[critique] Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi

J’ai enfin vu le dernier épisode en date de Star Wars, Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi. Près de 5 mois après la sortie du film au cinéma. D’ailleurs, en y réfléchissant, c’est le premier film Star Wars que je ne vois pas au cinéma depuis 1999 (avec Star Wars, épisode I : La Menace fantôme). J’avais prévu de le voir à sa sortie et tout un tas de raisons indépendantes de ma volonté ont fait que ça n’a pas pu être possible. Qu’à cela ne tienne, tout est maintenant rentré dans l’ordre. Et je dois dire que je suis sorti de cette séance avec un goût amer dans la bouche.

Star Wars 8

Parce que ça va faire vieux con mais malgré les critiques dithyrambiques (et ce n’est rien de le dire!) à son sujet, je suis sorti de cette séance avec un avis partagé. Je ne savais pas si j’avais trouvé le film « plutôt mauvais » ou « nul« . Et autant dire que du coup, ça risque de spoiler un peu dans la suite de l’article!

Au delà de l’histoire que j’ai trouvé mal construite, notamment avec l’escapade sur la planète casino qui n’a aucun sens dans le cadre d’un siège (puisque c’est de ça qu’il s’agit), il y a tellement de choses qui m’ont énervées, tellement de choses qui sont salies et détruites dans ce film que je n’ai pas passé un bon moment.

Quand l’épisode VII se contentait de décalquer l’épisode IV sans trop d’originalité, il avait réussit à nous réjouir en nous remontrant un univers plus vu au cinéma depuis longtemps et en évitant de faire n’importe quoi ou pire. Au final, le sentiment d’avoir évité la catastrophe prenait le pas sur les qualités et défauts réels du film.

Rogue One de son côté nous proposait de répondre à des questions que personne ne s’était jamais posées mais nous donnait l’occasion de revoir les designs originaux dans de nouvelles situations. Et s’il y avait beaucoup trop de Force dans ce film pour un truc qui se passe quelques minutes avant l’avant l’épisode IV, il a su nous offrir une séquence d’anthologie avec un Dark Vador qu’il ne faut pas emmerder.

Ces deux films, malgré leurs défauts et les incohérences qu’ils introduisaient dans la saga tentaient de respecter un minimum le matériau de base et surtout tentaient de garder une certaine cohérence lors du visionnage.

Star Wars 8Les derniers Jedi, lui, ne fait pas cet effort. Tout un tas de choses ne collent pas et choquent pendant le film. Et tout ça sans grande originalité non plus puisque certaines séquences sont tellement calquées sur les anciens films que ça fait peur. À commencer par le final sur la fausse Hoth, durant lequel on passe son temps à se dire qu’on passerait du meilleur temps à regarder l’Empire contre attaque!

On a détruit trois planètes dans le dernier film et la république est à l’agonie! Tout ça tient dans une douzaine de vaisseaux à tout casser!

Personne ne croit plus au Jedi et à la Force alors que Leia se la joue Superman dans l’espace! Et pas qu’à moitié!

Star Wars 8Kylo Ren et Rey qui sortent d’une pseudo impasse mexicaine et qui s’allient pour péniblement défaire une dizaine de gardes impériaux!

Snoke qui se fait non seulement posséder comme un débutant mais qui en plus meurt (comme une merde qui plus est)!

La confrontation artificielle entre la vice-amirale et Poe! Sans raison, juste comme ça, parce qu’il en faut une! Comme le fait de cacher son plan. Et aussi le sacrifice de la vice-amirale qui n’a aucun sens non plus dans un monde qui grouille de droids plus ou moins anthropomorphes! En fait tout ce que touche la vice-amirale pue un peu la merde en fait…

Les fantômes Jedi qui peuvent intervenir physiquement! À grand coup d’éclairs qui détruisent tout! C’est vrai que jusque là, il n’y avait aucune raison de faire ce genre de choses. Mais détruire un arbre bibliothèque, ça c’était important!

Et je ne parle pas du traitement infâme de Luke Skywalker, de la grotte du côté obscure qui n’est qu’un palais des glaces de la foire du trône, ou du concept de détruire un vaisseau en passant dedans en vitesse lumière… On se demande pourquoi on se fait chier depuis tout ce temps à désactiver des boucliers à la main et à viser des trucs minuscules pour faire péter des étoiles noires en sacrifiant tout un tas de gens! On n’a qu’à envoyer un kamikaze en vitesse lumière au milieu de tout ça, et pouf, plus d’étoile noire! Sans oublier la course à dos de chien géant, la mutinerie inutile, la romance express sortie de nulle part entre Finn et Rose, les autochtones sur l’île de Luke ou les Porgs… Putain les Porgs!!!..

Bref, croyez bien que ce film m’a énervé un certain nombre de fois bien calé que j’étais dans mon fauteuil… Et malgré tout j’ai quand même trouvé le temps long!

En fait, je suis presque tenté de dire que c’est le pire film Star Wars que j’ai vu de ma vie! Et pourtant j’ai vu les deux films des Ewoks!!!

Pour conclure, j’utiliserai les mots de ma femme (qui n’avait jamais vu Star Wars avant qu’on ne se rencontre) : « en fait, on dirait un peu une parodie »

Mais c’est tellement ça!

Star Wars 8

En tout cas, ce Star Wars Episode VIII aura au moins servi à quelque chose; me décider à arrêter d’aller voir des Star Wars au cinéma. Quand Disney a racheté son entreprise à Lucas, je pensais que ce n’était pas une mauvaise chose en soi, et qu’après la prélogie, il ne pouvait rien arriver de pire. Quand ils ont dévoilé leur plan, ça m’a paru excessif et je me suis dit que tout cela allait banaliser Star Wars jusqu’à le rendre quelconque. Un film par an pendant 10 ans, même 2 films par an maintenant, c’est un bon moyen pour essorer une licence jusqu’à l’overdose. Financièrement c’est indéniablement une stratégie payante (c’est le moins qu’on puisse dire). C’était d’ailleurs le sentiment qui prédominait pour moi en sortant de l’épisode VII. Un film sympathique, qui respectent les standards actuels mais qui ne marque pas plus que ça. Un film jetable de plus comme on en voit tant depuis quelques années. On le voit, on l’apprécie sur le moment et on l’oublie pour passer au suivant. Les derniers Jedi passe au niveau supérieur en rendant selon moi obligatoire l’oubli pour apprécier le film (et encore!). C’en est trop pour moi. Je continuerai probablement à suivre ce que devient Star Wars de loin, mais surement pas en payant des places de cinéma!

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Une démo pour Detroit : Become Human

Pendant que vous jouiez à God of War sur votre PS4 (Pro), et entre deux attaques de journaux pour diffamation, Quantic Dream a mis à disposition sur le PSN une démo de son prochain jeu à sortir : Detroit : Become Human. Et c’est arrivé le 24 avril donc c’est dire si vous êtes passé à côté!

La bête pèse quasiment 3 Go et vous permettra de vous essayer à la première mission du jeu, nommée « The Hostage« . Vous vous retrouverez donc dans la « peau » de Connor et essaierez de résoudre la situation de prise d’otage sur un toit d’immeuble qu’on a déjà vue dans de nombreuses vidéos.

Si vous aimez les jeux made in David Cage, cette démo ne vous apportera pas grand chose (à part vous spoiler un peu!) et si vous détestez ce genre de jeux, ce n’est pas cette démo qui vous fera changer d’avis. Après, si vous êtes curieux – ou fan de démos 😉 – c’est une bonne occasion de tâter de ce jeu qui sera, à coup sûr, encensé par la presse, spécialisée ou non.

[Figureview] S.H. Figuarts Vegeta

S.H. Figuarts Vegeta

Ça fait un moment que j’ai reçu et déballé cette figurine mais je n’ai pas encore pris le temps de dire quelques mots dessus. Ce sera donc chose faite avec cet article.

Comme déjà dit pour son arrivage, ce Vegeta est ma première figurine S.H. Figuarts, une gamme de figurines (très) articulées de chez Bandaï, et d’ailleurs, hormis le Goldorak de chez Revoltech acheté il y une éternité, je crois bien que c’est même ma première figurine articulée (hors jouet bien sûr! 😛 )

 

S.H. Figuarts Vegeta

Pour ce premier achat mon choix donc, mon choix s’est porté sur Vegeta dans sa première version, tel qu’il est quand il débarque sur Terre pour plus ou moins tuer tout le monde. Le gars sympa quoi.

Comme d’habitude dans cette gamme de figurines, le bonhomme est livré dans une belle boîte à moitié transparente, ce qui vous permettra d’admirer la figurine sans la déballer si c’est votre trip. Pour ce qui me concerne, je déballe et on peut alors voir que Vegeta est accompagné d’un bon nombre d’accessoires : des bras, des mains, des visages… et même une queue de deuxième queue de singe. Bref, il y a tout ce qu’il faut pour lui donner un look qui vous plaira.

S.H. Figuarts Vegeta

Une fois tout ça sorti de la boîte, on bricole, on bidouille et on essaie un tas de configuration, avant d’arriver à une position qui nous plait et qui, il faut bien l’avouer, est rarement originale

Tout ça pour ça? C’est un peu mon sentiment après avoir manipulé ce Sayien. La figurine est bien réalisée, le niveau de détails est très bon pour ne pas dire excellent et les articulations sont vraiment nombreuses… Seulement, la manipulation n’est pas aussi aisée que je l’aurai pensé! Ainsi, on passera de longues minutes à martyriser le bonhomme pour ne pas arriver si souvent que cela à quelque chose de vraiment sympa. Avec une mention spéciale pour les mains qui sont assez pénibles à emboîter et que j’ai eu peur de casser assez souvent!

J’imagine que l’habitude permet de rendre les mouvements plus sûrs et plus souples, à la fois pour le propriétaire et pour la figurine; il n’empêche que ce « premier » contact avec le monde des figurines articulées me laisse un sentiment un peu mitigée.

Comprenons-nous bien, le rendu de la figurine est très bon et les articulations, bien que visibles, ne sautent pas tant que ça aux yeux. Reste que je ne peux m’empêcher de penser que bien que sympathiques, ces S.H. figuarts ont un prix souvent excessif comparé aux possibilités réelles et aux tracasseries qui vont avec.

Si le nombre de positions potentielles est extrêmement élevé, le nombre de positions classes ET avec laquelle il tient debout est nettement plus réduit. Quant à lui en faire prendre une des-dites positions, c’est aussi une autre affaire…Pas question de sortir Vegeta de sa vitrine, de le manipuler 15 secondes et de le reposer dans une nouvelle position.

Quand on voit la qualité et le dynamisme de la pose de certaines figurines Dragon Ball chez Banpresto, et qui coûtent 2 à 3 fois moins cher, il est pertinent de se demander à quel point on a absolument besoin d’une figurine articulée. Je sais bien que ça ne joue pas vraiment dans la même catégorie mais au final, tout ça finit la plupart du temps dans une vitrine en « simple » déco…

S.H. Figuarts Vegeta
Au final, je ne regrette pas mon achat mais je suis tout de même un peu déçu. Surtout sur la suite que j’imaginais. Il faut dire que Bandaï annonce régulièrement des figurines à la pelle et certains personnages font rêver, d’autant qu’on ne les voit pas passer souvent en figurine.

Peut-être que c’est de ma faute et que je m’étais fait une fausse idée de ce qu’était ce genre de figurines… Peut-être que j’en attendais trop. De quoi donner à réfléchir pour la suite! 🙂

[arrivage] God of War

Merde! Il devait arriver demain celui là !

Et je ne suis pas censé être dispo ce soir et demain soir! 😱

En plus je n’ai pas eu le temps de finir Horizon Zero Dawn… (oui car le Destiny 2 du pack PS4 s’est transformé en Horizon Zero Dawn il n’y a pas longtemps). Pourtant je n’en suis vraiment pas loin!

[arrivage] Playstation et plus encore

Un peu de temps libre pour parler d’un vieil arrivage avec un Playstation (Noël 2016) première du nom. La console de Sony sortie en 1995 en Europe avait déjà trouvé son chemin jusque chez moi mais d’une, elle était à mon petit frère, et de deux, elle a été prêtée il y a bien longtemps à un copain à lui (et les deux ont disparu depuis).

Playstation

Même si pour ma part j’avais choisi d’acheter la Saturn, j’ai d’excellents souvenirs sur cette première machine signée Sony et il faut bien reconnaître qu’elle a permis d’élargir l’audience des jeux vidéo mais aussi qu’elle réussi à faire débarquer en occident des types de jeux dont on était privé depuis longtemps. Je pense bien sûr à Final Fantasy VII mais pas seulement.

Playstation

Cette machine ne m’a pas été offerte seule puisqu’en plus d’une manette Dual Shock (extrêmement moderne pour une Playstation), elle était accompagnée du célèbre jeu Chine développé par Cryo Interactive et sorti en 1998.

Chine

Bien sûr, vous l’aurez compris, ce jeu est une vaste blague et peut être le pire jeu auquel j’ai joué de toute ma vie. La navigation, les accès disques, l’absence d’indication, l’environnement labyrinthique… Tout est là pour faire de ce jeu une expérience insupportable.

Pour ceux qui sont assez maso pour se lancer dans une telle aventure, sachez que le jeu met l’accent sur l’aspect ludo-éducatif et tente de faire découvrir (voire apprendre) aux joueurs des morceaux de l’histoire de la Chine. Sous prétexte d’une enquête sur le meurtre d’un chef eunuque, le joueur doit fouiller les moindres recoins de la cité interdite afin de découvrir des indices qui, au fur et à mesure du déroulement, mettront à jour un vaste complot contre l’empereur lui-même.

Quoiqu’il en soit, même si j’ai passé plus de temps que de raison sur ce jeu, il a permis de tester la console et de vérifier qu’il n’y avait besoin de la mettre à l’envers ou de la poser en vertical pour y jouer 🙂

L’année suivante, j’ai eu droit à un vrai bon jeu en cadeau : le seul, l’unique Metal Gear Solid.

Metal Gear Solid

Vous noterez au passage que Metal Gear Solid est sorti la même année sur Playstation que Chine. Enfin au Japon et aux US. Pour l’Europe, il avait fallu attendre quelques mois de plus. Autant vous dire que si vous vous étiez posé la question à l’époque, oui, cela valait le coup d’attendre.

Ce Metal Gear Solid est une version française et c’est pour ce qui me concerne la première fois que je mets la main sur un tel exemplaire. Dans le temps, j’y avais joué sur une version américaine. Enfin, une copie de sauvegarde d’une version américaine.

Au lancement du jeu, on peut d’ailleurs se souvenir avec nostalgie de ce qu’était la plupart du temps la traduction d’une version française d’un jeu vidéo à l’époque.

Metal Gear Solid - Orthographe

Quoiqu’il en soit, l’absence de carte mémoire n’allait pas m’arrêter et j’ai courageusement choisi Yes pour répondre à cette question.

Ce qu’il faut savoir c’est qu’à l’époque, j’avais adoré Metal Gear Solid. À un point difficilement descriptible. Faute de PS2 à ce moment là, j’étais passé à côté de MGS 2 que j’avais seulement eu l’occasion d’essayer sur une borne de démo dans un magasin (et qui ne m’avait pas transporté) et j’avais complètement zappé MGS3.

Par contre j’avais tâté du MGS4 sur la PS3 et j’y avais été complètement hermétique. L’histoire de plus en plus alambiquée (avec de vrais morceaux de WTF dedans), un gameplay potentiellement intéressant mais criblé d’heures de cinématiques… Ça plus les temps de chargements où on voyait Snake fumer sa clope, ça a eu raison de moi. Pourtant l’aspect cinématographique du premier Metal Gear Solid est en partie ce qui m’avait fait l’aimer! Sauf que là, pour moi, on avait franchi un cap. Metal Gear Solid était un jeu vidéo qui donnait l’impression d’être le héros d’un film, là où MGS 4 était un film dans lequel on pouvait par moment, ponctuellement, prendre la main. Après quelques tentatives, j’ai rendu le jeu à son propriétaire et je suis passé à autre chose.

Enfin, il y a eu Metal Gear Solid V: The Phantom Pain. Au delà de l’histoire tellement tarabiscotée et irréelle que je n’arrive même plus à m’y intéresser, MGS5 a, de mon point de vue, décidé d’arrêter d’être un jeu pour tenter d’être une sorte de simulation. Adieu level design et bonjour physique. Cette tendance actuelle ne me convient pas du tout et passé le prologue et la première mission, j’ai effacé le jeu de mon disque dur. Pas question de me forcer à aller plus loin dans un jeu qui ne m’amuse pas du tout. Certaines personnes y arrivent, moi pas. L’aspect jeu d’un jeu vidéo est trop important pour moi.

Metal Gear Solid

Bref, tout ça pour dire que quand j’ai lancé cette partie, je ne pouvais pas m’empêcher de me demander si je l’apprécierais toujours autant après toutes ces années. Après tout, peut-être que ses suites n’étaient pas si différentes de ce premier épisode. Peut-être que mes goûts avaient changés. Peut-être que ce jeu n’avait pas bien vieilli. Peut-être que la 3D antique m’empêcherait de m’y plonger vraiment. Peut-être que le gameplay était devenu archaïque pour les standards actuels…

Et bien rien de tout ça! Ce jeu est toujours un petite bombe malgré le poids des ans et j’y ai joué pendant quasiment 4 heures sans en décrocher! Le doublage français est bien moins bon (et c’est un euphémisme) que son pendant américain mais malgré ça ce jeu reste exceptionnel. Par contre il va falloir trouver une carte mémoire parce que ce jeu va être dur à terminer en une seule session! Ou alors je pourrais y jouer sur PS3, après tout, elle lit les jeux PS1…

[Review] Kirby All Star Allies

Kirby Star Allies est sorti depuis une petite semaine et les gens sont méchants avec lui. Trop méchants. Car même s’il n’est pas parfait, il ne mérite pas votre haine. Déjà parce que dans ce jeu, Kirby n’est qu’amour. Mais aussi parce que ce jeu est quand même bien sympa.

Kirby All Star Allies - Title

Kirby All Star AlliesLa grosse nouveauté de cet épisode de Kirby, c’est de pouvoir balancer un cœur à la figure d’un de ses ennemis pour s’en faire un allié. Et comme il peut cumuler 3 copains et qu’il peut toujours absorber le pouvoir d’un adversaire, on se retrouve à gambader dans Dreamland (et ailleurs) aux commandes d’une tribu de 4 furieux, aux pouvoirs plus ou moins complémentaires. Car certains pouvoirs se combinent pour donner parfois des résultats détonants! Ainsi, on verra par exemple un épéiste transformer son épée en épée dotée d’un pouvoir de glace,  de feu, d’électricité ou du vent (classique), mais on verra aussi un rocher se transformer en pierre de curling ou encore une toile d’araignée devenir un trampoline pour atteindre une plateforme trop haute. Bref, il y a du classique, du loufoque et de l’inattendu à ce niveau là!

Kirby All Star AlliesL’autre grosse nouveauté de ce Kirby Star Allies, c’est la possibilité de jouer jusqu’à 4, chaque joueur contrôlant un des nouveaux amis de Kirby. On peut entrer ou sortir à n’importe quel moment du jeu, et si le joueur 1 (qui joue Kirby) a un peu plus de possibilités que les autres, chacun peut changer de pouvoir quand il le souhaite, au gré des rencontres avec les ennemis. Si on y joue seul, c’est une I.A. efficace qui se chargera de contrôler les comparses de la boule rose, le joueur pouvant tout de même forcer quelques comportements puisque l’I.A. imite souvent ce que fait Kirby. À noter qu’il est aussi possible de grimper sur le dos des ses alliés, donnant alors la possibilité de diriger sa « monture » et donc d’utiliser ses pouvoirs comme bon nous semble.

À cela il faut aussi ajouter des moments où le gameplay change radicalement : parcours multiples, déplacement à dos d’étoile façon shoot them up (bon, on est loin d’un danmaku!), roulé boulé ou train de l’amitié pour fuser au travers des niveaux. Ou alors simplement sous la forme d’un pont pour guider un lemming d’un point à un autre pour qu’il déverrouille une porte.

Kirby All Star Allies - Friend Train

Au final, bien qu’ayant une palette des possibilités impressionnante, la boule de guimauve et ses petits copains se dirigent au doigt et à l’œil avec beaucoup de plaisir. D’autant plus que visuellement, c’est beau, c’est chatoyant, c’est coloré, c’est fin… Déambuler dans les décors qui agrémentent les niveaux de ce jeu est un vrai bonheur, le tout agrémenté d’une bande son rafraichissante, tantôt originale, tantôt reprenant les thèmes classiques de l’univers. Une réalisation parfaitement maîtrisée donc. Mais alors pourquoi tant de haine?

Là où ce Kirby peut étonner, voire décevoir, c’est au niveau de sa difficulté, car, il faut le dire, Kirby Star Allies est très facile.

Vraiment très facile.

Kirby All Star AlliesPour situer, j’ai fini le jeu sans mourir une seule fois et avec quasiment 150 vies au compteur. Autant dire que niveau stress et angoisse de la mort, on est assez loin d’un Dark Souls et compagnie

Clairement, on se sent invincible et, à part à tomber dans un trou – ce qui est difficile puisque Kirby peut voler à l’infini- il faut vraiment le faire exprès pour tomber en game over

Pourtant, à bien y réfléchir, cela ne devrait pas être une grosse surprise; les jeux Kirby n’ayant jamais été d’une très grande difficulté. Après c’est sûr que si, pour une raison inconnue, on attendait du challenge de très haut niveau, il y a de quoi déchanter.

De mon côté, ce n’est pas le point que je reprocherais le plus à ce jeu. Non, ses deux plus gros défauts sont selon moi, la lenteur et le fouillis qui se dégagent du jeu par moment.

Kirby All Star AlliesLa lenteur, c’est celle du déplacement de Kirby (et donc des autres personnages) qui mériterait bien de passer en 60Hz ( 😀 ). Blague à part, on rêverait d’un bouton pour courir histoire que le chamallow sur pattes se presse un peu. Je sais bien que c’est dans la nature de Kirby de flâner plus que de sprinter, mais quand même, un petit coup de boost ne lui aurait pas fait de mal dans ce jeu.

Sans être rédhibitoire non plus, cette lenteur n’est pas présente partout. Par exemple elle disparaît totalement lors des phases où les 4 amis se transforment en cercle, en train ou s’envolent à dos d’étoile. En revanche, elle se fera fortement sentir dans quelques portions de niveaux trop sages.

Pour ce qui concerne le côté fouillis, il ressort surtout (essentiellement) lors des combats contre les boss, où 4 bonshommes balancent tout ce qu’ils ont à la gueule d’un boss qui, lui, saute dans tous les sens. Franchement, il arrive de passer quelques secondes à chercher où a bien pu passer Kirby au milieu de tout ce bazar d’éclairs et de feu! C’est dommage car historiquement, c’est le moment du jeu qui était un peu plus technique dans un Kirby. Identifier et percer le pattern (assez basique) du boss pour pouvoir lui porter un coup au bon moment, voilà ce qui faisait le sel des affrontements bossesques… Ici, la plupart du temps, il sera plus efficace de bourriner comme un âne sur les boutons!

Kirby All Star Allies

Dans les niveaux eux-mêmes, c’est nettement moins le bordel, même si à 4 joueurs, on imagine sans peine que sans un minimum de concertation ou de coordination, ça peut être vite un sacré bazar à l’écran!

Le jeu souffre surement un peu de la volonté d’en faire un titre multijoueurs. À vouloir donner les mêmes possibilités à chacun des joueurs, on gomme les spécialisations et la stratégie en prend un coup. C’est d’ailleurs sans doute pour ça que les pouvoirs n’ont pas d’effet particulier sur les ennemis. On aurait pu imaginer (par exemple) que les ennemis lanceurs de glace ne sont sensibles qu’aux flammes, mais en fait, ils se font botter les fesses par n’importe lequel de vos pouvoirs. Du coup, les vraies possibilités des pouvoirs ne sont exploités que pour débloquer des passages permettant de récupérer des pièces de puzzle ou ouvrir l’accès à des niveaux optionnels. Ce qui serait suffisant s’il y en avait à foison, un peu comme ce qu’on avait pu voir dans Super Mario World avec toutes ses sorties cachées. Malheureusement ce n’est pas le cas. C’est finalement ça le plus gros défaut de ce Kirby Star Allies : il n’est pas assez généreux. Il est simple. Il est bon. Mais il n’y en a pas assez.

Kirby All Star Allies

Une fois arrivé au bout du jeu (et le monde sauvé), on pourra se pencher sur la recherche des pièces de puzzle qu’on a manquées (je crois qu’il m’en manquait 2 spéciales à la fin de mon 1er run) ou sur la découverte des niveaux optionnels (tous trouvés sur le 1er run pour ma part). Une fois tout ça bouclé, on se tournera vers les autres modes de jeu, au nombre de 4.

Le premier, « Héros de la frappe sidérale« , consiste simplement à taper avec une batte de baseball dans une météorite pour l’empêcher de détruire Dreamland. Un bête concours de distance quoi. Le deuxième mode se nomme « L’as de la hache« , et nous demande de couper le plus de bois possible en évitant les chenilles et les autres bestioles. Deux modes qui trouveraient sans peine leur place comme mini-jeu dans un mario party ou comme bonus dans un Super Smash Bros (pour débloquer des bonus) mais qui en tant que tels n’ont pas beaucoup d’intérêt.

Les deux autres modes ne sont accessibles qu’une fois la « campagne » bouclée. « Star Allies Go ! » qui est plus ou moins un speed run des niveaux et « L’ultime dilemme » qui est plus ou moins un boss mode.

Et c’est tout.

Kirby All Star AlliesDu coup, les gens sont fâchés, car 60 balles pour un jeu qui ne présente aucun vrai challenge et qui se plie en une demie douzaine d’heures, c’est trop. Et sur le fond, ce n’est pas faux. Sauf que déjà, ça n’en fait pas un mauvais jeu. C’est même clairement un bon jeu, voire un très bon jeu.

De plus, dire que Kirby Star Allies est un jeu moyen car il se plie en 2 – 2, cela revient à réduire à une vision du jeu vidéo bien spécifique. Mais en vérité, ce Kirby offre plus. Bien plus. Le deuxième effet kiss cool de ce Kirby Star Allies, c’est le fait qu’il peut aussi se jouer à plusieurs, entre amis bien sûr mais aussi (et j’ai envie de dire surtout) en famille, avec des petits ou des moins petits. Et le jeu reste bon tout en étant accessible.

Il ne viendrait à l’idée de personne de dire que Call of Duty est un mauvais jeu car son mode solo se boucle en quelques heures. Et bien là, c’est un peu la même chose. Kirby offre plus que son mode solo et même si je n’irai pas jusqu’à dire qu’il offrira autant d’heures de jeu qu’un Call Of en multijoueurs, cette façon de jouer change beaucoup de chose.

La coopération fonctionne bien et faire ouvrir son parapluie pour protéger la mèche de l’explosif (ou carrément geler la cascade) pour pouvoir mettre le feu au poudre, c’est une expérience exceptionnelle selon avec qui on la partage. Et qui plus est très différente de l’expérience qu’on aura eu en torchant le jeu en solo. Pas dans ce qu’on fera dans le jeu, mais dans ce qu’on vivra en le faisant. De plus la possibilité d’entrer ou de sortir du jeu à tout moment, permet de s’adapter à un grand nombre de types de joueurs et de niveaux.

Alors oui, peut être que Kirby Star Allies s’apprécie plus en y jouant avec ses enfants qu’en y jouant tout seul quand ils sont couchés; peut être que le jeu cible un usage un peu différent de celui dont on a l’habitude. Oui, le jeu aurait pu être un bien meilleur jeu solo en ajoutant 2 – 3 petits trucs par ci par là. Et je  suis sûr qu’ils en sont conscients, tant chez HAL que chez Nintendo. Mais selon moi, ils ont fait le choix d’en faire un jeu moins solitaire, plus familial. Ça n’est pas une mauvaise chose mais ça peut surprendre, assurément. On aurait pu le leur reprocher si le jeu en solo avait été mauvais, mais vous aurez compris que c’est très loin d’être le cas!

Kirby All Star Allies

[arrivage] T-Shirt : Dragon Ball & DC

Alors que Uniqlo sortira une gamme de T-Shirt plus que sympathique au mois d’avril, sachez que Leclerc en a quelques uns d’assez chouette en ce moment et à un tarif imbattable : 10 € le T-Shirt – 1 acheté = 1 offert! Soit 5 € le T-Shirt!

Après, forcément, il y en a qui sont très moyens, voire moches. Mais dans le tas, j’ai craqué pour ces 4 là :

T-Shirt - Vegeta T-Shirt - Tortue Géniale

T-Shirt - Superman T-Shirt - Batman

Voilà qui devrait vous permettre de vous habiller convenablement pour vos réunions professionnelles importantes…

Et oui, Tortue Géniale a trop la classe 🙂

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