jouer le robot d’assistance Jack !

Mais bon, le vrai cœur du jeu, c’est le multi, et surtout la horde à qui on a donné un petit coup peinture. Le système pour obtenir des cartes a été revu, exit les lootbox, la gestion de « l’argent » in game a changé, la gestion des fortifications aussi… Pas mal de petites modifs ici ou là qui changent vraiment le jeu tout en restant en terrain connu.

Les classes aussi ont changé, chacune ayant maintenant son attaque ultime comme c’est la mode dans les jeux d’aujourd’hui. Bouclier, tir de mortier, invisibilité… Il y a du choix et il devrait y en avoir bientôt encore plus.

Tout cela est pour le moment bien sympathique et apporte un peu de fraicheur à ce mode de jeu (même si le bonheur ultime ce serait quand même de proposer la horde de Gears of War 2 a.k.a la horde de bonhomme !).

Les seuls vrais points noirs pour le moment, c’est d’une part la disparition de la myriade d’options qui permettaient de se configurer une horde hyper personnalisée (type d’ennemis, bonus & co) présentes dans Gears of War 4. Nul doute que cela reviendra petit à petit mais ça fait un gros retour en arrière quand on passe de l’un à l’autre. En passant on regrettera aussi la disparition de la tourelle manuelle qui semble avoir été purement supprimée de cette nouvelle horde…

D’autre part il y a le fait que chaque personnage ait sa classe propre. Ainsi, impossible de jouer avec la tête (et le corps) de Marcus Fenix si vous voulez être Scout. Il faudra accepter de jouer avec la tête de Kait. Même si vous avez envie de la claquer en permanence. Parce que Marcus, il est Tank lui. De même, il faudra choisir entre le peu charismatique J.D. et le détestable Faz si vous voulez être typé « offense ».

Là, c’est clairement une idée à la con, d’autant que même si on aime la classe associé à son héros fétiche, il est interdit de jouer 2 personnages identiques dans la horde. Donc si vous êtes deux à aimer les tanks et à kiffer la barbe de Marcus, il faudra être le plus rapide pour avoir le droit d’en prendre les commandes. Dommage, mille fois dommage. Voilà un point sur lequel The Coalition aurait bien fait de s’abstenir de rouler dans le même sens que tous les jeux qui cartonnent en ce moment. Espérons très fort que cela sera corrigé via un patch, même si, malheureusement, je n’y crois pas trop tant il s’agit d’un parti pris gameplay-istique…

L’autre mode multi, c’est le mode Escape qui fait ses débuts dans cet épisode. Sentant fort le Left 4 Dead, ce mode qui consiste à fuir un nid de Locusts après avoir armé une bombe sale réussit à s’affranchir de son modèle et à avoir sa propre personnalité. Les premières parties faites dans ce mode s’avèrent extrêmement prometteuses.

La tension, l’urgence, l’absence (juste comme il faut) de munitions, la présence du Friendly Fire… Tout se goupille extrêmement bien et cela donne lieu à des parties (assez courte : environ ½ heure) très plaisantes.

C’est la vraie bonne surprise de ce Gears of War 5 et finalement, la seule chose qui l’empêchera de fait de remplacer la horde dans le cœur de fans, c’est sa limitation à seulement 3 joueurs

Enfin, pour finir, il y a évidemment le mode multi « classique » auquel je n’ai pas encore touché et qui devrait assurer comme il l’a toujours fait. Apparemment, pas de classe ni d’attaque ultime ici, donc on devrait retrouver tout ce qui a toujours fait le succès du multi de Gears of War. King of the Hill, TDM, … ainsi qu’un nouveau mode Arcade censé être moins méchant avec les petits nouveaux !

Et c’est ici que je vais m’arrêter. Vous l’aurez compris, ce nouveau Gears of War remplit son contrat, et s’il n’est pas parfait, on s’y amuse, et c’est bien là l’essentiel. Et, chose assez rare pour le souligner, il est fini. Pas de patch day-one de plusieurs dizaines de Go à télécharger pour rendre le jeu vaguement fonctionnel. Pas de serveur bondé impossible à atteindre. Ça change et ça fait du bien ! Après, quant à savoir s’il saura nous occuper aussi longtemps que son grand frère, seul l’avenir nous le dira. En attendant, c’est l’heure de jouer!

P.S : Et pour vraiment terminer, un petit mot pour râler sur la façon dont est gérée la langue du jeu sur PC (j’imagine que sur Xbox One, c’est la même chose) : caler par défaut sur la langue de l’OS, sans aucun moyen de la changer dans les options ! Quelle honte ! D’autant que les fichiers sont présents et qu’il suffit de modifier une ligne dans un fichier de config pour profiter des voix (et de l’interface) en anglais !

En l’occurrence, il suffit de mettre « EN » à la fin de la ligne « PreferredLanguageCode= » qu’on trouve dans le fichier GameUserSettings.ini situé dans le répertoire AppData\Local\Gears5\Saved\Config\PC.

Ça donne donc :

PreferredLanguageCode=EN

Le pire c’est donc que c’est prévu dans la config ! Ça serait quand même sympa de mettre une option dans l’interface du jeu !

[test] Adaptateur 8BitDo GBros.

Petit arrivage pour donner accès à une vraie manette à la Switch : l’adaptateur GBros. de chez 8BitDo.

Plus connu pour leurs manettes au look rétro (et Nintendo-esque), 8BitDo a sorti il y a peu un adaptateur permettant d’utiliser une manette GameCube sur la Switch, le tout en Bluetooth, excusez du peu.

À noter que cet adaptateur vous permet aussi d’utiliser une manette Wii ou une manette NES mini / SuperNES mini via un autre connecteur. Ne possédant pas de manette Wii ou autres, je ne sais pas s’il est possible d’utiliser une manette GameCube et une manette Wii en même temps (mais il est probable que non)

Cette petite chose fonctionne avec 2 piles AA (ou LR06 comme disent les vieilles personnes ^^ ) qui donneront dans les 30 heures d’autonomie à l’engin. De quoi enchainer « quelques » parties avant de devoir les changer et/ou les recharger.

Le tout fonctionne parfaitement, et s’installe et se configure le plus simplement du monde sur la Switch. Si le cœur vous en dit, un mode Xinput vous permettra de faire dialoguer l’adaptateur avec un PC. D’ailleurs la boîte embarque même un (mini) câble USB quoi doit permettre de jouer sans bluetooth (mais ce qui enlève énormément d’intérêt à la chose, il faut l’avouer!). Et en plus sur PC, on pourra configurer un mode turbo.

Bref, sur le papier c’est la classe, et une fois installé… ben c’est la classe aussi. La grande classe même. Ça fait quand même super plaisir d’avoir une vraie manette bien robuste dans les mains!

Cet adaptateur se fait complètement oublier et au final, on joue simplement à la Switch avec une manette GameCube. Sans fil trop court qui oblige à se coller à la télé ou qui risque de faire tomber la console en cas de mouvement un peu brusque. Le top quoi!

Seul regret : il manque un bouton à la manette GameCube sur la tranche gauche pour qu’elle soit utilisable plus largement. Dommage que 8BitDo n’ait pas eu l’idée d’en mettre un de remplacement sur l’adaptateur, après tout, ils l’ont bien fait pour le bouton « home » et « screenshot »… Mais bon, on se console en se disant que ça n’aurait de toute façon pas été très pratique et en les remerciant d’avoir au moins donné la possibilité de switcher entre un mode GameCube et un mode Switch pro.

En tout cas, pour pas mal de jeux (dont Super Smash Bros Ultimate et Mario Kart 8 DX), c’est du bonheur à pas cher, alors si vous avez une manette GameCube dans un tiroir, n’hésitez pas à sauter le pas! Ici, il met tout le monde d’accord!

[Review] Test – Tesla Vs Lovecraft : un bon ptit shoot pour occuper la Switch

Longtemps. Ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas écrit quelque chose ici. Trop longtemps.

Il faut dire que le début de l’année a été très chargée et qu’en plus de ça il a fallu que je m’occupe de rapatrier le plus d’images possibles directement sur le site. Pourquoi ? Et bien parce que Flickr a eu la bonne idée de limiter à 1000 images les comptes gratuits… et croyez-moi, c’était bien pénible ! Et ce n’est pas fini d’ailleurs !

Bref, trêve de digression, et revenons au sujet. Je prends donc un peu de temps pour vous dire tout le bien que j’ai pensé d’un petit jeu dont je n’avais pas entendu parler : Tesla Vs Lovercraft.

Développé par le studio indépendant 10tons, ce petit bijou est sorti sur Windows, macOS, Linux, PlayStation 4, Xbox One, iOS et, la version qui nous intéresse ici, sur Nintendo Switch. Initialement disponible sur PC en janvier de l’année dernière, la version console n’a pas trop trainé car mi-mars, tout le monde était servi.

Tesla Vs Lovecraft nous met aux commandes de Nikola Tesla (oui, oui, le scientifique) qui devra se frayer un chemin parmi toutes sortes de créatures inspirées de la littérature lovecraftienne. Car oui, ici, l’antagoniste (enfin, si l’on peut dire) est campé par nul autre que Howard Phillips Lovecraft (l’écrivain), le papa de tout plein de trucs que le monde entier connait, même sans le savoir.

Le pitch est assez simple – en gros les découvertes scientifiques de Tesla vont réveiller les monstres anciens made in Lovecraft – les personnages sont caricaturaux, et si l’histoire est amusante, elle sait surtout rester à sa place. Quelques écrans vaguement animés, des voix avec des accents qui vont bien, quelques effets de lumière et hop, place au jeu ! Après tout, tout cela n’est qu’un prétexte à tirer sur tout ce qui bouge. Un prétexte original, bien trouvé, amusant, mais un prétexte quand même !

Forcément, le jeu ne propose pas le visuel d’un triple A mais la direction artistique est inspirée et l’ensemble passe vraiment très bien pour le style de jeu. Forcément, sur la télé, ça a un aspect un peu soviétique, mais si c’est assez vide, ce n’est pas moche pour autant. En mode portable par contre, ça passe beaucoup mieux.

Pour décrire le gameplay, je pourrais me contenter de dire que Tesla vs Lovecraft est un twin stick shooter, mais ce serait un peu facile (et trop court !).

On parcourt donc des niveaux à la taille assez modestes et qui s’apparentent plus à des arènes qu’à des niveaux à proprement parler. Et on tire sur les vagues d’ennemis pour ne pas se laisser submerger. Régulièrement, de nouvelles armes et des bonus apparaissent sur le terrain qui vous permettront de botter des culs plus efficacement, après, libre à vous de prendre le risque d’aller les chercher ou non 😉

Le tout est bien sûr mâtiné de pouvoirs secondaires (qu’on recharge ou change en ramassant un bonus sur la map), de téléportation (qui se recharge au fur et à mesure du temps) et d’ultimate sous la forme d’un mécha géant (qu’on peut déclencher après en avoir collecté les différents morceaux sur le champ de bataille). Il y a donc de quoi faire pour exploser les nuées d’ennemis qui assaillent ce pauvre Nikola.

La prise en main est assez simple : le stick gauche sert à déplacer son personnage et le stick droit permet d’orienter les tirs. On tire avec ZR, on utilise L pour se téléporter et ZL pour l’arme secondaire. Voilà pour l’essentiel des commandes et si ça fonctionne bien, il faut bien reconnaître que les premières parties mettent les mains à rude épreuve… Et puis, on devient meilleur, ou on s’habitue, et tout va bien…

L’originalité du titre, c’est de faire commencer chaque stage avec un personnage au niveau 1.

Au fur et à mesure qu’on empile les cadavres, on montera en niveau, et à chaque niveau, on pourra choisir entre deux améliorations proposées au hasard. Plus de vie, régénération, aura empoisonnée, armes secondaires plus puissantes, tir plus puissant, plus rapide… Et même quelques améliorations épiques particulièrement violentes.

Si ces améliorations sont perdues à la fin de chaque niveau, ce qui reste par contre, ce sont les cristaux amassés. Soit en les ramassant sur le champ de bataille, soit en réussissant des challenges (le principal étant de cumuler des morts pour chaque type d’ennemis). Ces cristaux permettent d’acheter des améliorations qui vous permettront de devenir plus fort ou de survivre plus longtemps, et ce de façon permanente. Ce qui devrait vous permettre d’aller vous frotter à des niveaux plus difficiles. Cet aspect du jeu est particulièrement incontournable quand on attaque le 3ème run du jeu.

Le jeu se décompose en effet en une grosse trentaine de niveaux qu’on parcourt dans l’ordre sur une carte. Et si on ne peut jouer un niveau qu’une fois le précédent terminé, on a la possibilité de rejouer un niveau déjà nettoyé si l’envie nous en prend. Une fois tous les niveaux terminés (et donc l’histoire terminée), on débloque un nouveau plan d’existence, le plan de l’Aether dans lequel on doit re-parcourir chaque niveau selon le même principe, sauf que cette fois les monstres sont plus nombreux, plus agressifs et plus variés. Une fois arrivé au bout du plan de l’Aether, on débloque l’accès au plan d’Eldritch et on recommence. Et cette fois, la difficulté passe un très gros cran au-dessus ! Une fois au bout de ce 3ème run, on aura la vraie fin du jeu (qui ne diffère pas énormément de celles qu’on avait déjà eu jusque-là :P) et on n’aura plus qu’à chasser les cristaux histoire de monter toutes les capacités au maximum (pour la gloire !)

Pour revenir aux niveaux, la variété est au rendez-vous et ils diffèrent suffisamment pour qu’on ait l’impression de voyager un peu. Cimetière, montagne, caverne, ville

Pour ce qui concerne les monstres, s’ils ne sont pas extrêmement nombreux, ils sont variés et chacun a son style en termes de combat. Ils sont aussi tous très réussis visuellement et c’est toujours un plaisir de les exterminer. C’est la même chose pour la poignée de boss qu’on croise. Gros, vicieux, retors et joliment monstrueux. Quelques variantes apparaissent de temps à autres (explosif, électrique, empoisonné) histoire d’apporter un peu plus de piment. On peut d’ailleurs les retrouver tous dans un menu nommé Monsterpedia où, en plus d’une petite bio, on pourra suivre le bonus associé à chaque monstre. Car, petite subtilité, plus on tue un type de monstre, et plus on est efficace contre ce type de monstre. Cela fonctionne par palier et donne des bonus de puissance particulièrement excessif au fur et à mesure qu’on progresse dans l’aventure.

Pour compléter le tableau, il faut dire un mot sur la bande son qui accompagne le jeu et qui est parfaitement en accord avec ce qu’on fait et ce qu’on voit. C’est bon. C’est même très bon. Les musiques très inspirées collent très bien à l’univers et les bruitages très appropriés.

La durée de vie du jeu est assez raisonnable (entre 15 et 20 heures pour finir les 3 plans) et franchement on ne les voit pas passer. Ceux qui veulent du rab peuvent partir à la chasse aux cristaux histoire de tout compléter, ou alors se tourner vers le mode survival et tenter de truster la première place du classement mondial.

C’est le moment de conclure et que dire sinon que ce jeu est un petit bijou ? Je sais que ça reprend exactement ce que j’ai dit un intro mais qu’est-ce que j’y peux ? Ce jeu est une bombe et sur Nintendo Switch, il se transcende. Comme l’excellent Dead Cells (dont je n’ai pas assez parlé ici et qui devrait bientôt bénéficier d’une grosse mise à jour GRATUITE (!!!) ajoutant plein de contenu), ce jeu est tellement adapté à la Switch que c’en est indécent ! Sortir sa console du dock pour faire un ou deux niveaux sur un coin de table est tellement naturel qu’on se demande comment on faisait avant ! Comme pour le jeu de Motion Twin, ici, on joue tout de suite, pas besoin de se balader 20 minutes dans le jeu pour vraiment y faire quelque chose. Le plus dur finalement c’est de reposer la console car finalement, on a vite fait de se faire happer par le jeu… comme pour Dead Cells d’ailleurs. Du pur bonheur, du début à la fin et même plus encore !

En deux mots, je vous le conseille.

Réparation monnayeur New Astro City

Bonne année tout le monde !

Oui, ça fait très longtemps que je n’ai pas mis les pieds ici mais vous savez ce que c’est : le boulot, les enfants, le temps… Bref, allez, on s’y remet 😉 

Depuis quelque temps déjà, le monnayeur de ma New AstroCity fait son difficile et refuse certaines de mes pièces de 100 Yens. Soit il les rejette directement, soit elles restent coincées et je dois appuyer sur le bouton de retour de pièce(et si je ne le fais pas et que je continue à mettre des pièces, ça fout bien la merde !)

Bref, après avoir passé un certain nombre de crédits à essayer différentes techniques pour que la pièce soit acceptée, j’ai dû me rendre à l’évidence : il allait falloir mettre les mains à l’intérieur de la bête ! 

Autant le dire tout de suite, je souhaitais dans la mesure du possible ne pas avoir à démonter entièrement le pauvre monnayeur, il est donc resté sur sa porte pendant toute la durée de l’opération. C’était parfois merdique de bien tout voir mais c’est finalement très faisable.

Pour résumer tout cela, mon monnayeur est un monnayeur comparatif, un AD-81P pour être précis. Et sur cet engin, on trouve un certain nombre de vis de réglages, 4 pour être précis. Et si on trouve facilement une notice de l’engin, la partie qui concerne le réglage est beaucoup plus difficile à dénicher…

Pour ce qui me concerne, après analyse, il semblerait que le problème vienne du fait que les pièces n’ont pas toutes le même poids. Enfin, n’ont plus toutes le même poids. C’est curieux. Mais c’est en tout cas ce que semble me dire ma balance de cuisine, même si la différence de poids entre les pièces est inférieur à 1 gramme. La constatation, c’est que les pièces les plus lourdes ne passent pas.

Comme dit plus haut, l’AD-81P possède 4 vis de réglagesqu’on peut voir sur cette photo :

Dans le cas qui me concerne, la vis à tripoter est la N°2 qui d’après les informations trouvées sur le net permet de régler l’épaisseur de la pièce. Je n’ai aucun outil qui me permette de vérifier s’il y a une différence entre l’épaisseur de mes pièces. Et je ne sais pas non plus ce qui a pu rendre mes pièces plus épaisses. Mais une chose est sûre : c’est cette vis là qui m’a permis de rendre mon monnayeur plus ouvert à la différence ! 

On prend donc un tournevis, on prend une des pièces récalcitrantes, on tourne la vis dans un sens ; et comme ça ne change rien, on la tourne dans l’autre sens : paf, c’est réglé, la pièce est passée !

Et voilà ! C’est tout ! C’est simple, c’est efficace et ça vous permettra de régler ce souci en deux coups de cuillère à pot tournevis si vous le rencontrez. Car si le bruit que fait une pièce qui passe dans un monnayeur de borne d’arcade avant de tomber dans un bac à pièces ajoute beaucoup au plaisir de jouer sur une borne d’arcade, voir une partie de ses pièces refusées sans raison apparente est excessivement pénible !

Bon jeu et bonne année 😉

[Review] Super Mario (déjà) Party

Le (très bon) jeu de mot dans le titre est clair : j’ai déjà revendu le Mario Party de la Switch ; Super Mario Party.

Super Mario Party Bye Bye

Il a eu sa chance. Plusieurs fois. Et il a bien fallu se rendre à l’évidence : il n’est pas très bon. Entendons bien, il n’est pas mauvais. Mais il a un certain nombre de défauts. Et surtout il ne fait pas le poids à côté de celui que j’ai déjà, le pourtant antique Mario Party 4 sur Game Cube. Ce Mario Party affiche pourtant près de 20 ans au compteur…

Quand on fait les comptes, Super Mario Party a pour lui d’être sensiblement plus beau que son frère ainé (et en 16/9 en plus) et d’avoir des manettes sans fil. C’est tout. C’est peu. Et pour moi, ce n’est clairement pas assez.

À côté de ces « nombreuses qualités », on trouve un tas de défauts, à commencer par un hub navigable en lieu et place d’un bon vieux menu. J’ai toujours trouvé ça pénible et ce jeu ne fait pas exception. Dès qu’on a fait un tour dans chacun des modes de jeux, on obtient des raccourcis pour ne pas avoir à se balader d’un endroit à l’autre pour lancer une partie mais ça reste une idée à la con. Et la sélection des joueurs et des configurations n’y échappent pas…

Un autre point assez gênant, c’est le rythme du jeu qui est vraiment très lent. Le jeu prend vraiment son temps pour chaque action. Lancer les dés. Faire avancer les personnages. Choisir un objet… Tout est long. Et je ne parle pas du lancement de la partie ! Franchement, j’imagine bien qu’il doit y avoir une idée (peut-être même une bonne !) derrière tout ça, mais à l’usage, c’est vraiment pénible. Et si l’idée c’était de rendre le jeu plus accessible aux petits, c’est complètement raté parce que faire attendre 5 minutes à un gamin pendant que les autres joueurs (ou pire, le CPU !) joue, ça n’aide pas à garder leur attention !

Mario Party a toujours eu une sorte d’inertie ou de nonchalance, mais là, ça pousse le bouchon un peu loin quand même… Et c’est d’autant plus dommage sur la Switch qui se prête tellement au jeu sur le pouce… Comme en plus il est impossible de descendre en dessous de 20 tours de jeu ! Autant dire que pour une petite partie vite fait, on devra faire une croix sur le mode classique et se contenter de piocher directement dans l’armoire des mini-jeux…

Mais le point qui fâche le plus, ce sont les mini-jeux. Enfin, surtout les mini-jeux qui où les contrôles sont basés sur la détection de mouvements. On va faire simple : globalement, je les ai tous trouvés horribles. Et, à chaque fois, j’ai eu ce sentiment que je me battais contre les contrôles (au lieu de me battre contre mes adversaires). Il faut dire que la précision est toute relative et que toutes les idées ne sont pas exceptionnelles… Pour les autres mini-jeux, la plupart sont bons, voire très bons, même si on peut regretter la facilité de certains et la faible durée de jeu effectif pour d’autres (parfois pour les mêmes d’ailleurs).

Là où ça fait encore plus mal, c’est quand on compare avec certains des mini-jeux qu’embarquait Mario Party 4. Plus rythmés, plus vifs, plus fous, plus compétitifs… On a vraiment perdu quelque chose en route… Et force est de constater que les jeux les plus hystériques (et souvent les plus fun) ont tous disparu !

Tout ça mis ensemble ne plaide pas tellement en la faveur de Super Mario Party

Et je ne suis pas le seul à le penser. J’en veux pour preuve la session de jeu qu’on a fait sur Mario Party 4 après 3 sessions sur Super Mario Party. Cela ne mentait pas : Là où sur les 3 soirées précédentes, l’ambiance était au mieux sympathique (mais tout de même enveloppée d’une certaine torpeur), on s’amusait vraiment lors de la soirée Mario Party 4 !

À ce moment, la messe était dite. Et si on a tout de même redonné sa chance deux ou trois fois à Super Mario Party, il faut savoir regarder la réalité en face : Super Mario Party est un échec d’autant plus flagrant pour moi qu’il est posé à côté de Mario Party 4 sur l’étagère. Il ne présente que peu, voire pas d’intérêt, d’autant plus que pour y jouer à 3 ou 4, il faut acheter une nouvelle paire de joycons, soit débourser 80 € (addition qui parait d’autant plus salée que j’ai déjà à la maison 3 manettes Game Cube, donc au pire, j’aurais à en acheter 1 de plus…), joycons qui soit dit en passant ne sont pas très confortables (même si l’usage minimaliste qui est fait des boutons ne rend pas ça très problématique).

Super Mario Party ne sera donc resté qu’un peu plus de 3 semaines à la maison. À quelques jours de la sortie de Super Smash Bros Ultimate (qui lui aussi était excellent sur Game Cube), espérons que le jeu de combat made in Nintendo ne subisse pas le même sort!

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