Archives de Catégorie: Jeux Vidéo

[Review] Super Mario (déjà) Party

Le (très bon) jeu de mot dans le titre est clair : j’ai déjà revendu le Mario Party de la Switch ; Super Mario Party.

Super Mario Party Bye Bye

Il a eu sa chance. Plusieurs fois. Et il a bien fallu se rendre à l’évidence : il n’est pas très bon. Entendons bien, il n’est pas mauvais. Mais il a un certain nombre de défauts. Et surtout il ne fait pas le poids à côté de celui que j’ai déjà, le pourtant antique Mario Party 4 sur Game Cube. Ce Mario Party affiche pourtant près de 20 ans au compteur…

Quand on fait les comptes, Super Mario Party a pour lui d’être sensiblement plus beau que son frère ainé (et en 16/9 en plus) et d’avoir des manettes sans fil. C’est tout. C’est peu. Et pour moi, ce n’est clairement pas assez.

À côté de ces « nombreuses qualités », on trouve un tas de défauts, à commencer par un hub navigable en lieu et place d’un bon vieux menu. J’ai toujours trouvé ça pénible et ce jeu ne fait pas exception. Dès qu’on a fait un tour dans chacun des modes de jeux, on obtient des raccourcis pour ne pas avoir à se balader d’un endroit à l’autre pour lancer une partie mais ça reste une idée à la con. Et la sélection des joueurs et des configurations n’y échappent pas…

Un autre point assez gênant, c’est le rythme du jeu qui est vraiment très lent. Le jeu prend vraiment son temps pour chaque action. Lancer les dés. Faire avancer les personnages. Choisir un objet… Tout est long. Et je ne parle pas du lancement de la partie ! Franchement, j’imagine bien qu’il doit y avoir une idée (peut-être même une bonne !) derrière tout ça, mais à l’usage, c’est vraiment pénible. Et si l’idée c’était de rendre le jeu plus accessible aux petits, c’est complètement raté parce que faire attendre 5 minutes à un gamin pendant que les autres joueurs (ou pire, le CPU !) joue, ça n’aide pas à garder leur attention !

Mario Party a toujours eu une sorte d’inertie ou de nonchalance, mais là, ça pousse le bouchon un peu loin quand même… Et c’est d’autant plus dommage sur la Switch qui se prête tellement au jeu sur le pouce… Comme en plus il est impossible de descendre en dessous de 20 tours de jeu ! Autant dire que pour une petite partie vite fait, on devra faire une croix sur le mode classique et se contenter de piocher directement dans l’armoire des mini-jeux…

Mais le point qui fâche le plus, ce sont les mini-jeux. Enfin, surtout les mini-jeux qui où les contrôles sont basés sur la détection de mouvements. On va faire simple : globalement, je les ai tous trouvés horribles. Et, à chaque fois, j’ai eu ce sentiment que je me battais contre les contrôles (au lieu de me battre contre mes adversaires). Il faut dire que la précision est toute relative et que toutes les idées ne sont pas exceptionnelles… Pour les autres mini-jeux, la plupart sont bons, voire très bons, même si on peut regretter la facilité de certains et la faible durée de jeu effectif pour d’autres (parfois pour les mêmes d’ailleurs).

Là où ça fait encore plus mal, c’est quand on compare avec certains des mini-jeux qu’embarquait Mario Party 4. Plus rythmés, plus vifs, plus fous, plus compétitifs… On a vraiment perdu quelque chose en route… Et force est de constater que les jeux les plus hystériques (et souvent les plus fun) ont tous disparu !

Tout ça mis ensemble ne plaide pas tellement en la faveur de Super Mario Party

Et je ne suis pas le seul à le penser. J’en veux pour preuve la session de jeu qu’on a fait sur Mario Party 4 après 3 sessions sur Super Mario Party. Cela ne mentait pas : Là où sur les 3 soirées précédentes, l’ambiance était au mieux sympathique (mais tout de même enveloppée d’une certaine torpeur), on s’amusait vraiment lors de la soirée Mario Party 4 !

À ce moment, la messe était dite. Et si on a tout de même redonné sa chance deux ou trois fois à Super Mario Party, il faut savoir regarder la réalité en face : Super Mario Party est un échec d’autant plus flagrant pour moi qu’il est posé à côté de Mario Party 4 sur l’étagère. Il ne présente que peu, voire pas d’intérêt, d’autant plus que pour y jouer à 3 ou 4, il faut acheter une nouvelle paire de joycons, soit débourser 80 € (addition qui parait d’autant plus salée que j’ai déjà à la maison 3 manettes Game Cube, donc au pire, j’aurais à en acheter 1 de plus…), joycons qui soit dit en passant ne sont pas très confortables (même si l’usage minimaliste qui est fait des boutons ne rend pas ça très problématique).

Super Mario Party ne sera donc resté qu’un peu plus de 3 semaines à la maison. À quelques jours de la sortie de Super Smash Bros Ultimate (qui lui aussi était excellent sur Game Cube), espérons que le jeu de combat made in Nintendo ne subisse pas le même sort!

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[arrivage] Super Mario Party

Aujourd’hui, c’est la sortie de Super Mario Party sur Nintendo Switch! Et la série en profite pour fêter son 20ème anniversaire! Tout ça ne nous rajeunit pas!

Super Mario Party

Je n’ai pas vraiment touché à un Mario Party depuis (le très bon) Mario Party 4 sur Game Cube et j’avoue que j’ai hâte d’ouvrir le blister de celui-là!

J’espère qu’il ne sera pas trop rempli de mini-jeux à base de (médiocre) détection de mouvements et qu’il sera capable, comme son ainée, de réunir joueur et non joueur dans des moments de franche rigolade.

Après des épisodes unanimement jugés décevants, perclus de Mii et de mini-jeux bancals, ce 16ème opus semble revenir à l’essentiel et ce n’est pas pour me déplaire. Annonçant 80 mini-jeux différents, Super Mario Party devrait donc éviter de lasser trop vite, et avec 16 personnages parmi lesquels choisir son pion, tout le monde devrait trouver son bonheur, ou son style car chacun dispose de son dé avec des faces spécifiques.

Seuls bémols pour l’instant : 4 plateaux de jeux en tout et pour tout et pas de prise en charge de la manette pro

Pour les plateaux, on peut imaginer des DLC, et s’ils sont gratuits, je passerais l’éponge (s’ils ne sont pas trop gros à télécharger!).

Pour la manette pro, je trouve ça plus ennuyeux, surtout quand on voit le prix d’une paire de Joycon supplémentaire… Il y a bien un pack Joycon + Super Mario Party mais il n’est (bêtement) pas disponible avant le 23 novembre, soit plus d’un mois et demi après la sortie du jeu!!! Étrange stratégie de la part de Nintendo…

Enfin, cela ne suffira pas à gâcher mon plaisir alors que je n’ai pas même pas encore ouvert le jeu!

Mega Game & Watch Octopus

Ça fait un moment que j’ai vu ça (et c’est rien de le dire!!!) et si j’en ai déjà parlé ailleurs, je n’avais pas eu le temps de le poster ici. Du coup, comme ça vaut franchement le coup d’œil, je le finis par le faire! Surtout qu’à quelques heures du début de l’édition 2018 du BGS, c’est le moment où jamais!

Mais, de quoi parle-t-on au juste??

Et bien de ça:

Classe, non?

Et tout ça est détaillé sur le site du monsieur avec moult photos

Inutile de tout remettre ici mais sachez quand même que ce « petit » Game & Watch mesure rien de moins que 193 cm de largeur pour 116 cm de hauteur. Ce qui fait de lui un « jeu de poche » sacrément encombrant!

Comme vous avez pu le deviner avec le titre de cet article, le jeu que fait tourner cette version très spéciale de Game & Watch est le célèbre Octopus, ce qui ne gâche rien car ce jeu est excellent! Mais après tout, tous les Game & Watch ne le sont-ils pas?

Le projet embarque une télé 46 pouces (forcément, pour un jouet de 2 mètres de large!) et a dans ses entrailles un ordinateur portable qui fait tourner une version Flash du jeu.

Bref, c’est du beau boulot, c’est trop la classe et je ne sais pas vous mais moi j’adorerais faire une partie là-dessus!

[arrivage] Disque dur externe XBox One – Sea of Thieves

Clairement, 500 Go sur une XBox One, ce n’est pas assez. Surtout avec l’installation obligatoire des jeux (cette riche idée venue de la PS3…). Et puis les jeux sont tellement énormes aujourd’hui qu’en voir qui font 100 Go n’est même pas une chose exceptionnelle… Et je ne parle même pas de tous les jeux « offerts » dans l’abonnement en ligne qu’on se sent obligé de télécharger (alors que la plupart du temps ils ne nous intéressent pas plus que ça). Bref, 500 Go, c’est beaucoup trop léger.

Disque dur externe - XBox One - Sea of Thieves

Du coup, on pense à recycler un vieux disque dur externe dont on n’a plus l’usage. Après tout, les consoles modernes acceptent d’étendre leur stockage assez facilement avec n’importe quel disque. Sauf que, chez Microsoft, il y a un gars qui a décidé que si le disque faisait moins de 256Go, ça ne serait pas possible de l’utiliser pour stocker des jeux. Juste comme ça. Parce que voilà.

C’est complètement con… C’est un peu comme la gestion du Wi-Fi sur cette console… 5 ans après la sortie de la console, et après des dizaines de mises à jour de l’OS, la console n’est toujours pas capable de retenir le mot de passe de plus d’un réseau Wi-Fi! Bref, il y a des claques qui se perdent…

Disque dur externe - XBox One - Sea of Thieves

Tout ça pour dire que ne pouvant pas réutiliser un vieux disque de 128 Go qui trainait chez moi, j’ai dû acheter en un nouveau plus gros. Profitant d’une bonne offre, j’ai donc acheté la version Sea of Thieves d’un disque dur externe de 2 To spécial XBox One. Ce que j’ai vu de Sea of Thieves ne me donne pas du tout envie de jouer à ce jeu, mais il faut reconnaître que les produits dérivés de la série (manette, disque dur & compagnie) ont une gueule folle.

Disque dur externe - XBox One - Sea of Thieves

Design, relief, couleurs… Et ça fait aussi disque dur en même temps! C’est beau la technologie!

BGS 2018

Cette année, pour une fois, je poste un petit mot sur le Bourgogne Game Show AVANT qu’il n’ait lieu. Notez donc bien les dates du 22 et 23 septembre 2018 puisque ce sont celles auxquelles se déroulera à Pouilly en Auxois la 8ème édition du BGS.

À peine le temps de digérer la rentrée scolaire que les portes du salon ouvriront pour faire le bonheur des petits et des grands.

BGS 2018

Comme à l’accoutumée, ce salon bourguignon sera l’occasion de jouer en Freeplay toute la journée à plus de 100 machines (flippers et bornes d’arcade) sans compter les jeux de fléchettes, les babyfoot ou le stand consoles (rétro et actuelles). Le tout dans une ambiance sympathique et 100% compatible avec une sortie en famille.

De notre côté, après notre passage aux éditions très réussies de 2017 et 2015, tout le monde a hâte d’aller faire un tour à la « fête des jeux vidéo » 😉

[First Look] Dead Cells

Après l’E3 de la tristesse, après les des jeux qui ont été des déceptions ou qui n’ont pas tenus leurs promesses (pèle-même Zelda Breath of the Wild, Super Mario Odyssey, Uncharted 4, God of War, Monster Hunter World pour ne citer que les plus gros), voici qu’est sorti cet été le formidable Dead Cells, prêt à sauver le monde des jeux vidéo! Rien que ça!

Dead Cells
Arrivé au milieu de mes vacances d’été, ce jeu est tout bonnement fantastique! Très enthousiaste à l’idée d’y jouer, j’avais peur d’en attendre trop et d’être au final un peu déçu par le jeu. Et bien pas du tout! Après un Nier Automata vraiment épatant, Dead Cells achève de me réconcilier avec les jeux vidéo modernes! Ouais, carrément!

Dead Cells - cover artDéveloppé par les bordelais de Motion Twin, Dead Cells est un rogue like (ou plutôt un rogue lite comme on doit dire maintenant) qui combine tout un tas de traits propres à différents genres de jeux, en premier lieu la plateforme et l’action-aventure. Et c’est vrai que Dead Cells pioche un peu partout, de Megaman à Dark Souls en passant par Metroid. Mais ce qui est le plus important, c’est que la sauce prend très bien et, pour ne rien gâcher, la direction artistique et la réalisation sont au top!

Disponible en accès anticipé sur PC depuis le 10 mai 2017, Dead Cells est sorti le 7 août 2018 sur toutes les consoles actuelles (PS4, XBox One et Switch) et a même eu droit à une version physique un peu plus tard ce même mois d’août. C’est évidemment cette version que j’ai choisie (car le démat’ c’est le mal ce n’est pas ma tasse de thé). Et si je suis sûr que le jeu est très bon sur PS4 ou XBox One, je dois dire que pour ce qui me concerne, c’est LE jeu qui transcende le concept de la switch. Parce qu’avant lui, j’avoue qu je n’avais quasiment jamais joué à la Switch ailleurs que sur la télé. Mais avec Dead Cells, c’est différent. Un trou de 10 minutes dans mon planning et hop, je chope la console, j’y joue sur un coin de table et je la repose sur son socle où ma partie attendra mon retour bien sagement (bon, ok, parfois, j’y reste plus que 10 minutes!). Car, contrairement à beaucoup de jeux modernes, en 10 minutes dans Dead Cells, on a le temps de faire des choses. On a le temps de s’amuser. On a le temps de jouer, tout simplement. Et ça c’est vraiment agréable. Pas besoin de se taper des logos à rallonges avant de commencer la partie. Pas besoin de se balader dans un hub pour lancer la partie. Pas besoin de faire 20 bornes à pieds dans les champs pour trouver un donjon. De la simplicité. Du bonheur quoi. Ce qui n’empêche pas pour autant les parties complètes d’être beaucoup (beaucoup) plus longues!

dead CellsBref, j’ai plein de choses à dire sur ce jeu et il faudra que je trouve du temps pour vous expliquer tout le bien que j’en pense plus en détails. En attendant, tout ce que vous avez besoin de savoir, c’est que ce jeu est exceptionnel. On prend vraiment du plaisir à déambuler dans les différents lieux de cette prison, à ferrailler contre ces ennemis divers et variés, à débloquer des armes toutes plus folles les unes que les autres et à se rapprocher de la sortie. Oui, on peste parfois contre un boss trop méchant ou une nuée d’ennemis trop excités, et plus souvent contre nous-mêmes pour avoir été trop gourmand. Mais on kiffe. On kiffe en mode portable, on kiffe en mode dock, on kiffe partout (sauf peut-être dans le jardin vu comme l’écran de la Switch est illisible quand il y a du soleil!!!). Une des meilleures preuve de tout ça, c’est que malgré des vacances très chargées (surtout à base de travaux et de destruction de cheminée), et un arrivage tardif du jeu, j’ai déjà passé plus de 30 heures dessus! Car comme Rogue Legacy en son temps, Dead Cells est un jeu particulièrement addictif. Encore un peu et ce sera le jeu Switch sur lequel j’aurai le plus d’heures de jeu!

Allez, sur ce j’arrête ici. Bonne reprise à tous 🙂

E3 2018 – compt3 r3ndu 3n déception majeure

Cette semaine, c’est l’E3, et depuis ce week-end, les conférences des poids lourds de l’industrie s’enchaînent. Dire que j’attendais cet événement avec impatience est un sacré euphémisme. Et d’ailleurs, l’enthousiasme était plus que partagé, tous les médias spécialisés étant unanimes : cette année, on aurait droit à du lourd, du très lourd. Un véritable feu d’artifices. Il faut dire que certains acteurs en avaient bien besoin quand d’autres ne pouvaient même pas s’en passer. Cela promettait donc un E3 formidable, du genre où on ne saurait plus donner de la tête…

Et pourtant…

La déception qui est la mienne est à la hauteur des attentes que j’avais, peut-être même encore plus grande!

Et puisque la route est longue, attaquons dans l’ordre les « événements » de ces derniers jours.

Service minimum chez EA

Le premier a ouvrir le bal fut Electronics Arts qui n’a pas présenté grand chose de très inattendu (commencez à vous y habituer, c’est la tendance de l’année). Du Battlefield V avec un mode battle royale si populaire en ce moment, du FIFA, NFL & co avec un numéro 19. D’ailleurs, ils avaient tellement peu de choses à nous montrer qu’on a même eu le droit à du Command & Conquier Rivals… sur smartphone!

Ils ont quand même trouvé le temps de nous promettre que « les lootbox c’était fini » et de nous faire l’article de EA Origin Access Premier, leur nouveau super service de jeux vidéo sur abonnement et en streaming que tout le monde s’empresse d’appeler « le netflix du jeu vidéo ». Tout ce que j’aime quoi.

À part ça, on a du Unravel 2 qui a l’air d’être le même que le 1 mais avec de la coop dedans (et qui étonnamment ne sort pas sur Switch!!!) et du Anthem qui n’a pas grand chose d’autre à nous montrer que l’année dernière. Quand on sait que le jeu sort le 22 février 2019, il serait peut-être temps de nous montrer que ce n’est pas qu’un Destiny dans des armures! Après, c’est toujours très beau et ça pourrait faire un chouette jeu! Reste à savoir la tête que ça aura en vrai et si Bioware ne nous refera pas le coup de Mass Effect Andromeda!

seaofsolitudeSeule vraie surprise, Sea of Solitude, à la direction artistique très aguicheuse et à l’histoire intrigante. Il sera intéressant de voir le type de gameplay qui y est associé et comment cela arrive à s’intégrer dans l’histoire.

Cela étant, si ce jeu d’aventure développé par le studio allemand Jo-Mei est une surprise pour moi car je n’en avais jamais entendu parler, il s’avère que c’est loin d’être sa première apparition.

Prévu dans la gamme EA Originals (= des jeux indé édités par Electronic Arts) pour l’année 2019 sans plus de précision, on aura surement le temps de se faire une idée sur ce que vaut vraiment le jeu d’ici là et s’il arrivera à tenir ses promesses.

Une conférence très moyenne donc.

Microsoft tente de nous enfumer

Après ce semi fiasco, Microsoft a pris la suite avec sa conférence dont j’attendais énormément. Quand on regarde les chiffres de ventes de la XBox One, et la claque que Sony lui a mis avec sa PS4 (voire la fessée qu’est en train de lui mettre la Switch), pas besoin d’être un génie pour comprendre que Microsoft avait besoin de frapper très fort cette année. Un an après la sortie de la XBox One X, il est trop tôt pour sortir une nouvelle console comme l’a fait Nintendo avec sa Switch, et un simple upgrade de puissance n’aurait aucun intérêt, la One X étant déjà très au-dessus de ses concurrentes.

Non, il fallait des jeux. Microsoft devait frapper fort. Microsoft ne pouvait pas ne pas frapper fort. Et effectivement Microsoft a mis le paquet. Dommage que le paquet soit complètement à côté de la plaque! Pourtant il y avait de la quantité. Pas loin de 50 jeux ont été montrés, dont beaucoup pour la première fois. Mais au final, on n’apprend pas grand chose, on en découvre encore moins, et surtout, surtout, on voit mal dans cette conférence ce qui pousserait des gens qui n’ont pas de XBox One à en acheter une… Un trailer qui ne montre rien de Halo infinite et beaucoup, beaucoup de titres multiplateforme. Fallout 76, Sekiro : Shadows Die Twice, Kingdom Hearts 3, Captain Spirit, Metro Exodus, The division 2, Devil May Cry 5 (avec Nero qui a un bras robot!!!!), Session (un jeu de skate exclusif au lancement), Jump Force (un cross over DBZ, one piece & co, mais moche), Just Cause 4, Black Desert, Dying light 2

Et ce n’est pas un Crackdown 3 que personne n’attend, Ori and the Will of the Wisps, Forza Horizon 4, un DLC de CupheadTunic (RPG zeldaesque avec un renard) ou un revival de Battletoads (dont on n’a rien vu du tout!) qui vont faire vendre des camions de consoles! Ce n’est même pas un nouveau Gears of War (subtilement nommé Gears of War 5) qui y arrivera!

Et je ne parle même pas du fait de diffuser un trailer de Cyberpunk 2077 comme si c’était une énorme nouvelle pour la XBox One. On ne sait rien de ce jeu, il sortira dans plusieurs années et surement sur des machines qui n’existent pas aujourd’hui… Dans le genre poudre aux yeux, il se pose là lui…

Sorti de ça, que reste-t-il? L’annonce du rachat d’une brochette de studios par Microsoft, ce qui est en soi une bonne nouvelle. Si le Microsoft version XBox One s’est rendu compte qu’avoir de bonnes exclusivités, c’est important, on ne peut qu’applaudir. Sauf que la moitié des studios en questions (undeads lab (State of Decay 2), the initiative, ninja theory, compulsion game (we happy few), playground game (forza horizon)) développaient déjà des jeux exclusifs à la XBox!!! Et surtout, surtout, ça n’annonce aucun nouveau jeu dans l’immédiat!

Bref, un bon gros gâchis et ce n’est pas la possibilité de démarrer un jeu du XBox Gamepass plus tôt ou l’arrivée tardive de Nier Automata sur XBox One (qui est très bon d’ailleurs, je l’ai déjà dit?) qui rattrapera tout ça!

Avant d’en finir avec cette conférence, un petit mot sur Gears of War 5 qui semble suivre la voie prise par God of War récemment. Ce n’est pas dit clairement mais certains passage dans la bande annonce sente le Dead Space, quand d’autres sentent clairement l’open world. Bref, ça ne sent pas le bon vieux Gears des familles… Et je ne parle pas de Marcus qui semble beaucoup plus jeune que dans le 4 ou de J.D. qui est méconnaissable! Et ce n’est pas une déclinaison smartphone (Gears Pop!) ou tactical RPG (Gears Tactics – exclu PC) qui sauvera tout ça!

Toujours la même soupe chez Bethesda

Chez Bethesda, on a des licences qui marchent bien alors on ne se pose pas trop de questions. Un nouveau Doom, un nouveau Quake, un DLC pour Prey, un nouveau Fallout (vu un peu partout) et un nouveau Wolfenstein (où on jouera les jumelles du héros des deux précédents jeux et qui sera jouable en coop du coup). La grosse surprise? Pas un mais 2 nouveaux Elder Scrolls : Elder Scrolls Blades sur smartphone (qui sort bientôt et qui rappellera peut-être des souvenirs aux possesseurs de The Elder Scrolls Travels: Shadowkey sur Nokia NGage) et Elder Scrolls 6 sur PC / console (qui sort dans looooooooooongtemps et qui se contente d’à peine plus qu’un logo).

En bonus, Starfield qui sortira peut être encore après Elder Scrolls 6 et qui en montre à peu près autant. Le point positif? Au moins la conférence n’a pas duré plus de 3h (n’est-ce pas Microsoft?)

Bref, chez Bethesda, on n’avait pas envie de nous montrer grand chose alors c’est qu’on a fait.

Pétard mouillé chez Square Enix

Après ces trois conférences au goût amer, on arrive à celle de Square Enix et on se dit que même sans se forcer, ils ont les moyens de nous faire rêver comme il faut. Après tout, on ne demande pas grand chose. Après ce qu’on vient de vivre, on se contentera de peu. Et bien non, même avec des attentes réduites Square Enix réussit à nous décevoir. Un Shadow of the Tomb Raider qui continue sur la lancée de deux précédents opus et qui semble bien à la peine techniquement en 2018. Un Just Cause 4 éventé lors de la conférence de Microsoft (et qui n’est qu’un nouveau Just Cause, le précédent n’étant sorti qu’il y a 2 ans et demi et étant déjà oublié), du FFXIV croisé avec Monster Hunter, du Captain Spirit (éventé chez Microsoft lui aussi), du Dragon Quest XI (sorti depuis presqu’un an au Japon et vu et revu ces derniers mois (même si je l’attends quand même)), du Octopath Traveler (vu et revu) et du Kingdom Hearts 3 (qu’on a dû voir à chaque conférence… Et qui paraît un peu simple… voire simplet?)

Au milieu de tout ça, il ne reste que The Quiet Man, un trailer pour un jeu dont on ne sait rien du tout et qui sent le WTF; et Babylon Fall qui doit être la seule révélation qui a attiré mon attention lors de cet E3 (bon, après, niveau révélation, ça ne se bousculait pas trop non plus). On ne voit rien mais l’ambiance est là et Platinum est aux manettes. Bon, par contre, c’est prévu pour un vague « 2019 » alors on ne va pas attendre après lui pour jouer!

Pas de Avengers. Pas de FF VII remake.

Bravo Square Enix, vous avez réussi à nous surprendre…

Ubisoft solide sur ses appuis

La conférence d’Ubisoft sera la première dont je ne sortirai pas déçu, ce qui est déjà une bouffée d’air frais plus que bienvenue. Sans parler de génie, il faut reconnaître qu’en plus d’être bien menée, l’éditeur avait amené de la matière.

Si je me fous pas mal (pour l’instant) de Beyond Good & Evil 2, le nouveau trailer présenté est une nouvelle fois bien sympathique, même s’il ne nous apprend pas grand chose sur le jeu. Et puis ça a l’avantage de nous montrer que le jeu est toujours vivant, ce qui est toujours une bonne nouvelle quand on sait d’où il revient. Côté Rainbow 6, ça a parlé esport et communauté. De son côté, Transference a mis pas mal de monde en émoi, même si de mon côté j’ai toujours du mal avec la VR.

Ont suivi un nouveau Trials, un peu de The Crew 2 (qui doit être aussi insipide que son grand frère) et un DLC pour For Honnor. Rien de bien incroyablement folichon jusque là. Oui mais attention, je n’ai pas dit que c’était une grande conférence. Mais il y a du bon.

Assassin’s Creed Odyssey confirme qu’il sera bien ce qu’il prétend être : un Assassin’s Creed Origins en jupette et avec de l’herbe par terre. Vu qu’Assassin’s Creed Origins est peut-être le meilleur jeu auquel j’ai joué récemment, c’est plutôt une bonne nouvelle. Pour peu qu’Ubisoft a appris à faire des cinématiques et ait embauché quelqu’un pour faire le montage et un autre pour raconter l’histoire, il n’y aura pas grand chose à jeter!

The division 2 (disponible le 15 mars) semble être le digne successeur du premier opus et on nous promet beaucoup plus de contenu, dont 3 DLC d’histoire gratuits! Avec quelques modifications ici ou là pour rendre le jeu moins chiant, il y a moyen d’avoir une bonne surprise. Surtout s’ils se sont débarrassés de cette foutu customisation à base de bonnets et d’écharpes! Sans être transi d’amour pour ce jeu, je dois admettre que je le surveille.

De son côté, Bones & skulls semble prendre son temps pour ne pas finir comme Sea of Thieves et ce qu’on en voit paraît maîtrisé et prometteur. Quant à Starlink: Battle for Atlas, je ne sais pas trop quoi en penser. Est-ce une tentative de la part d’Ubisoft d’avoir ses propres jeux à figurines ? si c’est le cas, le timing est étonnant puisque la mode est clairement passée : Disney a jeté l’éponge avec Infinity il y a 2 ans et Lego a abandonné Dimensions l’année dernière. Quoiqu’il en soit, avoir Star Fox dans Starlink sur Switch, c’est la classe, et avoir Shigeru Miyamoto dans la salle pour le présenter, c’est encore plus beau!

Enfin, le DLC Donkey Kong Adventure de Mario + Rabbids: Kingdom Battle semble terriblement sympathique, avec de nouveaux environnements, ennemis et personnages. Le genre de DLC qui vous donne envie d’acheter un DLC (alors que les DLC c’est le mal). Ça arrive le 26 juin et on a aucune idée de combien ça va coûter!

Par contre, pas de Splinter Cell ou de Watch Dogs 3 dont on était pourtant sûr qu’on verrait le bout du nez.

Au final, Ubisoft signe une conférence plus qu’acceptable, mais avouons tout de même qu’elle aurait eu l’air nettement moins exceptionnelle si un ou deux autres de ceux qui l’ont précédé n’avait pas fait de la merde

Sony vainqueur par forfait

Je ne sais pas si Sony a adapté son discours pour tenir compte de la tristesse de la plupart des conférences précédentes (histoire de se garder quelques trucs sous le coude pour la suite) ou s’ils s’étaient tous passés le mot pour nous ménager mais la conférence de Sony est un peu dans le même ton que celles des autres industriels. La grosse différence, c’est que Sony est le leader et qu’il tire avec du plus gros calibre.

D’abord, on a eu du The Last of Us 2, avec une aventure menée par Ellie qui semble seule (quel bonheur de ne plus se trainer un boulet!) et qui offre un rendu visuel hallucinant! Et une liberté qui fait peur. La séquence de gameplay semble tellement ouverte qu’on se demande si on ne risque pas de passer son temps à se perdre dans ce jeu! Et le jeu ne fait pas dans la dentelle au niveau des détails. À ce rythme là, Ellie va vite avoir tué plus de gens que le virus!

Après ça, on a découvert Ghost of Sushima, un titre de Sucker Punch (Sly, InFamous), un jeu open-world (existe-t-il autre chose en first party chez Sony?) qui se déroule dans le Japon féodal et qui sent l’infiltration. Se prendre pour un ninja au pays des ninjas, ça pourrait avoir de la gueule et ce qu’on en a vu va dans ce sens! Et puis en l’absence de Splinter Cell et quand on voit ce qu’est devenu Metal Gear, on se dit qu’il y a une place à prendre!

Ceux qui sont allergiques aux nipponneries pourront se tourner vers Control, le nouveau titre de Remedy (Alan Wake, Quantum Break) au look beaucoup plus occidental. D’ailleurs, dans le design et dans le gameplay, il ressemble beaucoup à Quantum Break. Le fait de développer son titre non plus uniquement sur plateforme Microsoft mais aussi sur PS4 permettra-t-il au studio de remporter un véritable succès avec ce concept?

Ensuite, et avant notre dose de Kingdom Hearts 3 (qui sort le 29 janvier 2019), nous avons eu le droit à du Resident Evil 2 Remake dont on peut dire qu’il était sacrément attendu! Pour ma part, ça m’a laissé complètement indifférent car je n’ai pas du tout retrouvé l’ambiance de l’original (et en plus j’ai trouvé ça assez moyen visuellement… et je ne parle même pas de la vue « caméRAT » embarquée). Rien à voir avec l’effet de malade que m’avait fait Resident Evil Rebirth lors qu’il avait été dévoilé pour la Game Cube! Ils auraient au moins pu nous refaire la séquence d’ouverture pour nous remettre dans la même ambiance!

La suite était surement pour beaucoup de gens la pièce maîtresse de la conférence : une nouvelle vidéo du nouveau jeu de Kojima : Death Stranding avec des morceaux de gameplay dedans. Bon, en fait, on n’apprend rien, et tout ce qu’on voit du gameplay c’est un type qui marche dans la nature pendant des heures pour livrer des colis. Une sorte de simulation de postier dans un futur délabré… Merde! C’est Postman en fait!!! 😀

Blague à part, on ne voit pas grand chose à part ça et un cul de bébé. Et le gars a un robot volant qui le suit en portant des caisses, mais il marche dans le désert avec 50 caisses sur le dos… Et c’est tout. En tout cas ça a suffit à beaucoup de monde. Au moins ça laisse la place à l’imagination!

Après ça, une petite vidéo d’un Nioh 2 (Koei / Tecmo) à surveiller, on a eu le droit à l’autre gros morceau de cette conférence : Spider-Man. On a eu le droit à plus de gameplay mais on n’a pas eu de surprise : C’est beau, c’est fluide, et c’est Batman Arkham version Spider-Man. Si l’histoire est bonne (et pas chiante comme dans Arkham Knight), qu’elle est bien racontée et qu’ils mettent un ou deux trucs originaux, ça sera un must have de la machine. Ça ne révolutionnera pas grand chose, mais on kiffera de jouer le tisseur à se balancer d’immeuble en immeuble pour combattre le crime, comme on avait kiffé d’être Batman dans Arkham Asylum. Et au bout du compte, c’est bien ça l’essentiel.

Voilà, et c’est à peu près tout ce que Sony nous a proposé. Il y a bien eu un peu de PS VR (avec notamment Déraciné) mais déjà que le VR, je ne suis pas hyper client, alors quand c’est juste un trailer qui ne montre rien

Quoiqu’il en soit, avec cette conférence, Sony a clairement été au-dessus du lot… Bon, c’est vrai qu’il n’en fallait pas beaucoup pour ça.

Nintendo a oublié que c’était l’E3

Un peu regonflé (mais pas trop) par la prestation de Sony, il est déjà l’heure d’attaquer la dernière conférence, celle de Nintendo. Bon, ce n’est pas vraiment une conférence, ça fait plusieurs années que Nintendo a décidé d’arrêter d’en faire. Reste que ces derniers temps, ça y ressemblait franchement. Et même si la Switch se vend extrêmement bien, il y avait une grosse attente et on était tous impatient de voir Nintendo envoyer du lourd pour montrer qui c’était le patron. Et là, c’est le drame…

Une annonce pour l’arrivée d’Overcoocked 2 sur la Switch, un peu de Pokemon Let’s go (dont on avait vu beaucoup de choses les semaines d’avant l’E3), un DLC pour Xenoblade Chronicles 2, un peu de Splatoon 2, l’arrivée de Fortnite (dispo immédiatement). Bref, rien de fou fou. La révélation de Super Mario Party (prévu pour le 5 octobre) avec de vidéos de gameplay relève un peu le tout, de même que les vidéos de Fire Emblem qui permettent enfin de voir la gueule qu’aura le jeu. D’ailleurs, puisqu’on en parle, le jeu a l’air sympa mais dans la vue la plus aérienne, ça fait un peu cheap graphiquement. Alors que le zoom et la transition en plan rapproché a une classe folle!

La seule vraie bouffée d’oxygène sera apportée par Daemon X Machina avec sa vidéo de présentation survoltée sur fond de musique métal. Il faut dire qu’un bon vieux combat de mécha des familles, ça fait toujours son petit effet, surtout quand c’est visuellement aussi léché!

Mais tout ça est rapide, très rapide et ce n’est pas l’annonce d’une nouvelle démo pour Octopath Traveler (le 14 juin) qui remontera le niveau. Tout ça n’a en fait que servir d’introduction pour le vrai sujet de cette conférence : Super Smash Bros Ultimate.

25 minutes de Smash Bros sur à peine plus de 40 minutes de conférence! Par contre, là, on a eu du détail! C’est limite si on n’a pas regardé à la loupe chaque personnage du roster et sa liste de coups! Alors, oui, on est content, oui, Smash Bros c’est super chouette, oui, on a hâte de mettre la main dessus, oui, c’est cool d’avoir un roster de malade qui réunit tous les personnages déjà vus dans un Smash Bros, mais ça n’est pas du tout ce qu’on attend d’une conférence de l’E3!

Pourtant, il faudra s’en contenter, on n’aura rien de plus. Pas de Metroid Prime 4. Pas de Bayonetta 3. Pas de Paper Mario Collection. Pas truc inattendu.

Et quand on y réfléchit, pas grand chose chez les éditeurs tiers à destination de la Switch dans leurs conférences. Je ne m’attendais à voir Anthem débarquer sur la console de Nintendo mais quand même, ça inquiète un peu… Pas de Kingdom Hearts 3, rien chez Bethesda, pas grand chose chez EA… Il y en a un peu plus chez Ubisoft mais ça ne tape pas dans les AAA non plus…

Enfin, Super Smash Bros Ultimate a l’air très complet et sort le 7 décembre. Espérons que la plupart des personnages seront à débloquer et qu’il sera aussi sympa à jouer en solo ou en multi que ne l’était Super Smash Bros Melee sur Game Cube!

SuperSmashBrosUltimate

 

Voilà, c’est ainsi que se referme cet E3 de la tristesse, qui promettait tant et que n’a pas offert grand chose. Cet E3 qui devait être grandiose et qui est du coup d’autant plus décevant. Il reste encore le salon en lui même qui nous réserve peut être une ou deux bonnes surprises, mais ne soyons pas dupe, rien ne pourra rattraper ce fiasco. Tout n’est pas à jeter, loin de là, mais on est très loin d’avoir eu notre dose de « oh putain!« 

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