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[Review] Super Mario Odyssey

Comme prévu, j’ai reçu mon Super Mario Odyssey pour Halloween et comme prévu, il est très bon. Et comme prévu, j’ai mis deux plombes à en parler ici! Tellement de plombes qu’on parle quand même d’Halloween 2017! Mais bon, si vous êtes confinés chez vous et si vous avez du temps libre à ne plus savoir quoi en faire, ça vous occupera 5 minutes. Après si vous avez un boulot indispensable ou si vous cumulez un ou deux emplois de prof à domicile en plus de votre boulot normal, c’est une autre histoire 😛

De mon côté, j’ai beaucoup moins de temps (c’était donc possible!), mais comme je peux esquiver le proxy, et que cet article n’attendait qu’un petit coup de mise en page, le voilà!

Bref, #restezchezvous, tout ça et bonne lecture.

Un peu plus d’une dizaine d’heures suffisent à en faire le tour ce qui fait qu’on le finit assez facilement avant d’avoir le droit de savoir combien de temps on a passé dessus. Car souvenez-vous, Nintendo attend 10 jours pour afficher un jeu dans les statistiques. Riche idée de la part de Nintendo sur ce coup là! Ça plus le fait que le temps de jeu soit donné par tranche de 5 heures, ça fait que c’est assez difficile de garder mesurer vraiment le temps exact passé sur un jeu!

Mais bon, c’est Mario. Alors forcément, c’est chouette et on s’amuse bien. Mais est-ce qu’il est génialissime comme peuvent le laisser croire les tests dithyrambiques qu’on a pu voir partout depuis la sortie du jeu?

Non, clairement pas.

Est-ce qu’il a des défauts? Oui, quelques uns, à commencer par le fait que sur les deux choses qu’on nous vendait depuis le début, on n’en a au final qu’une seule.

Cette chose, celle qu’on a, c’est la transformation via casquette vivante; qui est bien là. L’autre chose, celle qu’on n’a pas, enfin pas vraiment, c’est le fait de se servir de la dite casquette comme plateforme temporaire. Pas vraiment car si la possibilité existe, elle est difficile à mettre en œuvre, et surtout, le level design n’en tire pas du tout parti. La faute en incombe certainement à l’aspect en monde ouvert voulu pour ce jeu; un level design contraint (quand il est bien fait) est finalement toujours plus inspiré qu’un bac à sable, aussi géant soit-il.

À l’opposé, la champimorphose (puisque c’est le nom de la technique de transformation (ou plutôt de possession) à base de caquette) est très présente elle, surement trop d’ailleurs puisqu’elle fait passer à la trappe tous les autres pouvoirs de Mario. Le jeu est construit autour de ça et uniquement de ça.

Bon, c’est vrai que dans Super Mario Sunshine on ne lançait pas de boules de feu ou on ne se transformait pas en raton laveur; et même si j’ai sauté Super Mario Galaxy 1 & 2, j’imagine que c’était la même limonade. Mais quand même, ici c’est à un point tel que ça en vient presque à éclipser les capacités de bases de Mario. Bon, j’exagère, on saute un peu quand même, mais je trouve dommage que Mario soit à ce point éclipsé par Cappy (c’est le nom de la casquette). Finalement on joue plus à Super Cappy Odyssey qu’à Super Mario Odyssey

De même la structure du jeu, à base de récoltes de lunes disséminées dans des niveaux ouverts donnent une impression bizarre. En fait, on a presque l’impression d’être devant un jeu qu’on a déjà fini et de parcourir les niveaux à la recherche des fameux drapeaux (enfin, les « putain de drapeaux » comme on les appelle en vrai) qui sont tant à la mode depuis une dizaine d’années – au moins – pour le finir à 100%.

J’avoue que pour ce qui me concerne, la chasse aux drapeaux, c’est la phase qui m’emmerde et qui fait que j’arrête de jouer à un jeu. Alors même si on ne tombe pas non plus dans cet extrême là, j’ai trouvé dommage ce choix de la part de Nintendo. De ce côté, je trouve que Super Mario Sunshine (encore lui) avait trouvé un meilleur équilibre entre exploration libre et niveaux structurés. Sans parler des niveaux « old school » qui étaient jouissifs dans Sunshine (bien que faussement old school) alors qu’ils ne sont que sympathiques dans Odyssey (malgré un design assez fidèle), la faute notamment à une physique étrange lors des sauts.

Tout n’est pas à jeter, loin de là. Le design de l’ensemble est souvent très bon, les décors sont variés, la technique est très bonne (sans être renversante) et Mario et son chapeau répondent au doigt et à l’œil… et aux mouvements… Car c’est l’autre chose que je reprocherais à ce Super Mario Odyssey : malgré le nombre de boutons sur la manette, Nintendo n’a pas jugé bon d’adapter toutes les commandes dessus. Ainsi, même quand on joue en mode « manette », certains mouvements nécessitent de secouer sa manette en faisant des cercles ou autres joyeuses trouvailles. On aurait pu appuyer sur un bouton et faire le mouvement au stick analogique, mais non, Nintendo a décidé que le motion gaming, c’est trop cool pour s’en passer complètement. Et moi je ne suis pas fan du tout du motion gaming.

Autre regret, l’inutilité totale des costumes, à part pour choper une lune dans chaque niveau si on a l’ensemble complet qui va bien. Donc pour avoir une lune de plus par niveau. Donc à rien. Enfin, ça c’est juste histoire de râler un peu car vu le nombre de costume qui existe, j’imagine bien que ça n’était pas pensable de leur donner des capacités propres, à moins de faire de Mario un RPG, et je ne pense pas que ce soit souhaitable. Quoiqu’il en soit, l’intérêt des costumes n’est pas énorme, à part pour faire des vidéos promotionnelles pour le jeu. Parce qu’une fois le jeu dans sa console, on a vite fait de choisir son costume préféré et d’acheter tous les autres sans jamais les mettre. Bon, après, il faut quand même avouer que les costumes supplémentaires ont toujours un peu servi à ça dans les jeux… 😛

Avec tout ça, Super Mario Odyssey est-il un mauvais jeu? Grands dieux, non! Ce n’est même pas un jeu moyen. C’est un bon jeu, mais franchement entre lui et un Super Mario World, mon verdict est sans appel. Selon moi, ces deux jeux ne jouent pas du tout dans la même catégorie.

Faut-il l’acheter si on a une Switch? Certainement, après tout, il faut bien lui donner à manger à cette petite.

Faut-il acheter une Switch pour jouer à Super Mario Odyssey? Probablement pas, sauf si ça fait plus de 10 ans que vous n’avez pas eu de console Nintendo et que ça vous manque (encore qu’on pourrait discuter sur la pertinence de cet achat par rapport à une Wii U d’occasion)

[Review] Test – Tesla Vs Lovecraft : un bon ptit shoot pour occuper la Switch

Longtemps. Ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas écrit quelque chose ici. Trop longtemps.

Il faut dire que le début de l’année a été très chargée et qu’en plus de ça il a fallu que je m’occupe de rapatrier le plus d’images possibles directement sur le site. Pourquoi ? Et bien parce que Flickr a eu la bonne idée de limiter à 1000 images les comptes gratuits… et croyez-moi, c’était bien pénible ! Et ce n’est pas fini d’ailleurs !

Bref, trêve de digression, et revenons au sujet. Je prends donc un peu de temps pour vous dire tout le bien que j’ai pensé d’un petit jeu dont je n’avais pas entendu parler : Tesla Vs Lovercraft.

Développé par le studio indépendant 10tons, ce petit bijou est sorti sur Windows, macOS, Linux, PlayStation 4, Xbox One, iOS et, la version qui nous intéresse ici, sur Nintendo Switch. Initialement disponible sur PC en janvier de l’année dernière, la version console n’a pas trop trainé car mi-mars, tout le monde était servi.

Tesla Vs Lovecraft nous met aux commandes de Nikola Tesla (oui, oui, le scientifique) qui devra se frayer un chemin parmi toutes sortes de créatures inspirées de la littérature lovecraftienne. Car oui, ici, l’antagoniste (enfin, si l’on peut dire) est campé par nul autre que Howard Phillips Lovecraft (l’écrivain), le papa de tout plein de trucs que le monde entier connait, même sans le savoir.

Le pitch est assez simple – en gros les découvertes scientifiques de Tesla vont réveiller les monstres anciens made in Lovecraft – les personnages sont caricaturaux, et si l’histoire est amusante, elle sait surtout rester à sa place. Quelques écrans vaguement animés, des voix avec des accents qui vont bien, quelques effets de lumière et hop, place au jeu ! Après tout, tout cela n’est qu’un prétexte à tirer sur tout ce qui bouge. Un prétexte original, bien trouvé, amusant, mais un prétexte quand même !

Forcément, le jeu ne propose pas le visuel d’un triple A mais la direction artistique est inspirée et l’ensemble passe vraiment très bien pour le style de jeu. Forcément, sur la télé, ça a un aspect un peu soviétique, mais si c’est assez vide, ce n’est pas moche pour autant. En mode portable par contre, ça passe beaucoup mieux.

Pour décrire le gameplay, je pourrais me contenter de dire que Tesla vs Lovecraft est un twin stick shooter, mais ce serait un peu facile (et trop court !).

On parcourt donc des niveaux à la taille assez modestes et qui s’apparentent plus à des arènes qu’à des niveaux à proprement parler. Et on tire sur les vagues d’ennemis pour ne pas se laisser submerger. Régulièrement, de nouvelles armes et des bonus apparaissent sur le terrain qui vous permettront de botter des culs plus efficacement, après, libre à vous de prendre le risque d’aller les chercher ou non 😉

Le tout est bien sûr mâtiné de pouvoirs secondaires (qu’on recharge ou change en ramassant un bonus sur la map), de téléportation (qui se recharge au fur et à mesure du temps) et d’ultimate sous la forme d’un mécha géant (qu’on peut déclencher après en avoir collecté les différents morceaux sur le champ de bataille). Il y a donc de quoi faire pour exploser les nuées d’ennemis qui assaillent ce pauvre Nikola.

La prise en main est assez simple : le stick gauche sert à déplacer son personnage et le stick droit permet d’orienter les tirs. On tire avec ZR, on utilise L pour se téléporter et ZL pour l’arme secondaire. Voilà pour l’essentiel des commandes et si ça fonctionne bien, il faut bien reconnaître que les premières parties mettent les mains à rude épreuve… Et puis, on devient meilleur, ou on s’habitue, et tout va bien…

L’originalité du titre, c’est de faire commencer chaque stage avec un personnage au niveau 1.

Au fur et à mesure qu’on empile les cadavres, on montera en niveau, et à chaque niveau, on pourra choisir entre deux améliorations proposées au hasard. Plus de vie, régénération, aura empoisonnée, armes secondaires plus puissantes, tir plus puissant, plus rapide… Et même quelques améliorations épiques particulièrement violentes.

Si ces améliorations sont perdues à la fin de chaque niveau, ce qui reste par contre, ce sont les cristaux amassés. Soit en les ramassant sur le champ de bataille, soit en réussissant des challenges (le principal étant de cumuler des morts pour chaque type d’ennemis). Ces cristaux permettent d’acheter des améliorations qui vous permettront de devenir plus fort ou de survivre plus longtemps, et ce de façon permanente. Ce qui devrait vous permettre d’aller vous frotter à des niveaux plus difficiles. Cet aspect du jeu est particulièrement incontournable quand on attaque le 3ème run du jeu.

Le jeu se décompose en effet en une grosse trentaine de niveaux qu’on parcourt dans l’ordre sur une carte. Et si on ne peut jouer un niveau qu’une fois le précédent terminé, on a la possibilité de rejouer un niveau déjà nettoyé si l’envie nous en prend. Une fois tous les niveaux terminés (et donc l’histoire terminée), on débloque un nouveau plan d’existence, le plan de l’Aether dans lequel on doit re-parcourir chaque niveau selon le même principe, sauf que cette fois les monstres sont plus nombreux, plus agressifs et plus variés. Une fois arrivé au bout du plan de l’Aether, on débloque l’accès au plan d’Eldritch et on recommence. Et cette fois, la difficulté passe un très gros cran au-dessus ! Une fois au bout de ce 3ème run, on aura la vraie fin du jeu (qui ne diffère pas énormément de celles qu’on avait déjà eu jusque-là :P) et on n’aura plus qu’à chasser les cristaux histoire de monter toutes les capacités au maximum (pour la gloire !)

Pour revenir aux niveaux, la variété est au rendez-vous et ils diffèrent suffisamment pour qu’on ait l’impression de voyager un peu. Cimetière, montagne, caverne, ville

Pour ce qui concerne les monstres, s’ils ne sont pas extrêmement nombreux, ils sont variés et chacun a son style en termes de combat. Ils sont aussi tous très réussis visuellement et c’est toujours un plaisir de les exterminer. C’est la même chose pour la poignée de boss qu’on croise. Gros, vicieux, retors et joliment monstrueux. Quelques variantes apparaissent de temps à autres (explosif, électrique, empoisonné) histoire d’apporter un peu plus de piment. On peut d’ailleurs les retrouver tous dans un menu nommé Monsterpedia où, en plus d’une petite bio, on pourra suivre le bonus associé à chaque monstre. Car, petite subtilité, plus on tue un type de monstre, et plus on est efficace contre ce type de monstre. Cela fonctionne par palier et donne des bonus de puissance particulièrement excessif au fur et à mesure qu’on progresse dans l’aventure.

Pour compléter le tableau, il faut dire un mot sur la bande son qui accompagne le jeu et qui est parfaitement en accord avec ce qu’on fait et ce qu’on voit. C’est bon. C’est même très bon. Les musiques très inspirées collent très bien à l’univers et les bruitages très appropriés.

La durée de vie du jeu est assez raisonnable (entre 15 et 20 heures pour finir les 3 plans) et franchement on ne les voit pas passer. Ceux qui veulent du rab peuvent partir à la chasse aux cristaux histoire de tout compléter, ou alors se tourner vers le mode survival et tenter de truster la première place du classement mondial.

C’est le moment de conclure et que dire sinon que ce jeu est un petit bijou ? Je sais que ça reprend exactement ce que j’ai dit un intro mais qu’est-ce que j’y peux ? Ce jeu est une bombe et sur Nintendo Switch, il se transcende. Comme l’excellent Dead Cells (dont je n’ai pas assez parlé ici et qui devrait bientôt bénéficier d’une grosse mise à jour GRATUITE (!!!) ajoutant plein de contenu), ce jeu est tellement adapté à la Switch que c’en est indécent ! Sortir sa console du dock pour faire un ou deux niveaux sur un coin de table est tellement naturel qu’on se demande comment on faisait avant ! Comme pour le jeu de Motion Twin, ici, on joue tout de suite, pas besoin de se balader 20 minutes dans le jeu pour vraiment y faire quelque chose. Le plus dur finalement c’est de reposer la console car finalement, on a vite fait de se faire happer par le jeu… comme pour Dead Cells d’ailleurs. Du pur bonheur, du début à la fin et même plus encore !

En deux mots, je vous le conseille.

[Review] Super Mario (déjà) Party

Le (très bon) jeu de mot dans le titre est clair : j’ai déjà revendu le Mario Party de la Switch ; Super Mario Party.

Super Mario Party Bye Bye

Il a eu sa chance. Plusieurs fois. Et il a bien fallu se rendre à l’évidence : il n’est pas très bon. Entendons bien, il n’est pas mauvais. Mais il a un certain nombre de défauts. Et surtout il ne fait pas le poids à côté de celui que j’ai déjà, le pourtant antique Mario Party 4 sur Game Cube. Ce Mario Party affiche pourtant près de 20 ans au compteur…

Quand on fait les comptes, Super Mario Party a pour lui d’être sensiblement plus beau que son frère ainé (et en 16/9 en plus) et d’avoir des manettes sans fil. C’est tout. C’est peu. Et pour moi, ce n’est clairement pas assez.

À côté de ces « nombreuses qualités », on trouve un tas de défauts, à commencer par un hub navigable en lieu et place d’un bon vieux menu. J’ai toujours trouvé ça pénible et ce jeu ne fait pas exception. Dès qu’on a fait un tour dans chacun des modes de jeux, on obtient des raccourcis pour ne pas avoir à se balader d’un endroit à l’autre pour lancer une partie mais ça reste une idée à la con. Et la sélection des joueurs et des configurations n’y échappent pas…

Un autre point assez gênant, c’est le rythme du jeu qui est vraiment très lent. Le jeu prend vraiment son temps pour chaque action. Lancer les dés. Faire avancer les personnages. Choisir un objet… Tout est long. Et je ne parle pas du lancement de la partie ! Franchement, j’imagine bien qu’il doit y avoir une idée (peut-être même une bonne !) derrière tout ça, mais à l’usage, c’est vraiment pénible. Et si l’idée c’était de rendre le jeu plus accessible aux petits, c’est complètement raté parce que faire attendre 5 minutes à un gamin pendant que les autres joueurs (ou pire, le CPU !) joue, ça n’aide pas à garder leur attention !

Mario Party a toujours eu une sorte d’inertie ou de nonchalance, mais là, ça pousse le bouchon un peu loin quand même… Et c’est d’autant plus dommage sur la Switch qui se prête tellement au jeu sur le pouce… Comme en plus il est impossible de descendre en dessous de 20 tours de jeu ! Autant dire que pour une petite partie vite fait, on devra faire une croix sur le mode classique et se contenter de piocher directement dans l’armoire des mini-jeux…

Mais le point qui fâche le plus, ce sont les mini-jeux. Enfin, surtout les mini-jeux qui où les contrôles sont basés sur la détection de mouvements. On va faire simple : globalement, je les ai tous trouvés horribles. Et, à chaque fois, j’ai eu ce sentiment que je me battais contre les contrôles (au lieu de me battre contre mes adversaires). Il faut dire que la précision est toute relative et que toutes les idées ne sont pas exceptionnelles… Pour les autres mini-jeux, la plupart sont bons, voire très bons, même si on peut regretter la facilité de certains et la faible durée de jeu effectif pour d’autres (parfois pour les mêmes d’ailleurs).

Là où ça fait encore plus mal, c’est quand on compare avec certains des mini-jeux qu’embarquait Mario Party 4. Plus rythmés, plus vifs, plus fous, plus compétitifs… On a vraiment perdu quelque chose en route… Et force est de constater que les jeux les plus hystériques (et souvent les plus fun) ont tous disparu !

Tout ça mis ensemble ne plaide pas tellement en la faveur de Super Mario Party

Et je ne suis pas le seul à le penser. J’en veux pour preuve la session de jeu qu’on a fait sur Mario Party 4 après 3 sessions sur Super Mario Party. Cela ne mentait pas : Là où sur les 3 soirées précédentes, l’ambiance était au mieux sympathique (mais tout de même enveloppée d’une certaine torpeur), on s’amusait vraiment lors de la soirée Mario Party 4 !

À ce moment, la messe était dite. Et si on a tout de même redonné sa chance deux ou trois fois à Super Mario Party, il faut savoir regarder la réalité en face : Super Mario Party est un échec d’autant plus flagrant pour moi qu’il est posé à côté de Mario Party 4 sur l’étagère. Il ne présente que peu, voire pas d’intérêt, d’autant plus que pour y jouer à 3 ou 4, il faut acheter une nouvelle paire de joycons, soit débourser 80 € (addition qui parait d’autant plus salée que j’ai déjà à la maison 3 manettes Game Cube, donc au pire, j’aurais à en acheter 1 de plus…), joycons qui soit dit en passant ne sont pas très confortables (même si l’usage minimaliste qui est fait des boutons ne rend pas ça très problématique).

Super Mario Party ne sera donc resté qu’un peu plus de 3 semaines à la maison. À quelques jours de la sortie de Super Smash Bros Ultimate (qui lui aussi était excellent sur Game Cube), espérons que le jeu de combat made in Nintendo ne subisse pas le même sort!

[Review] Kirby All Star Allies

Kirby Star Allies est sorti depuis une petite semaine et les gens sont méchants avec lui. Trop méchants. Car même s’il n’est pas parfait, il ne mérite pas votre haine. Déjà parce que dans ce jeu, Kirby n’est qu’amour. Mais aussi parce que ce jeu est quand même bien sympa.

Kirby All Star Allies - Title

Kirby All Star AlliesLa grosse nouveauté de cet épisode de Kirby, c’est de pouvoir balancer un cœur à la figure d’un de ses ennemis pour s’en faire un allié. Et comme il peut cumuler 3 copains et qu’il peut toujours absorber le pouvoir d’un adversaire, on se retrouve à gambader dans Dreamland (et ailleurs) aux commandes d’une tribu de 4 furieux, aux pouvoirs plus ou moins complémentaires. Car certains pouvoirs se combinent pour donner parfois des résultats détonants! Ainsi, on verra par exemple un épéiste transformer son épée en épée dotée d’un pouvoir de glace,  de feu, d’électricité ou du vent (classique), mais on verra aussi un rocher se transformer en pierre de curling ou encore une toile d’araignée devenir un trampoline pour atteindre une plateforme trop haute. Bref, il y a du classique, du loufoque et de l’inattendu à ce niveau là!

Kirby All Star AlliesL’autre grosse nouveauté de ce Kirby Star Allies, c’est la possibilité de jouer jusqu’à 4, chaque joueur contrôlant un des nouveaux amis de Kirby. On peut entrer ou sortir à n’importe quel moment du jeu, et si le joueur 1 (qui joue Kirby) a un peu plus de possibilités que les autres, chacun peut changer de pouvoir quand il le souhaite, au gré des rencontres avec les ennemis. Si on y joue seul, c’est une I.A. efficace qui se chargera de contrôler les comparses de la boule rose, le joueur pouvant tout de même forcer quelques comportements puisque l’I.A. imite souvent ce que fait Kirby. À noter qu’il est aussi possible de grimper sur le dos des ses alliés, donnant alors la possibilité de diriger sa « monture » et donc d’utiliser ses pouvoirs comme bon nous semble.

À cela il faut aussi ajouter des moments où le gameplay change radicalement : parcours multiples, déplacement à dos d’étoile façon shoot them up (bon, on est loin d’un danmaku!), roulé boulé ou train de l’amitié pour fuser au travers des niveaux. Ou alors simplement sous la forme d’un pont pour guider un lemming d’un point à un autre pour qu’il déverrouille une porte.

Kirby All Star Allies - Friend Train

Au final, bien qu’ayant une palette des possibilités impressionnante, la boule de guimauve et ses petits copains se dirigent au doigt et à l’œil avec beaucoup de plaisir. D’autant plus que visuellement, c’est beau, c’est chatoyant, c’est coloré, c’est fin… Déambuler dans les décors qui agrémentent les niveaux de ce jeu est un vrai bonheur, le tout agrémenté d’une bande son rafraichissante, tantôt originale, tantôt reprenant les thèmes classiques de l’univers. Une réalisation parfaitement maîtrisée donc. Mais alors pourquoi tant de haine?

Là où ce Kirby peut étonner, voire décevoir, c’est au niveau de sa difficulté, car, il faut le dire, Kirby Star Allies est très facile.

Vraiment très facile.

Kirby All Star AlliesPour situer, j’ai fini le jeu sans mourir une seule fois et avec quasiment 150 vies au compteur. Autant dire que niveau stress et angoisse de la mort, on est assez loin d’un Dark Souls et compagnie

Clairement, on se sent invincible et, à part à tomber dans un trou – ce qui est difficile puisque Kirby peut voler à l’infini- il faut vraiment le faire exprès pour tomber en game over

Pourtant, à bien y réfléchir, cela ne devrait pas être une grosse surprise; les jeux Kirby n’ayant jamais été d’une très grande difficulté. Après c’est sûr que si, pour une raison inconnue, on attendait du challenge de très haut niveau, il y a de quoi déchanter.

De mon côté, ce n’est pas le point que je reprocherais le plus à ce jeu. Non, ses deux plus gros défauts sont selon moi, la lenteur et le fouillis qui se dégagent du jeu par moment.

Kirby All Star AlliesLa lenteur, c’est celle du déplacement de Kirby (et donc des autres personnages) qui mériterait bien de passer en 60Hz ( 😀 ). Blague à part, on rêverait d’un bouton pour courir histoire que le chamallow sur pattes se presse un peu. Je sais bien que c’est dans la nature de Kirby de flâner plus que de sprinter, mais quand même, un petit coup de boost ne lui aurait pas fait de mal dans ce jeu.

Sans être rédhibitoire non plus, cette lenteur n’est pas présente partout. Par exemple elle disparaît totalement lors des phases où les 4 amis se transforment en cercle, en train ou s’envolent à dos d’étoile. En revanche, elle se fera fortement sentir dans quelques portions de niveaux trop sages.

Pour ce qui concerne le côté fouillis, il ressort surtout (essentiellement) lors des combats contre les boss, où 4 bonshommes balancent tout ce qu’ils ont à la gueule d’un boss qui, lui, saute dans tous les sens. Franchement, il arrive de passer quelques secondes à chercher où a bien pu passer Kirby au milieu de tout ce bazar d’éclairs et de feu! C’est dommage car historiquement, c’est le moment du jeu qui était un peu plus technique dans un Kirby. Identifier et percer le pattern (assez basique) du boss pour pouvoir lui porter un coup au bon moment, voilà ce qui faisait le sel des affrontements bossesques… Ici, la plupart du temps, il sera plus efficace de bourriner comme un âne sur les boutons!

Kirby All Star Allies

Dans les niveaux eux-mêmes, c’est nettement moins le bordel, même si à 4 joueurs, on imagine sans peine que sans un minimum de concertation ou de coordination, ça peut être vite un sacré bazar à l’écran!

Le jeu souffre surement un peu de la volonté d’en faire un titre multijoueurs. À vouloir donner les mêmes possibilités à chacun des joueurs, on gomme les spécialisations et la stratégie en prend un coup. C’est d’ailleurs sans doute pour ça que les pouvoirs n’ont pas d’effet particulier sur les ennemis. On aurait pu imaginer (par exemple) que les ennemis lanceurs de glace ne sont sensibles qu’aux flammes, mais en fait, ils se font botter les fesses par n’importe lequel de vos pouvoirs. Du coup, les vraies possibilités des pouvoirs ne sont exploités que pour débloquer des passages permettant de récupérer des pièces de puzzle ou ouvrir l’accès à des niveaux optionnels. Ce qui serait suffisant s’il y en avait à foison, un peu comme ce qu’on avait pu voir dans Super Mario World avec toutes ses sorties cachées. Malheureusement ce n’est pas le cas. C’est finalement ça le plus gros défaut de ce Kirby Star Allies : il n’est pas assez généreux. Il est simple. Il est bon. Mais il n’y en a pas assez.

Kirby All Star Allies

Une fois arrivé au bout du jeu (et le monde sauvé), on pourra se pencher sur la recherche des pièces de puzzle qu’on a manquées (je crois qu’il m’en manquait 2 spéciales à la fin de mon 1er run) ou sur la découverte des niveaux optionnels (tous trouvés sur le 1er run pour ma part). Une fois tout ça bouclé, on se tournera vers les autres modes de jeu, au nombre de 4.

Le premier, « Héros de la frappe sidérale« , consiste simplement à taper avec une batte de baseball dans une météorite pour l’empêcher de détruire Dreamland. Un bête concours de distance quoi. Le deuxième mode se nomme « L’as de la hache« , et nous demande de couper le plus de bois possible en évitant les chenilles et les autres bestioles. Deux modes qui trouveraient sans peine leur place comme mini-jeu dans un mario party ou comme bonus dans un Super Smash Bros (pour débloquer des bonus) mais qui en tant que tels n’ont pas beaucoup d’intérêt.

Les deux autres modes ne sont accessibles qu’une fois la « campagne » bouclée. « Star Allies Go ! » qui est plus ou moins un speed run des niveaux et « L’ultime dilemme » qui est plus ou moins un boss mode.

Et c’est tout.

Kirby All Star AlliesDu coup, les gens sont fâchés, car 60 balles pour un jeu qui ne présente aucun vrai challenge et qui se plie en une demie douzaine d’heures, c’est trop. Et sur le fond, ce n’est pas faux. Sauf que déjà, ça n’en fait pas un mauvais jeu. C’est même clairement un bon jeu, voire un très bon jeu.

De plus, dire que Kirby Star Allies est un jeu moyen car il se plie en 2 – 2, cela revient à réduire à une vision du jeu vidéo bien spécifique. Mais en vérité, ce Kirby offre plus. Bien plus. Le deuxième effet kiss cool de ce Kirby Star Allies, c’est le fait qu’il peut aussi se jouer à plusieurs, entre amis bien sûr mais aussi (et j’ai envie de dire surtout) en famille, avec des petits ou des moins petits. Et le jeu reste bon tout en étant accessible.

Il ne viendrait à l’idée de personne de dire que Call of Duty est un mauvais jeu car son mode solo se boucle en quelques heures. Et bien là, c’est un peu la même chose. Kirby offre plus que son mode solo et même si je n’irai pas jusqu’à dire qu’il offrira autant d’heures de jeu qu’un Call Of en multijoueurs, cette façon de jouer change beaucoup de chose.

La coopération fonctionne bien et faire ouvrir son parapluie pour protéger la mèche de l’explosif (ou carrément geler la cascade) pour pouvoir mettre le feu au poudre, c’est une expérience exceptionnelle selon avec qui on la partage. Et qui plus est très différente de l’expérience qu’on aura eu en torchant le jeu en solo. Pas dans ce qu’on fera dans le jeu, mais dans ce qu’on vivra en le faisant. De plus la possibilité d’entrer ou de sortir du jeu à tout moment, permet de s’adapter à un grand nombre de types de joueurs et de niveaux.

Alors oui, peut être que Kirby Star Allies s’apprécie plus en y jouant avec ses enfants qu’en y jouant tout seul quand ils sont couchés; peut être que le jeu cible un usage un peu différent de celui dont on a l’habitude. Oui, le jeu aurait pu être un bien meilleur jeu solo en ajoutant 2 – 3 petits trucs par ci par là. Et je  suis sûr qu’ils en sont conscients, tant chez HAL que chez Nintendo. Mais selon moi, ils ont fait le choix d’en faire un jeu moins solitaire, plus familial. Ça n’est pas une mauvaise chose mais ça peut surprendre, assurément. On aurait pu le leur reprocher si le jeu en solo avait été mauvais, mais vous aurez compris que c’est très loin d’être le cas!

Kirby All Star Allies

[Review] God of War – Toujours aussi bon

God of War n’est clairement pas un jeu récent. D’ailleurs même la version PS3 inclue dans God of War Collection n’est pas récente! Pensez donc, même cette dernière version est sortie il y a 7 ans!

Quoiqu’il en soit, un bon jeu reste un bon jeu, non? Et puis God of War était magnifique sur PS2 en 2005 (et il m’avait fait forte impression à l’époque), il ne peut donc pas avoir si mal vieilli que ça, non?

Et bien voyons ça…

God of War Collection - Cover

S’il ne brille plus de mille feux comme ce fut le cas lors de sa sortie en 2005 sur PS2, God of War fait bien plus que tenir la route aujourd’hui en 2017. Oui, on ne croit pas un seul instant être en face d’un jeu AAA récent, mais ce n’est pas vraiment important finalement. Malgré des modèles 3D un peu datés, la direction artistique et le coup de polish passé à Kratos pour cette version HD fait des merveilles. À aucun moment le grand âge de ce jeu n’est un handicap pour lui et on prend un vrai plaisir à y passer la dizaine ou douzaine d’heures nécessaires pour en voir le bout.

God of War - Amélioration 1

Comparaison entre God of War (PS2 -2005), God of War (God of War Collection sur PS3 – 2010) et God of War (God of War Collection sur PS Vita – 2014)

Et le plaisir est bien présent car de son côté, le gameplay n’a pas pris une ride. Ce bon vieux Kratos répond aux doigts et à l’œil, les coups sortent tout seul et les ennemis n’ont qu’à bien se tenir! Les vieux réflexes reviennent vite et on retrouve avec joie le bonheur des QTE apparaissant au dessus de la scène de combat, combinant à merveille le stress intense du combat et le fait de profiter presque béatement de la séquence. Il est vrai que certains coups sont un peu curieux, habitués que nous sommes à ceux qui les avaient remplacés depuis (je pense notamment au coup tournoyant « basique » qui est ici accompagné d’un petit saut en diagonal). Il est vrai aussi que la panoplie d’armes à la disposition de Kratos est beaucoup plus limitée qu’elle ne le sera dans d’autres épisodes. Mais l’essentiel est bien là et on pourra à loisir faire tournoyer ses lames pour les abreuver du sang des ses nombreux (et différents) ennemis.

God of War - pandora temple

Comme dans mes souvenirs, l’ambiance est extraordinaire, visuellement et musicalement. La mise en scène n’est pas en reste et finit de donner vie à cette aventure hors du commun. De plus les acteurs s’en donnent à cœur joie et même si Kratos est parfois un peu over the top, cela colle assez bien à l’ensemble finalement.

L’histoire est d’ailleurs bien pensée et bien écrite et le tout se joue et se suit d’une seule traite, sans aucun temps de chargement. Seules quelques cinématiques viennent nous tirer de notre bonheur vidéoludique, en l’occurrence les quelques unes faites en moteur de jeu et qui n’ont pas été HD-ifiées… Là, le jeu accuse un peu son âge et dans une séquence où on n’a rien d’autre à faire qu’à regarder, ça ne pardonne pas.

Mais à part ce petit (minuscule) accroc, le jeu coule tout seul. D’ailleurs, c’est bien simple, le jeu coule tellement tout seul que si on n’était pas raisonnable, on serait capable de le finir d’un seul coup! (mais bon, on est raisonnable et puis il faut aller bosser le lendemain matin alors on le coupe en 2 ou 3 fois 😀 )

God of War - gameplay (PS2)

God of War – gameplay (PS2)

Cela ne veut pas dire pour autant que le jeu se résume à une balade, certains passages demandant de se creuser un peu les méninges et un peu de doigté pour survivre aux hordes de créatures qui veulent votre mort. Pourtant je dois admettre que la première moitié du jeu est étonnamment facile, surtout en ce qui concerne les combats. Dans mon souvenir, les affrontements étaient plus difficiles que ça… Peut être que je suis devenu très fort. Peut être que j’étais très mauvais à l’époque. Ou peut être que mes souvenirs ne sont pas fiables. Quoiqu’il en soit dans la première moitié du jeu, on meurt rarement, très rarement pendant un combat. C’est d’ailleurs là où on découvre le sens de l’humour du jeu… Imaginez :

Je meurs 5 fois de suite en tombant dans un trou (parce que je rate mon saut, que je ne sais pas où aller…) et là dessus, le jeu, plein de pitié, me propose :

« voulez-vous passer en mode Facile? Ce changement n’affectera que la difficulté des combats« 

Si ça ce n’est pas du troll de compétition!

God of War - Amélioration 2

Et puis, on arrive dans le désert, on marche dans une tempête de sable à la recherche (à l’oreille!) de sirènes à zigouiller (d’une façon violemment exquise soit dit en passant). Passage dont je me souvenais comme étant cauchemardesque. Typiquement le genre d’endroit où je m’imaginais tourner en rond pendant des heures sans trouver où aller. Et bien pas du tout! Tout ça a été réglé en 2 coups de cuillère à pot et Kratos a pu accéder au temple de Pandore. Et c’est là que les choses vraiment sérieuses ont commencé. Une aire de jeu beaucoup plus vaste que celles visitées jusqu’alors et dans laquelle on va, on vient encore et encore, délaissant certaines zones pendant des heures pour y revenir plus tard une fois une porte débloquée ou Kratos mieux équipé. Et c’est à ce moment là aussi que les ennemis deviennent plus agressifs, plus forts et mieux protégés. Certains combats étant même particulièrement frustrants par moment, mettant en question l’équilibrage général du jeu… C’est finalement le seul reproche que je ferais à ce God of War, le jeu aurait gagné à mieux doser la progression de sa difficulté. D’ailleurs le dernier boss suit un peu ce schéma enchaînant des phases assez basiques avec une séquence particulièrement intense! (oui, je pense à la séquence des mille Kratos!)

Heureusement cela ne suffit pas à gâcher le jeu (loin de là!) et la frustration laisse place à un sentiment bien plus agréable quand on a fait mordre la poussière à ces misérables!

God of War - Poseidon lightning

Le bilan de ce God of War sur PS3 est donc excellent, et si j’ai du mal avec le fait d’esquiver avec le stick droit (je trouve que le choix fait (contraint) pour les version PSP et PS Vita est bien plus agréable à l’usage), j’ai pris énormément de plaisir à jouer à ce jeu, même 12 ans après sa sortie.

Après ça, je n’ai pas grand chose à ajouter à part vous dire d’aller acheter ce jeu et de conclure en disant à quel point j’ai été épaté par la justesse des angles de caméra (fixes) tout au long du jeu. Quasiment jamais prises en défaut, sublimant les scènes et l’action, le travail à ce niveau est tout simplement titanesque (même si dans ce God of War, tout tourne autour des dieux :D) et vu que j’avais critiqué God of War III à ce sujet, cela me semblait juste d’en faire les louanges ici.

Pour ma part, je plonge (avec joie et impatience) dans la suite des aventures de Kratos avec God of War 2.

[review] Fist of the North Star : Ken’s Rage 2

Alors que la sortie de Berserk – Band of the Hawk se profile, il me semble que c’est le bon moment pour vous parler du jeu qui a failli être pour moi le meilleur jeu de 2016 : Hokuto No Ken – Fist of the North Star : Ken’s Rage 2. Et pourtant ce jeu est sorti au début de l’année 2013…

Fist of the North Star : Ken's Rage 2 - Cover

Ce deuxième épisode sorti sur PS3, XBox 360 et Wii U fait suite à un premier jeu plutôt médiocre à tous niveaux et sorti en 2010. Et pourtant, Koei a réussi à nous livrer une véritable pépite, gommant tous les (horribles) défauts du premier épisode. Et comme l’histoire est belle, ils ont même fait comme si le premier n’avait jamais existé (à part pour le titre) et du coup, on a le droit à toute l’histoire de Ken 🙂

Hokotu No Ken - Fist of the North Star : Ken's Rage 2 - Mobs

Ken! Survivant de l’enfer!

Pour ceux qui ne connaissent pas, Hokuto No Ken est à la base un manga écrit par Buronson et illustré par Tetsuo Hara dont la parution a débuté en 1983. Cela raconte une histoire se déroulant dans un futur proche où la civilisation s’est complètement écroulée, une bonne vieille guerre nucléaire étant passée par là. La loi du plus fort règne comme jamais et en gros on a d’un côté les villageois de base, et de l’autre des brutes sanguinaires à tendance punk post-apocalyptique. Un des deux groupes passent son temps à piller / agresser / tuer  /voler / violer /réduire en esclavage l’autre. Je vous laisse deviner qui fait quoi. Au milieu de tout ce bazar, Kenshiro, un expert en arts martiaux parcourt le monde et casse la gueule à tous les méchants qu’il rencontre.

Bien sûr c’est plus subtil que ça, le Kenshiro a un passé et il y a également à travers lui l’affrontement deux écoles séculaires d’arts martiaux ainsi que la lutte pour être LE véritable représentant de son art. Reste que Ken se bastonne méchamment et fait exploser la tête des gens de façon assez inoubliable.

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[Review] Uncharted Replay – Ma version de The Nathan Drake Collection

Ces derniers temps, je suis à la recherche d’un jeu palpitant qui me donne envie d’y retourner encore et encore. Et bien que j’ai récupéré le Mad Max d’Avalanche Studios je suis loin d’être comblé. Le jeu n’est pas mauvais, bien au contraire. Mais c’est encore un jeu « open world » (ou bac à sable comme on disait dans le temps) qui reprend les grandes lignes de ce qu’on voit partout. Explorations, missions, combats… Tout est déjà vu et revu dans les Batman notamment ou Shadow of the Mordor récemment. Au final, on a un peu l’impression de jouer toujours au même jeu. Les seuls éléments différenciant entre tous ces jeux se résument à la skin et l’histoire… Cela enlève quand même énormément d’intérêt à tout ça, surtout quand on considère qu’à la base le gameplay de ces jeux est quand même loin d’être exceptionnel

Bref, j’ai un jeu tout beau tout neuf tout récent et même s’il est sympathique, il ne m’amuse pas. Et je ne sais pas vous, mais moi à la base, ce qui me plaît dans les jeux vidéo, c’est avant tout et surtout la partie du jeu!

Du coup, conditionné par tout le battage médiatique autour de la remasterisation des trois premiers volets d’Uncharted sur PS4, j’ai eu l’idée (originale) de rejouer à ces mêmes jeux mais en version PS3. Après tout, je les avais vraiment appréciés à l’époque!

Et franchement, c’était une très bonne idée. D’ailleurs j’ai plié les 3 épisodes en moins de 2 semaines, dont 3 soirs ont été dédiés exclusivement à la trilogie retour vers le futur – avec l’épisode 2 le 21 octobre. Il faut ce qu’il faut 🙂

Du coup, je vais faire un petit retour rapide sur ces 3 jeux puisque c’est tout frais dans ma tête et que c’est finalement la première fois que je joue aux différents épisodes dans un laps de temps si court.

Commençons par le commencement et donc par le premier épisode. Globalement, je suis assez en phase avec ce que j’en avais pensé à l’époque : ce jeu est excellent.

Visuellement, ça a un peu vieilli sur certains aspects, surtout les ombres qui sont toutes dentelées et scintillantes, mais ça fait bien plus que tenir la route. Et puis ça fait quand même 8 ans qu’il est sorti ce jeu! D’ailleurs ce sont surtout les cutscenes qui sont touchées par ce vieillissement; il n’y a pas grand chose à dire sur le jeu en lui même. Quant au gameplay j’avais peur de la désillusion (de Drake 😀 ) car j’avais lu un peu partout que ce dernier avait été remis au niveau des 2 jeux suivants dans l’édition remasterisée.

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