Archives de Catégorie: Mangas / BD / Comics

Spider-Man : Into the Spider-verse

En ce jour de sortie de Spider-Man sur PS4 (qui est à n’en pas douter un très bon jeu, même s’il n’invente surement pas grand chose), je vous propose de jeter un œil à cette vidéo.

Ça date un petit peu (du 6 juin!) mais je n’avais pas eu pris le temps d’en parler et je voulais le faire. Ce qui est épatant, au delà de la qualité de l’animation, du style (des styles!) et de l’histoire qu’on devine dans ce trailer, c’est que ce film sort au cinéma. Même chez nous (le 12 décembre 2018)!

Spider-Man : Into the spider-verseD’ailleurs, dans mon cinéma (enfin, celui où je vais voir des films hein, pas le mien comme si j’en étais le propriétaire…), il y des affiches depuis un moment pour en faire la promo! Alors que finalement, ce n’est « qu’un dessin animé de super héros » comme on en voit des tas tous les ans. Je ne sais pas trop ce qui justifie ce traitement de faveur, mais pour ma part, je suis vraiment enthousiaste à l’idée de voir ce film (même si mes minis sont surement encore trop petits pour les emmener voir ce genre de choses au cinéma…). Je le trouve même beaucoup plus alléchant que le futur Venom avec Tom Hardy prévu pour le mois d’octobre 2018.

Mais alors, de quoi ça parle ce Spider-Man : Into the spider-verse?

Et bien pour la faire courte, et au risque de spoiler, ça parle de Spider-Man. De plusieurs Spider-Man. Et des univers qui vont avec ces Spider-Man.

Ici, on suivra Miles Morales qui va débuter sa carrière de Spider-Man et qui va rencontrer Peter Parker au détour d’un croisement d’univers. Poursuites, cascades, super-vilains, univers multiples, grands pouvoirs, grandes responsabilités. La routine habituelle quoi!

C’est tout cela et bien plus encore qu’on pourra découvrir dans Spider-Man : New Generation (le nom choisi pour la sortie française) au mois de décembre prochain. Vivement.

 

Spider-Man : Into the spider-verse

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[arrivage] Comics Marvel – Super Heroes Collection

En ce moment, Carrefour propose dans ses rayons une nouvelle collection de comics Marvel à prix très réduit. En effet, si chaque volume est censé être vendu à 4,90€ (ce qui n’est déjà pas bien cher), l’enseigne de distribution pratique un prix de lancement est de seulement 1,90€ le volume, et ce jusqu’au 13 août 2018 (ou jusqu’à épuisement des stocks).

Cette collection comporte 8 volumes, chacun consacré à « un » super héros de l’univers Marvel. Notez les guillemets pour le mot « un ». Parmi ceux-ci, on trouve :

  • Spider-Man
  • Avengers
  • X-Men
  • Dead Pool
  • Black Panther
  • Iron Man
  • Les gardiens de la galaxie
  • Wolverine

Comics Marvel

Vous noterez donc que parfois, « un » héros, c’est une équipe 🙂

Vous noterez aussi que la prise de risque est assez faible, puisqu’on retrouve les héros qui cartonnent le plus au cinéma en ce moment, en plus des traditionnels X-Men et de l’incontournable Wolverine.

Pour chaque volume, on aura droit à environ 230 pages et on retrouvera plusieurs petites histoires plus ou moins classiques du super héros (ou de l’équipe). Souvent sur le schéma 1ère apparition + florilège d’histoires piochées dans les différentes périodes.

Dernier détail, les livres sont au format A5 (soit 14,8 cm x 21 cm), donc un format plus compact que le format classique qu’on a l’habitude de trouver hors kiosque. Et ils ont une couverture souple, ce qui est plutôt un bon point pour ce format.

Une collection idéale pour un premier contact avec les bonshommes en collants de chez Marvel à pas cher, et qu’on pourra laisser trainer sans scrupule sur un coin de table pour que les plus petits en profitent aussi (enfin, pas trop petit quand même!) sans devoir être sur leur dos pour veiller à ce qu’ils n’abîment pas les pages 😉

Un achat qui tombe à pic en cette période et qui donnera à s’occuper pendant les vacances pour les moments plus calmes.

Comics Marvel

[Figureview] Fly – DRAGON QUEST – Daï’s Great Adventure figurine – Jump Comics 50th Anniversary

Voilà donc ce que contenait la grosse boîte nonchalamment déposée devant la porte d’entrée il y a quelques jours. À l’intérieur de cette grosse boîte, 3 boîtes plus petites très bien protégées dans un emballage particulièrement rembourré. Dans chacune de ces boîtes, une figurine et celle à laquelle nous allons nous intéresser aujourd’hui est celle qui s’appelle DRAGON QUEST – Daï’s Great Adventure figurine Daï Jump Comics 50th Anniversary Banpresto.

Arrivage - Fly - Freezer - Goku

Vous aurez donc compris que cette boîte contient une figurine de Daï, le héros du manga Dragon Quest, fabriqué par Banpresto dans le cadre du 50ème anniversaire du célèbre magazine de prépublication japonais Jump!

Si ce nom ne vous dit pas grand chose, sachez que chez nous, en France, le manga a été adapté sous le nom de Fly à partir d’avril 1996 (et jusqu’en août 1999) par J’ai lu. Sachez aussi que dans cette adaptation, le héros a lui aussi pris ce nom. Et que, toujours chez nous, la série animée s’appelle Fly 01, même si on elle est souvent appelée Fly tout court (et qu’elle s’arrête à l’épisode 46 en plein milieu d’un combat épique et aux environs du 9 ou 10ème volume du manga (sur 37 volumes en tout!)).

Sachez aussi que ce manga est un spin-off de la série de jeux vidéo Dragon Quest d’Enix (maintenant Square-Enix). Jeux vidéo dont le charadesign a été assuré par Akira Toriyama (excusez du peu!). Ça explique que le look du personnage peut vous paraître familier.

Quoiqu’il en soit, si le dessin animé n’est pas mémorable, le manga est tout simplement génial (et ce n’est rien de le dire!). C’est peut être même mon préféré. Clairement un de mes préférés en tout cas. Il y a tout dedans. On vibre, on rit, on tremble, on enrage, on pleure… On vit vraiment une aventure incroyable. Et d’ailleurs je crois que c’est la première intégrale de manga que j’ai achetée! Bref, ce manga et moi, c’est toute une histoire (d’amour) et il faudra un jour que j’en écrive ici tout le bien que j’en pense (ça fait jamais qu’un truc de plus dans la liste!)

Fly - Buste Fly - Jambes Fly - Rocher

Tout ça pour dire que quand je suis tombé sur cette figurine, mon sang n’a fait qu’un tour et j’ai sauté sur l’occasion de l’ajouter à mon tas de conneries ma collection. Comme c’était le cas pour la figurine de Lunch, Fly est livré en plusieurs morceaux soigneusement emballés et le montage revient au propriétaire. Rassurez-vous, il n’y a rien d’insurmontable, puisque les morceaux sont au nombre de 3. Le haut du corps, les jambes et un tas de cailloux (pas complètement indispensable, mais après tout pourquoi pas). Une fois le tout monté (donc après une trentaine de secondes), on peut admirer le fier guerrier sous toutes les coutures.

Fly

Le niveau de détail est très satisfaisant, la pose est dynamique et correspond vraiment au chevalier du dragon. Une main ouverte en avant, l’autre sur le pommeau de l’épée, prêt à dégainer. Aucun point de fragilité à déplorer, pas même au niveau de l’épée ou de la lanière du fourreau.

Fly - épée et fourreau

La très bonne surprise étant au niveau du visage. Non seulement il échappe à l’effet zombie qui touche tant de figurines (dès qu’un personnage est humain) dans toutes les gamme de prix mais en plus, il est vraiment bien fait! Ce point est toujours délicat et même avec des previews photo correctes avant la commande, il y a toujours le risque de se retrouver avec un regard de poisson mort ou pire encore. Fort heureusement, rien de tout ça ici et on reconnaît bien la bouille de notre Fly! Déterminé, paré au combat, le fils de Baran est prêt à en découdre et à asséner son coup le plus mortel.

Fly - visage

La travail de peinture est plutôt bon sans être exceptionnel. Quelques défauts sont visibles ici ou là en scrutant la figurine en détail mais rien qui brûle les yeux. Quant au rendu des tissus, il est convaincant.

Au final, vous l’aurez compris, on a donc une figurine de toute beauté qui ravira les fans de la série. Chose d’autant plus appréciable que les produits dérivés la concernant ne courent pas les rues! Et tout ça pour un prix relativement modique!

Fly - faible PdC 2

Voilà, c’est tout pour cette fois. À la prochaine fois pour la suite des boîtes (qui ne sera pas une surprise!).

En attendant, une dernière photo de la figurine à côté du tome 29 du manga dont la couverture propose pour Fly une pose assez proche de celle retenue pour la figurine.

Fly - vs manga pose

[Figureview] X-Or (S.H. Figuarts Space Sheriff Gavan)

Malgré le sentiment mitigé que m’a laissé Végéta, je n’ai pas pu résister à une autre figurine articulée de la gamme S.H. Figuarts de chez Bandai, en l’occurrence X-Or, le célèbre shérif de l’espace.

En passant, faites attention, il existe 2 versions du bonhomme. Celle présentée ici, et une nommée Type-G. La plus grosse différence se situe au niveau du plastron pour lequel la Type-G est dépourvue de ses jolies couleurs et se contente de nuance de bleu. De même, les yeux de la tête secondaire sont bleus et non plus oranges. On peut voir la différence entre les deux ici sur feu toyzmag. Quoiqu’il en soit, le Type-G est le « nouveau » X-Or du film sorti en 2012 et évidemment, moi je cherchais le « vrai » X-Or, celui de la série des années 80! (Note de Moi : il semble que pour être le vrai X-Or de la série télé, il faudrait que la figurine ait des bottines et non pas des chaussures, et qu’il ne soit pas brillant mais mat)

Si sur la terre, il est comme toi et moi, dans cette version Gordan a revêtu son scaphandre de combat (pas étonnant vu qu’il n’a besoin que de 5 centièmes de seconde pour le mettre!)

X-Or - S.H. Figuarts
Comme d’habitude avec les S.H. Figuarts, la figurine est livrée dans une boîte à large fenêtre qui permet aux réfractaires du déballage de profiter un minimum du bonhomme. On peut d’ailleurs voir qu’en plus d’une deuxième tête (avec les yeux « allumés »), X-Or est livré avec tout un tas de mains dans des positions diverses et variées. À cela il faut ajouter 2 épées, une classique, et une agrémentée d’un effet de « tranchage » bleuté qui rend pas mal du tout! Et comme d’habitude, la figurine d’une quinzaine de centimètres de haut est hyper articulée.

X-Or - S.H. Figuarts
Une fois le shérif sorti de sa boîte, on essaie tout plein de positions et on se rend compte de trois choses.

D’abord, le rendu est bien meilleur pour un personnage en armure (pardon, en scaphandre de combat) qu’il ne l’était pour Végéta. Les articulations sont beaucoup plus discrètes et à part l’épaule ou quelques positions de la hanche, on n’y voit que du feu. Le rendu de Végéta n’était pas nul, loin de là, mais ici, on est clairement plusieurs crans au-dessus. Et c’est plutôt une très bonne surprise. L’aspect métallique de l’armure est vraiment épatant et les proportions sont excellentes. Bref, il suffirait d’un peu de musique et on s’y croirait ^^

Ensuite, cette figurine de X-Or est beaucoup plus facile à manipuler. Les articulations sont plus souples, le débattement est plus important… La manipulation est beaucoup moins frustrante et on y trouve beaucoup plus facilement son compte.

Enfin, les mains sont toujours assez pénibles à emboîter et on a toujours peur de casser le picot qui sert d’attache! Vu les différentes infos que j’ai pu voir sur le net, ça a l’air d’être une constante pour les S.H. Figuarts. Bon, au final, ça fait peur, mais je n’en ai pas cassé jusque là.

Le seul vrai hic de cette figurine, c’est sa stabilité toute relative. Peut-être est-ce dû à la faible largeur de ses pieds. Ou à la trop grande souplesse de ses articulations. Ou au fait qu’on peut lui faire prendre des poses plus extravagantes. Ou d’un poids trop important du haut de son corps. Quoiqu’il en soit, c’est le genre de figurines qui fait regretter l’absence de socle dans la boîte. Mais de ce côté là, Bandai n’a pas l’habitude d’en mettre, à moins d’y être vraiment obligé. Rien de très rédhibitoire pour autant, on trouve des socles transparents pour quelques euro. Sinon, on peut toujours l’appuyer discrètement sur une autre figurine ou encore lui mettre un peu de patafix sous les pieds.

X-Or - S.H. Figuarts
Comme d’habitude, les nombreux accessoires font plaisir à l’ouverture de la boîte, même s’il est probable qu’une fois votre pose fétiche trouvée, ils y retournent et y restent très longtemps. Après tout, ces figurines ne sont pas des jouets et donc ne se manipulent pas aussi facilement et rapidement. C’est toujours un peu frustrant de ranger dans la boîte la moitié de son contenu! Pour ma part, je préfèrerais moins d’accessoires « redondants » et avoir dans la boîte quelques effets ou un ennemi. Après j’imagine bien que ça permet à Bandai de contenter le plus de monde possible et cela leur évite d’avoir à faire des choix difficiles.

Quoiqu’il en soit, le verdict final est très bon pour ce qui me concerne, et bien meilleur que pour Végéta, d’autant plus que les figurines de X-Or, articulées ou non, ne courent pas les rues! La figurine est vraiment magnifique et même si elle prend un peu les traces de doigts, elle habillera à merveille n’importe laquelle de vos vitrines. Cette figurine me réconcilie avec la gamme S.H. Figuarts (si tant est qu’on était fâché), et si Bandai se décidait à sortir un escadron des Bioman du même accabit que ce X-Or, je ne pourrais pas résister bien longtemps!

X-Or - S.H. Figuarts

X-Or (et tous ses potes) faisait des DAB bien avant que ça ne soit à la mode

[Figureview] S.H. Figuarts Vegeta

S.H. Figuarts Vegeta

Ça fait un moment que j’ai reçu et déballé cette figurine mais je n’ai pas encore pris le temps de dire quelques mots dessus. Ce sera donc chose faite avec cet article.

Comme déjà dit pour son arrivage, ce Vegeta est ma première figurine S.H. Figuarts, une gamme de figurines (très) articulées de chez Bandaï, et d’ailleurs, hormis le Goldorak de chez Revoltech acheté il y une éternité, je crois bien que c’est même ma première figurine articulée (hors jouet bien sûr! 😛 )

 

S.H. Figuarts Vegeta

Pour ce premier achat mon choix donc, mon choix s’est porté sur Vegeta dans sa première version, tel qu’il est quand il débarque sur Terre pour plus ou moins tuer tout le monde. Le gars sympa quoi.

Comme d’habitude dans cette gamme de figurines, le bonhomme est livré dans une belle boîte à moitié transparente, ce qui vous permettra d’admirer la figurine sans la déballer si c’est votre trip. Pour ce qui me concerne, je déballe et on peut alors voir que Vegeta est accompagné d’un bon nombre d’accessoires : des bras, des mains, des visages… et même une queue de deuxième queue de singe. Bref, il y a tout ce qu’il faut pour lui donner un look qui vous plaira.

S.H. Figuarts Vegeta

Une fois tout ça sorti de la boîte, on bricole, on bidouille et on essaie un tas de configuration, avant d’arriver à une position qui nous plait et qui, il faut bien l’avouer, est rarement originale

Tout ça pour ça? C’est un peu mon sentiment après avoir manipulé ce Sayien. La figurine est bien réalisée, le niveau de détails est très bon pour ne pas dire excellent et les articulations sont vraiment nombreuses… Seulement, la manipulation n’est pas aussi aisée que je l’aurai pensé! Ainsi, on passera de longues minutes à martyriser le bonhomme pour ne pas arriver si souvent que cela à quelque chose de vraiment sympa. Avec une mention spéciale pour les mains qui sont assez pénibles à emboîter et que j’ai eu peur de casser assez souvent!

J’imagine que l’habitude permet de rendre les mouvements plus sûrs et plus souples, à la fois pour le propriétaire et pour la figurine; il n’empêche que ce « premier » contact avec le monde des figurines articulées me laisse un sentiment un peu mitigée.

Comprenons-nous bien, le rendu de la figurine est très bon et les articulations, bien que visibles, ne sautent pas tant que ça aux yeux. Reste que je ne peux m’empêcher de penser que bien que sympathiques, ces S.H. figuarts ont un prix souvent excessif comparé aux possibilités réelles et aux tracasseries qui vont avec.

Si le nombre de positions potentielles est extrêmement élevé, le nombre de positions classes ET avec laquelle il tient debout est nettement plus réduit. Quant à lui en faire prendre une des-dites positions, c’est aussi une autre affaire…Pas question de sortir Vegeta de sa vitrine, de le manipuler 15 secondes et de le reposer dans une nouvelle position.

Quand on voit la qualité et le dynamisme de la pose de certaines figurines Dragon Ball chez Banpresto, et qui coûtent 2 à 3 fois moins cher, il est pertinent de se demander à quel point on a absolument besoin d’une figurine articulée. Je sais bien que ça ne joue pas vraiment dans la même catégorie mais au final, tout ça finit la plupart du temps dans une vitrine en « simple » déco…

S.H. Figuarts Vegeta
Au final, je ne regrette pas mon achat mais je suis tout de même un peu déçu. Surtout sur la suite que j’imaginais. Il faut dire que Bandaï annonce régulièrement des figurines à la pelle et certains personnages font rêver, d’autant qu’on ne les voit pas passer souvent en figurine.

Peut-être que c’est de ma faute et que je m’étais fait une fausse idée de ce qu’était ce genre de figurines… Peut-être que j’en attendais trop. De quoi donner à réfléchir pour la suite! 🙂

[critique] Orion – Masamune Shirow

Orion (ou Senjutsu Chōkōkaku Orion de son titre original) est un manga de Masamune Shirow sorti à la fin de l’année 1991 au Japon. Quand il sort ce manga, Masamune Shirow n’en est pas à son coup d’essai car il est déjà l’auteur d’Apple Seed et de Ghost in the Shell, ce qui, il faut l’avouer, permet de se la péter un peu en société!

Orion - Tome 1 (Senjutsu Chōkōkaku Orion)

One shot en deux volumes, Orion n’a pas eu le même succès que ses deux illustres ainés mais ça ne l’a pas empêché d’arriver jusque chez nous, et assez tôt qui plus est puisque c’est en 1994 et 1995 que les deux volumes dont il est question ici ont été édités par Glénat. D’ailleurs, ces deux tomes sont au format 195 mm x 293 mm avec une couverture rigide cartonnée, dans le style de ce qui avait été fait à l’époque pour Akira par Katsuhiro Otomo.

Pour ma part, c’est à cette période que j’avais lu cette histoire pour la première fois, ce qui, en passant, en fait surement un des premiers manga que j’ai dû lire. Et si je les ai acheté aujourd’hui (enfin, façon de parler, cet arrivage n’est évidemment pas d’aujourd’hui même, vous vous en doutez bien!), c’est que bien sûr, cela m’avait bien plu. Mais qu’en est-il après tout ce temps? La passion a-t-elle survécu? Cette histoire a-t-elle été épargnée par les années?

Orion - Tome 2 (Senjutsu Chōkōkaku Orion)

Et bien pas de faux suspens, la réponse est clairement oui. Cette œuvre est tout simplement une petite bombe. Injustement méconnue. Et c’est là où la rédaction de cet article se corse. Comment faire passer le plaisir, que dis-je, le bonheur que j’ai eu à (re)lire cette histoire alors qu’elle est globalement inracontable? Car Orion propose une histoire et un univers foutraques et foisonnants, un monde où science fiction et magie, religions et psychologie se mêlent et se mélangent dans lequel un esprit trop cartésien pourrait avoir du mal à entrer, et à un rythme qu’il peut être difficile de suivre. Bref, le genre de trucs « qui doit être bien à lire« … mais alors à expliquer/raconter…

Essayons tout de même.

Dans un univers futuriste dans lequel la magie a investi (si ce n’est remplacé) la technologie, le Docteur Hebime veut invoquer un naga à neuf tête pour incinérer tout le karma négatif du monde. Tout le monde n’est pas d’accord (sur la façon de faire) et il se heurte notamment au clan Fuze. Vaisseaux spatiaux, explosions dantesques, combats de soldats en armure, invocations et j’en passe; nous voilà au cœur d’un affrontement au milieu duquel on retrouve notamment Seska (la fille du chef du clan Fuze et accessoirement notre héroïne), le dieu Susano Orbatos et le docteur Hebime (et donc l’empire Sokoku pour lequel il bosse). Et ce que je vous raconte là n’est que la partie émergée de l’iceberg!

Et tout ça est bourré de technobabble scientifico-magico-religieux. On fait difficilement plus ésotérique! Et comme il se passe 1 million de choses dans ces 2 fois 216 pages, autant vous dire qu’il faut accepter de se laisser porter par l’histoire. Tenez-vous le pour dit, les explications sur les fonctionnements de ce monde seront au mieux succinctes (et parfois sacrément nébuleuses!).

Pourtant, la narration est excellente, portée par un dessin fabuleux et un charadesign de très bonne facture. Le trait est dynamique et le style sait s’adapter à la situation (comique/sérieux/grandiloquent/mystique…). Par ailleurs, les plans sont bourrés de détails et si on est parfois déboussolé par la succession d’événements, leurs pourquoi et leurs comment, on n’est finalement jamais perdu par ce qui se passe devant nos yeux (ébahis)!

Et c’est surement là le génie de Masamune Shirow (au delà du fait de super bien dessiner!) : il arrive à produire une histoire (et un univers) extrêmement dense (bordélique diront certains) qui semble partir dans tous les sens mais avec juste ce qu’il faut de maîtrise pour que ça tienne debout! Résultat, on est devant une aventure époustouflante, presque épuisante, dont on ne ressort pas complètement indemne. Un peu comme si on avait couru un marathon sur le rythme d’un sprint! Le rythme est effréné mais le jeu en vaut clairement la chandelle.

Moins cérébral qu’un Apple Seed et beaucoup moins qu’un Ghost in the shell, Orion est aussi beaucoup plus divertissant. Indubitablement un must have de mon point de vue, pour peu qu’on veuille bien se laisser happer par l’histoire et qu’on accepte ses contraintes.

 

[arrivage] Camion de combat TMNT – Mega Bloks

Ça n’était pas du tout prévu mais les soldes en ont décidé autrement. Et Franchement, à 2€ la boîte, je n’ai pas hésité une seconde!

megabloks - TMNT

C’est typiquement le genre de soldes que j’affectionne. Un truc sympathique pas du tout anticipé, tellement peu cher que la question ne se pose pas longtemps.

Voilà donc le « Camion de Combat » des Tortues Ninja de chez Mega Bloks.

Au passage, on notera que le « Party Wagon » devient en Français le « Camion de combat » alors que dans toutes les autres langues, il reste un engin dédié à la fête!

Bon, après, il faut reconnaître qu’entre la catapulte, le blindage de parebrise et la bombe embarquée, on est plus équipé pour le combat que pour la fête!

Mega Bloks TMNT - Party VanQuoiqu’il en soit, je ne connaissais pas bien la marque Mega Bloks qui, je l’avoue, n’était pour moi qu’une vulgaire copie des Lego, à la limite du truc illégal. Par ailleurs, je pensais que les pièces étaient d’une taille un poil différente et d’une qualité entre moyenne et misérable.

Il s’avère que si les pièces sont un peu plus dures à clipser (surtout pour un enfant de 7 ans), l’ensemble n’a pas du tout à rougir de la comparaison avec la firme danoise.

La notice de montage est conséquente et suffisamment claire et détaillée pour s’en sortir; et le rendu final est excellent. Quant aux personnages, il faut avouer qu’ils ont une gueule folle! Et l’un d’eux (Raphaël) se paie le luxe d’avoir un bouton d’action dans le dos pour abaisser ses bras d’un coup! Enfin, le jouet en lui même est très jouable (=manipulable) et ne tombe pas en miette à chaque fois qu’on veut y toucher… Du très bon travail!

À une quinzaine d’euro la boîte (ce qui semble le prix normal), je trouve que cela vaut clairement le coup. À 2€, je ne m’y suis pas trompé, et l’après midi de montage pendant lequel j’ai assisté ma grande fille était extrêmement sympa. En fait, c’est bien simple, rien pour ça, ça valait le coup. Après, j’avoue qu’entendre une de mes filles courir après l’autre en tenant une figurine à la main et en disant avec une grosse voix « je suis le Shredder!« , ça n’a pas de prix! 🙂

Mega Bloks TMNT - Party Van

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