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[critique] Deadpool – la nuit des morts vivants & le retour du Deadpool-vivant

Cela fait quelques temps que j’ai reçu ce Deadpool – La nuit des morts vivants (genre 4 mois!) et comme le père Noël m’a apporté sa suite (Le retour du Deadpool-vivant), je me suis dit que c’était une bonne occasion pour vous en parler!

Deadpool - nuit des morts vivants

Et autant le dire tout de suite, je ne comprends pas bien pourquoi cet album est si bien noté. Parce qu’en gros, on lit un peu partout qu’il est génial, voire que c’est du pur génie. Alors forcément, on y va un peu les yeux fermés

L’histoire a pourtant du potentiel, et est suffisamment débile et référencée pour aller comme un gant à ce bon vieux Deadpool! Jugez plutôt :

Après une violente indigestion, Deadpool sort du coma et découvre que l’apocalypse a eu lieu ! Les zombies ont envahi le monde… et le mercenaire ne souhaite pas finir dans leurs estomacs.

Et on suit donc un Deadpool qui déambule dans les rues à essayer de comprendre ce qui a bien pu se passer et à savoir ce qu’il peut bien faire maintenant.

Deadpool - lonely Le problème, c’est qu’on n’a rien de plus que ça. Comme nous, Deadpool passe un peu là dedans en spectateur, et plutôt sage en plus! Typiquement le genre d’histoire sympathique mais qui ne laisse aucune trace… La bonne idée gâchée par un manque d’ambition, où l’histoire reste engluée dans son pitch de base et dans les références (parfois un peu poussives) obligatoires. On se contente de dérouler le fil, sans implication, sans enjeu, sans grand chose en fait… Et tout ça sans la folie légendaire de Mr Pool… Pourtant il y a de bonnes idées, et graphiquement, c’est très bon, avec un choix au niveau des couleurs tout simplement excellent! Mais ça ne suffit clairement pas. Dommage, dommage…

Peut être que je suis un peu dur avec cet album et qu’une partie de ma déception est due aux critiques dithyrambiques qu’on peut lire à son sujet. C’est probable, mais malgré tout, la déception reste et La nuit des morts vivants est un Deadpool passable de mon point de vue.

Mais dans ce cas, pourquoi avoir acheté la suite? Et bien, d’abord parce que c’est le père Noël qui l’a choisi, donc un peu de respect s’il vous plaît! Ensuite, parce qu’il faut avouer que le point de départ est intriguant :

Deadpool avait trouvé la solution pour enrayer l’épidémie zombie : tout zombie qui dévorait Deadpool se transformait en Deadpool ! Un remède radical qui va engendrer quelques problèmes.

Bon, ok, ça spoile un peu mais bon, la couverture et le titre sont assez clairs quand même!

Le retour du Deadpool-vivant

Et j’ai trouvé ce deuxième volume bien meilleur que le premier. Avec une histoire moins convenue et moins classique (ou prévisible) et surtout avec un Deadpool (beaucoup) plus à son aise, cet album est beaucoup plus plaisant à lire, quand finalement on ne faisait pas beaucoup plus que simplement parcourir le précédent.

Et comme graphiquement, ce Retour du Deadpool-vivant est du même tonneau que son grand frère (donc un très bon cru), je n’ai au final pas grand chose à lui reprocher à part qu’il est un peu court et que certains passages sont un peu expédiés.

Quoiqu’il en soit, sans être du très grand Deadpool, Le retour du Deadpool-vivant est plus que sympathique et m’a même fait oublier la déception qu’avait été son grand frère.

[critique] The nice guys

Dernier film vu récemment et surtout excellente surprise, The nice guys est clairement un film à voir.

The nice guys - affiche

L’histoire de base, bien qu’assez barrée, est finalement assez basique : Nous sommes à Los Angeles en 1977, et nous avons d’un côté Holland March (Ryan Gosling) détective privé alcoolique, dépressif (et plus si affinité) qui mène l’enquête pour retrouver une certaine Amélia. De l’autre côté, nous avons Jackson Healy (Russel Crowe, gros comme rarement) dont le boulot consiste essentiellement à péter la gueule des gens.

Évidemment, les deux vont se rencontrer et se retrouver embarqués dans une histoire pendant laquelle vous ne verrez pas passer le temps. Tout ça sur fond de jeux de pouvoirs, industrie porno, fêtes géantes et années 70… Un cocktail visuel et sensoriel maîtrisé et assez détonnant!

Souvent présenté comme un buddy movie, The Nice Guys L.A. Detectives (de son titre « français ») n’en est pas vraiment un. Il faut dire que le film réussit à ne pas s’enfermer dans les codes inhérents au genre et à proposer quelque chose de vraiment rafraichissant. La raison de ce tour de force se trouve dernière la caméra (et le scénario aussi), Shane Black connaît son affaire et parvient avec brio à utiliser les clichés qu’il a contribué à mettre en place, tout en évitant de tomber dedans! Balaise le gars!

Cela n’empêche pas l’alchimie entre Russell Crowe et Ryan Gosling de prendre, bien au contraire. Et cela de façon étonnante d’ailleurs. Et assez inattendue!

Vrai buddy movie sans toutefois en être vraiment un, The nice guys est un film à part, une vraie enquête policière torturée et biscornue, qui transpire les années 70 mais qui contient pourtant des moments très drôles voire tout simplement désopilants.

N’y a-t-il donc rien qui cloche dans ce film? Et bien honnêtement, non, je n’ai rien à lui reprocher. La réalisation est maîtrisée, les acteurs jouent justes, les répliques sont ciselées et les péripéties sont nombreuses, le tout finissant en feu d’artifices…J’en dirais bien plus mais il vaut mieux découvrir tout cela dans le film. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’ai même pas mis de bande annonce dans cet article car elles racontent et montrent vraiment trop de choses!

Définitivement le film à voir en ce début d’automne!

[critique] Ash vs. Evil Dead

Évidemment, vous connaissez et vous aimez Evil Dead et ses suites, la série de films cultes de Sam Raimi avec l’incomparable Bruce Campbell. Et bien je vais vous parler de son improbable suite sous forme de série télévisée, sortie l’année dernière, soit 23 ans après le dernier épisode de la trilogie (L’armée des ténèbres – 1992) et 34 ans après la sortie du premier film! (Evil Dead – 1981)

Ash Vs. Evil Dead-5

Bon, si vous ne connaissez pas cette série, sachez que vous êtes vraiment passé à côté de quelque chose pendant tout ce temps parce que ces films sont tout simplement des perles dans leur genre. Si le premier accuse un peu son âge et le fait d’avoir été fabriqué en mode débrouille avec des potes et des bouts de ficelle, cela n’enlève pourtant rien à ses qualités. Les suites sont quant à elles bien plus abouties et se regardent sans honte en ces heures de glorification du fond vert. Et comme chacune a son propre style bien à elle, on évite la redite. Bref, Evil Dead, c’est tip top et c’est à voir.

Ash Vs. Evil Dead-6Mais qu’est-ce que ça peut bien raconter? Et bien à la base, c’est l’histoire de cinq jeunes vacanciers (dont Ash, notre héros) qui vont passer quelques jours dans une cabane (délabrée) au fin fond d’une forêt plutôt sinistre. Bon, c’est vrai, ça fait cliché de film d’horreur mais ce n’est pas pour rien que c’est un cliché aujourd’hui!  Suite à la découverte d’un vieil enregistrement d’une incantation magique tiré d’un livre maudit, les forces du mal se réveillent et il va s’en suivre un sacré bordel, particulièrement sanguinolent… Evil Dead, c’est le parangon de la comédie horrifique, le summum du burlesque gore. Punchlines mémorables, armes improbables (une main tronçonneuse!!), monstres horribles et politiquement incorrects… Il n’y a décidément que du bon dans tout ça! Après, forcément, si vous faîtes la moue dès qu’on voit une goutte de sang, ça va être un peu difficile d’aller au bout de tout ça…

Mais assez parlé des films, sinon on y sera encore demain, et attaquons-nous à ce qui nous intéresse aujourd’hui, la toute nouvelle série télé, astucieusement nommée Ash vs. Evil Dead.

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[critique] Deadpool – The movie

Hier j’ai été voir Deadpool. On dit partout qu’il est super chouette et c’est vrai, il l’est.

Deadpool

Il y a déjà plein d’articles partout qui disent que le film est super génial alors je ne vais pas en rajouter (et en plus, je n’ai pas envie de raconter toute l’histoire ici).

Du coup, je vous entends dire dans les commentaires « woh, l’autre, cet article n’est quand même pas là pour ne rien dire d’autre que t’as été voir Deadpool au ciné??« . Et à ça je répondrais que ben si, pas loin.

Deadpool est chouette, Deadpool est marrant, globalement Deadpool tient ses promesses et je n’ai finalement que quelques critiques à lui faire. Et là je vous invite à passer votre chemin car même si c’est léger, je vais dévoiler des petits trucs par ci par là. Donc pour ne rien vous spoiler, allez voir le film, il est très bon.

Pour les autres, voici mes critiques :

  • Deadpool n’est pas assez fou. Ok, le mec est un malade mental dans le film mais dans la BD, c’est carrément un schizophrène. Ils sont plusieurs dans sa tête, ils discutent, ils débattent, ils se prennent la tête. Là dessus, dans le film à part deux trois répliques bien senties, la production a joué la sécurité. D’un autre côté, difficile de vraiment leur en vouloir tant l’exercice semble casse gueule
  • Le film n’est pas hilarant. J’ai lu ici ou là que c’était une véritable esclafade (ce mot n’existe pas) du début à la fin. Et bien si j’ai parfois rigolé, beaucoup souri, et passé du bon temps tout du long, je ne mettrais pas du tout en avant son aspect comique pour vendre le film.
  • C’est un peu mou. Essentiellement à cause de la façon dont le film est construit avec des flashback qui coupent l’action. C’est une idée intéressante, qui casse un peu les habitudes pour les films de super héros (mais pas tant que ça), mais au final, ça ramollit le film. Et surtout j’ai peur que ça le rende moins reregardable (encore un mot qui n’existe pas). Avec un montage plus classique, il aurait surement été plus facile de regarder ce film 10 ou 12 fois d’ici la sortie du 2ème opus. Dans l’état j’ai peur que ça ne lui soit préjudiciable.
  • C’est un peu aseptisé. Attention, ça reste un peu gore, mais pas tant que ça finalement. Mais là je chipote un peu quand même.
  • Le méchant pue un peu. Et surtout le coup du méchant insensible à la douleur, on l’a déjà vu quelques fois… Et comme à chaque fois, bizarrement, ne pas ressentir la douleur prémunit des effets des dégâts… Non mais sérieux, si on transperce la jambe d’un mec qui ne ressent rien, il n’aura pas mal, mais ça l’empêchera quand même de marcher à un moment!!! Et puis ce n’est pas comme si dans l’univers Marvel c’était impensable de lui filer un pouvoir de « en fait ça ne me fait rien ». Mais non, ces cons là disent clairement qu’il ne guérit pas différemment d’un gars normal!!! Bref, ça m’a contrarié.
  • La bande annonce de Batman VS Superman est un méchant gros spoil du film! J’avais évité cette bande annonce et la cohorte de featurettes qui trainent depuis un moment sur le net et je me suis pris ça de plein fouet dans la face hier au ciné! Cette bande annonce de l’aube de la justice est clairement la plus grosse déception de la soirée d’hier (et oui, ça n’a rien à voir avec Deadpool!)

Voilà à part ça, ça reste une réussite. Deadpool est drôle, Deadpool n’a honte de rien, Deadpool est un con, Deadpool est grossier, Deadpool est méchant, Deadpool est violent, Deadpool est cinglé, Deadpool est un obsédé, Deadpool a une capacité d’attention limitée, Deadpool est agressif, Deadpool parle trop, Deaddpool ne respecte rien, Deadpool se fout du 4ème mur

Bref, Deadpool c’est du bon, mangez-en!

[critique] Monstres academy

Monstres Academy

Il faut croire que je suis dans une série sur les suites dispensables car après Very Bad Trip 3, je me suis attaqué à Monstres Academy, la suite de Monstres & Cie mais qui se passe avant. Et franchement, si j’étais sceptique au départ, les quelques bandes annonces que j’avais pu voir m’avait convaincu de donner sa chance au film… Pourtant, j’aurais peut être dû me fier à ma première impression…

Sans être incroyablement mauvais, Monstres Academy est particulièrement peu inspiré, tant au niveau de l’histoire (particulièrement insipide) qu’au niveau des gags distillés tout au long du film. Ça fait quand même plaisir de revoir Bob Razowski et Jacques Sullivent, mais en ce moment, force est de constater que l’inspiration fait un peu défaut à Pixar

Pourtant, des suites décevantes à d’excellents films, on en avait déjà vu (et pas qu’un peu) et il faut reconnaître que le fait de faire une préquel n’aide pas souvent. Mais ce qui est le plus rageant, c’est que le potentiel dévoilé dans les bandes annonces était tout simplement une arnaque. Je pense notamment à la fameuse séquence de la boule à facettes qui n’est tout simplement pas dans le film!!!

Au delà du fait que ce doit être la séquence la plus marrante du film (et qu’elle n’est donc pas dans le film), cela donnait surtout de fausses indications sur le scénario puisqu’en fait de suivre la scolarité de Bob et Jacques, on se contente très rapidement de les suivre dans une série d’épreuves des jeux de la peur, tous les deux au sein de la même équipe histoire de servir la morale (et donc le dénouement) visible à des kilomètres

Ce film est donc pour moi une vraie déception, mais pas seulement pour ce que j’en attendais. Tout n’est pas à jeter bien sûr mais c’est globalement moyen et sans vrai intérêt. En fait, on s’en fout un peu de ce qui arrive aux personnages. Et comme on est loin de l’avalanche de gags, tout ça tombe un peu à plat

Sans être insupportable à regarder, on se passera très facilement d’un nouveau visionnage, même d’ici quelques années.

Et si finalement c’était ça la vraie consécration pour Pixar? Faire des suites de merdes? Après tout Disney est coutumier du fait pour ses plus grands chefs d’œuvres. Peut être qu’avoir une suite au mieux moyenne est indispensable pour accéder au statut de grand classique 😛

[critique] Very Bad Trip 3

Very Bad Trip 3

J’avais très peur en m’attaquant à ce film tant le deuxième épisode avait été moyen voire mauvais. De la redite, du plus, du trop et plus encore.

Pas de quoi être très enthousiaste pour se lancer dans un troisième opus. Mais après tout, la plupart des personnages sont sympathiques et ce film était censé clore leurs aventures, alors pourquoi pas?

Au final, on échappe au pire, et assez largement en fait. La bonne idée a été de ne pas construire le film de la même façon que les deux premiers épisodes, évitant ainsi de tomber dans la reredite, l’effet de surprise en moins (et même moins moins pour celui là!).

Le film n’est quand même pas exceptionnel pour autant, il est un peu décousu et les scènes manquent vraiment de liant et certains personnages deviennent ridicules et même un peu pénibles. Cela étant, il reste quelques bonnes scènes et quelques bons moments de rigolades.

Finalement, revoir les potes de Vegas une dernière fois était sympa même s’il ne fera pas date comme l’avait fait le premier. Clairement, je n’achèterai pas le film en blu ray, mais il se peut qu’il ait le droit à un second visionnage un soir de passage télé où je n’aurais rien d’autre à faire.

[critique] Batman : Silence

En ces temps de soldes inutiles, un petit rattrapage de publication sur un comic book acheté il y a quelques semaines : Batman : Silence

Batman - Silence

Il s’agit de la nouvelle édition disponible chez Urban Comics (autour de 35 € dans toutes les bonnes librairies) puisque de toute façon, la précédente édition qui était sortie chez Panini Comics est complètement introuvable.

Au programme, 372 pages remplies de chauve-souris, d’enquêtes, de castagnes et de « guest stars« . Car Jeph Loeb (scénario) et Jim Lee (dessin) s’en sont donnés à cœur joie avec cette histoire et c’est véritablement une ribambelle d’amis et d’ennemis qui défilent au fur et à mesure des pages. Mais toujours en évitant le simple caméo.

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